INTRODUCTION

Ce nouveau chapitre rapporte les avancées majeures que l’on va progressivement découvrir à partir de Septembre 2016, et cela récapitule les données acquises à partir de cette rentrée de l’année Universitaire 2016-2017

NB : Cette fiche qui sera  mise à jour régulièrement permet d’avoir un accès plus directe aux découvertes les plus récentes, et cela de manière chronologique tandis que les données portée dans les chapitres précédents concernant la Dystrophie Facio-Scapulo-Humérale (FSH) sont maintenant à considérer comme un rapport historique sur le sujet

Avancée depuis Septembre 2016

DUX4 et ROS conduisent à une différenciation aberrante des myoblaste FSHDDans ce travail original plusieurs techniques sont utilisées, la mise en culture de myoblastes issus de biopsies provenant d’un muscle squelettique de patients atteints par la Dystrophie FSH, mais également la génération de H2O2 par miner un stress oxydatif  (ROS) et une expression du gène DUX4. Tout passe alors par des altérations au niveau de l’ADN d’un tel myoblaste et la différenciation aberrante des myoblastes se traduit par un type atrophique des myotubes obtenus comme l’illustre le schéma directement issu de l’article en référence.

La Dystrophie FSH  chez les enfants: est présentée sous la forme d’une étude compilant observations et  prospectives concernant  l’histoire naturelle, les prédictions et l’impact clinique de cette pathologie musculaire la FSHD  (iFocus FSHD). Dans une figure didactique sont d’abord portées plusieurs informations. Puis on trouve de plus divers résultats de mesures qui sont  structurés selon le format ICF-Y, = International Classification of Functioning, i.e., Disability and Health for Children and Youth, et rapporté sur un unique tableau.  L’ICF est dans le cadre de l’Organisation mondiale de la santé une mesure de la santé et du degré d’ handicap tant au niveau individuel qu’au niveau de la population qui est subdivisée en fonctions du niveau dans le  corps, des structures du corps, en tenant compte de  la participation aux  activités et aux facteurs environnementaux. Toutes les procédures décrites sont  évaluées au cours d’une première visite servant de référence puis  après 2 ans de suivi, sauf spécification contraire. Les résultats  des mesures sont énumérés dans ce tableau et sont extrapolés en raison du caractère exploratoire de l’étude. Le critère de jugement principal est la fonction motrice.

Ce travail rapporte une étude sur  des analyses comparatives pour l’expression de DUX4  qui permet de récapituler le profil transcriptionnel des cellules analysées au cours de la pathologie  FSHD.

Migration des cellules souches (BMSC) via DUX4Il est maintenant découvert que la protéine Dux4 contrôle la migration des cellules souches mésenchymateuses via l’axe combiné entre l’activation de  CXCR4d’une part et celle de SDF 1 d’autre part. Cette étude,  avec de nombreuses données pertinentes qui figurent dans l’article, confirme cette voie de signalisation et ces résultats figurent en résumé  dans une simple figure issue directement de l’article en référence  qui présente clairement la chambre de culture spécifique qui permet de faire de telles observations.

Notons que la protéine DUX chez la souris  est une entité myotoxique  et cette protéine partage une homologie fonctionnelle partielle avec sa version paralogue  DUX4 chez l’homme.

Le présent rapport concerne un cas de ségrégation entre une mutation concernant SMCHD1, une hypométhylation de  D4Z4 et la Dystrophie  Facio-scapulo-humérale. Chez un  patient, il est observé des symptômes neuromusculaires qui rappellent la FSHD mais sans réduction de la copie de D4Z4. La région 4q35 est bien caractérisée, le niveau de méthylation de D4Z4 est déterminé,  et une potentielle mutation est  recherchée dans le gène SMCHD1.  Dans le muscle de ce patient, il est observé une réduction modérée mais significative de la méthylation de D4Z4, non corrélée avec l’expression de DUX4-fl.  Un séquençage spécifique a révélé une insertion hétérozygote de 7 pb dans l’exon 37 du gène SMCHD1 produisant une perte de cadre avec codon stop prématuré 4 acides aminés après l’insertion (c.4614-4615insTATAATA). La transcription des deux  types de protéine sauvage et mutée est détectée. En conclusion de cette étude sur ce cas particulier il est observé que la  protéine tronquée SMCHD1 est absent et que le niveau d’expression de la protéine SMCHD1 intacte est similaire  chez les patients et les témoins. Ainsi en résumé chez famille, la FSH n’a pas été associée avec une haploïdie de la protéine  SMCHD1.

Une revue relate les dernières avancées sur l’analyse IRM (imagerie par résonance magnétique)  du muscle atteint  de la dystrophie facio-scapulo-humérale (FSHD), comme  une demande croissante et une approche prometteuse pour mieux évaluer le déficit musculaire. Cette approche permet en fait de mieux reconnaître les diverses formes de FSHD et de discuter de sa capacité à fournir des résultats facilement mesurables.

Pour lancer un protocole de thérapie de la pathologie FSHD, l’une des options de traitements possibles de cette Dystrophie est l’utilisation d’oligonucléotides antisens efficaces (AOS) pour annuler l’expression du gène DUX4. Dans ce domaine de recherche  il y a le succès réalisé par la suppression de l’expression PITX1 comme cela a déjà été démontré par voie systémique in vivo dans des études récentes. Dans cet article, l’étude consiste à analyser la pathogenèse de la  FSHD et les dernières recherches impliquant l’utilisation de la thérapie qui utilise des oligonucléotides antisens.(voir schéma  des nouvelles générations d’ antisens  de synthèse tels que des oligonucléotides antisens 2’O-méthylés (2’OMePS) et l’octa-guanidine dendrimères PMO conjugués (vPMO) qui sont ainsi artificiellement modifiés pour améliorer la livraison dans les cellules cibles.

Une étude menée chez des enfants,   (âgés de moins de 18 ans), souffrant de la pathologie FSHD a été entreprise pour mieux connaître le profil des performances respiratoires.  Les résultats de la spirométrie ont été analysés par rapport à un groupe apparié de patients atteints de la Dystrophie de Becker. Il convient de noter les patients FSHD présentent un motif particulier caractérisé par une forme plate de la courbe débit/volume. Les volumes respiratoires enregistrés sont en corrélation avec la gravité clinique observée chez ces patients et la phase expiratoire est spécifiquement affectées par rapport aux autres dystrophies musculaires (voir détails dans l’article en référence).

Les résultats présentés dans ce travail , démontrent que les protéines PARP1 (Poly [ADP-ribose] polymerase 1)  et DNMT1 (DNA (cytosine-5)-methyltransferase 1) interagissent avec le promoteur de DUX4 et peuvent être impliquées dans la modulation de l’expression de DUX4 au cours du développement de la dystrophie  FSHD.

Cette analyse porte sur une comparaison statistique entre des patients atteints de dystrophie myotonique et ceux souffrant d’une dystrophie FSH quant à leurs suivi médical en regard d’un traitement pharmacologique proposé. Dans cette étude il s’agit  poser des questions à propos de l’administration des médicaments et ensuite d’en faire une évaluation quant à l’utilisation de ces médicaments en fonction du fait que le patient a pu oublier de prendre les médicaments et/ou choisir de ne pas prendre les médicaments prescrits. Il est tenu compte alors de la difficulté à prendre des médicaments, de leurs coûts, et des effets secondaires indésirables. Ainsi pour comprendre l’impact que les effets secondaires peuvent avoir sur l’observance du traitement, plusieurs questions ont été posées sur les effets actuels secondaires, les effets secondaires graves, et savoir  si les participants avaient été conseillés sur ces éventuels effets secondaires.

impact-different-pou-dux4-et-dux4c-sur-les-cellules-souches-musculairesCette étude porte sur la comparaison des perturbations de la transcription entre DUX4 et DUX4c qui a révélé que DUX4 régule les gènes impliqués dans la prolifération cellulaire du muscle , tandis que DUX4c régule les gènes engagés dans l’angiogenèse et le développement musculaire. De plus  aussi bien avec  DUX4 que  DUX4c ont un impact sur les  gènes impliqués dans le développement urogénital. Une analyse transcriptomique a montré que DUX4 opère à travers deux cibles, a) l’activation du gène et b) la répression à orchestrer un transcriptome caractéristique d’un état de la cellule moins différenciée. Un schéma récapitulatif présenté ci-contre permet de résumer les effets comparatifs sur les cellules souches musculaires entre DUX4 et DUX4c.

Dans cet article original il est fait le bilan des divers systèmes modèles d’expression e la protéine DUX4 qui récapitulent les différents profils transcriptionnels que l’on peut rencontrer dans  les cellules FSHD.

La fatigue est un problème grave pour les patients atteints de la Dystrophie dite FSHD et cela a un impact énorme sur la vie de ces patients. Une aide pour réduire cette fatigue, pourrait être par exemple en offrant des thérapies fondées sur des preuves comme l’aérobie l’entraînement musculaire ou la thérapie cognitivo-comportementale comme le propose ce travail réalisé sur une population FSHD dont le tableau N°1 du présent article donne le profil général de chacun d’entre eux.

epissages-alternatifs-our-le-gene-dux4Un récent travail présente le  jeu complexe d’événements génétiques et épigénétiques qui conduit à une expression anormale du gène DUX4 dans la dystrophie musculaire FSH. Cette étude montre que l’expression du gène DUX4 est susceptible de générer 2 principaux ARNm. Il y a les formes dites DUX4-fl et DUX4-s, qui sont générées à partir d’épissages alternatifs bien spécifiques. L’ARNm DUX4-fl (motif d’épissage en Rouge sur le schéma ci-contre) préserve la région C-terminale (C-ter) de DUX4 et la protéine DUX4 résultante est toxique. L’ARNm de DUX4-s (motif d’épissage en Vert sur le schéma ci-contre) élimine la région C-terminale de DUX4 et la protéine DUX4 résultante est non toxique. Le générateur d’épissage DUX4-s utilise un donneur d’épissage cryptique (site annoté par un astérisque). La flèche gris sombre représente le D4Z4 distal le plus télomérique, sur le tandem D4Z4. Les exons (Ex) 1, 2 et 3, et l’haplotype 4qA, consistant en la séquence de polyadénylation consensus (ATTAAA), sont indiqués sur le schéma. (Voir le texte de l’article en référence pour plus de détails).

Le proto oncogène dit RET est dynamiquement exprimé lors de la progression myogénique des myoblastes chez la souris et chez l’homme. L’expression constitutive de RET9 ou de RET51 augmente la prolifération des myoblastes, alors que le  siRNA ciblé sur le gène  RET induit une différenciation myogénique par absence provoquée de la protéine RET. Le présent travail démontre que  la fonction de la protéine RET est une cible thérapeutique en utilisant des inhibiteurs spécifiques de la fonction tyrosine-kinase  dans les cellules souches musculaires pour traiter la Dystrophie musculaire facioscapulohumérale.

Ce travail résume une comparaison entre les types 1 et 2 de la dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale quant à l’altération des muscles des jambes, au cours de l’évolution de cette pathologie.  Il apparaît alors que l’impact de la pathologie est relativement similaire sur ces muscles chez les patients atteints  d’un Dystrophie FSH de type 1 et/ou 2 (analyses sur des patients des deux sexes , soit 6 FSHD1 et 5 FSHD2).

complexite-de-la-nature-de-epatitions-d4z4-sur-les-chromosomes-4-et-10En 2017, cette revue permet de suivre un protocole précis pour un diagnostic fiable de la FSHD1 Il s’agit d’une Analyse de la variation du nombre de copies D4Z4 à l’aide del a technique de  l’électrophorèse en gel à champ pulsé: pour fournir un diagnostic génétique pour la FSHD1. En fait l’’analyse génétique de la FSHD est compliquée par la présence d’allèles D4Z4 complexes. Ces allèles sont des vestiges de l’évolution de D4Z4, et ils peuvent être trouvé sur le chromosome 4 (4A-H) et/ou  sur le chromosome 10 (10A-H, 10BT et 10A-T). La fréquence de ces allèles dans la population générale de l’Europe occidentale est indiquée en pourcentage. Des contractions répétées sur 4A, 4A-H et 10A-H provoquent la FSHD et les autres types d’allèles ne sont pas associés à la FSHD comme cela est indiqué par un OUI et/ou un NON respectivement. Un schéma directement issu de ce travail permet de mieux visualiser cette complexité et  se trouve présent ci-contre en référence au travail mentionné.

Les nucléoles, ainsi que d’autres structures nucléaires  se réorganisent au cours de la formation des myotubes chez l’homme  in vitro. La  réorganisation de ces divers corps nucléaire est probablement nécessaire pour réaliser divers modèles de transcription et d’épissage génétiques distincts qui sont induits lors de la formation de myotubes. La présence de l’entité DUX4-FL va induire une perturbation dans l’organisation de certains de ces corps nucléaires dont le détail figure dans l’article en référence (Cas de  SC35par exemple avec co-agrégation de TDP-43 et de FUS), ce qui  pourrait contribuer à la pathogenèse observée dans la Dystrophie FSH.

Une récente revue fait le point sur les connaissances acquises dans le domaine de la FSHD et en particulier indique sur une observation simple comment dans une fibre musculaire multinucléée  un certain nombre de noyaux expriment  bien le gène DUX4. On observe alors que les tissus musculaires des patients atteints de FSHD1 et/ou de FSHD2 présentent une expression explosive de DUX4 comme le montre une illustration de l’article en référence qui est reprise ci-contre. Et comme le discute une autre illustration il y a alors bien un rôle pour DUX4 qui est un facteur de transcription pour jouer le rôle d’activateur d’ un certain nombre de cascades génétiques non-normalement exprimée dans le tissu adulte sain (voir détails dans l’article).

Des analyses d’Imagerie en Résonance Magnétique, (utilisation de la technique Dixon MRI= Magnetic Resonance Imaging),  permettent et bien visualiser comme sur la figure 1 d l’article en référence et cela à cinq niveau transversaux matérialisés par une ligne rouge sur la représentation d’un corps humain l’ensemble des muscles plus ou moins affectés par cette pathologie FSHD. Sur une analyse systématique via le procédé de l’électromyographie il est possible une activité spontanée reproductible (SA) des muscles, à de détecter alors cela comme un signe non équivoque d’anomalie. Cette étude  compare plusieurs cas de dystrophies différentes  et présente le résultat que cette anomalie est rare chez les patients FSHD de l’ordre de 14,9% tandis que cela est fréquent dans le cas d’une « CentroNuclear Myopathy (CNM) » (66,7%).

Une tentative originale d’explication moléculaire de la dépendance du nombre de copies répétées  (D4Z4) dans la dystrophie musculaire FSHD est proposée dans ce travail du début de l’année 2017, en relation  avec l’existence du complexe dit « . Polycomb Repressive Complex 1  = (PRC1)» et sa régulation.

Dans ce travail original du début 2017,  le cas particulier de la FSHD est étudié quant au métabolisme lipidique potentiellement  anormal dans le tissu musculaire squelettique de patients atteints de dystrophie musculaire. Les observations réalisées in vitro en utilisant la technique de spectroscopie RMN à haute résolution durant la phase précoce de la maladie. L’analyse porte sur la quantité de composants lipidiques qui est présente comparativement dans le tissu musculaire squelettique des patients DMD, BMD, FSHD et LGMD-2B par rapport à des sujets témoins / normaux. La quantité de TG (triglycérides), de PL  (phospholipides) et de CHOL (cholestérol total) était inchangée dans le muscle des patients atteints de FSHD. Dans la présente étude, il est clairement démontré une augmentation significative du taux de triglycérides dans le tissu musculaire des patients DMD, BMD et LGMD-2B. Au contraire, aucune augmentation significative n’a été observée dans le tissu musculaire des patients atteints de FSHD. Cependant  parmi les et les acides gras insaturés (acide arachidonique, linolénique et linoléique),  seuls les acides linoléiques ont été significativement réduits dans le tissu musculaire des patients en général et chez les patients   FSHD en particulier. Le diagramme correspondant à cette réduction de lipides particulier est reproduit  ci-contre directement issu de l’article en référence (voir détails).

Une manière originale de traiter la maculopathie exsudative dans la dystrophie musculaire facioscapulohumérale selon un protocole en 2 étapes. Avec ce traitement  il est proposé de combiner une injection en intravitréal, dans le corps vitré, du bevacizumab et une simple opération de la cataracte à l’aide d’un  laser pour réaliser une photocoagulation focalisée et angio-guidée.

Cette analyse porte sur des larges cohortes familiales de cellules lymphoblastoïdes issues de patients FSHD et démontre que ces cellules spécifiques  (LCLs) peuvent fournir un nouveau modèle cellulaire pour étudier la dystrophie musculaire facioscapulohumérale. En particulier ce travail indique que certaines voies de signalisation sont conservées pour une expression régularisée de DUX4-fl aussi bien dans une lignée cellulaire de myocyte que dans un lymphoblaste (LCL). Ainsi ces LCLs immortelles  et non adhérentes, qui possèdent une faible variation génétique,  apparaissent comme un nouveau matériel de choix pour un criblage à haut débit de thérapeutiques potentielles ciblant soit l’ARNm soit la protéine « DUX4-fl » (voir détail du large tableau récapitulatif des caractéristiques des LCLs selon chaque patient FSHD analysé dans l’article en référence).

Cette étude expérimente un protocole à suivre sur une lignée de cellules myoblastiques pour permettra d’améliorer la reproductibilité des résultats et fournir une dissection temporelle fiable des événements moléculaires suivant une expression de DUX4. Les données ainsi obtenues montent que l’on a maintenant une meilleure connaissance les différents systèmes modèles d’expression de DUX4 qui semblent récapituler le profil de transcription dans les cellules FSHD. En effet la découverte des mécanismes par lesquels DUX4 va induire une myopathie est de développer des modèles cellulaires, fiables reflets de la maladie , pour y développer efficacement de futures stratégies de thérapies.

Cette étude porte sur 84 individus adultes atteints de FSHD1 pour y investir l’état de bonne santé de leurs os. Un diagnostic de FSHD n’est pas nécessairement prédictif d’une réduction de la densité minérale osseuse  (ou DMO) ou d’une augmentation du taux de fracture.  Cependant étant donné la variabilité considérable de la santé osseuse dans la population FSHD, une étude poussée de  la force et la fonction musculaire  peuvent servir de prédicateurs de la densité minérale osseuse.

Dans ce travail la potentielle fonction  du régulateur épigénétique SMCHD1 dans le développement de la maladie est abordée dans le cas normal et dans les cas d’altérations  suivants qui correspondent respectivement à une situation ou cette protéine se trouve avec une expression stimulée et/ou réduite. (voir détails dans la fiche sur la protéine SMCHD1).

Les œstrogènes améliorent la différenciation des myoblastes dans la dystrophie musculaire facioscapulohumérale en jouant un rôle d’antagoniste pour l’activité de  DUX4. Lors de la différenciation des myoblastes, dans cette analyse il est observé que les niveaux d’expression et l’activité de DUX4 augmentaient progressivement et sont associés à son recrutement accru dans le noyau. Les récepteurs bêta des œstrogènes (Erβ) interfèrent avec ce recrutement en relocalisant DUX4 dans le cytoplasme. Ce travail identifie, comme un modificateur de la maladie, les œstrogènes qui sous-tendent potentiellement  les différences sexuelles dans la FSHD en induisant une protection contre les dégradations de différenciation des myoblastes au cours de l’évolution de cette maladie.

L’ARNdb  (ARN double brin) induite par le DUX4 et la stabilisation de l’ARNm codant pour le facteur de transcription MYC activent les voies apoptotiques dans les modèles cellulaires humains de dystrophie facioscapulohumérale. En fait dans ce travail il est constaté qu’une élévation de l’ARNm codant pour la protéine  MYC, favorise  l’accumulation d’ARNdb, et les agrégats nucléaires de l’entité  (Hélicase, Hydrolase) EIF4A3 dans les cellules musculaires FSHD. Ces différentes observations  suggèrent que ces processus pourraient contribuer au développement de la pathophysiologie conduisant à un profil FSHD.

Ce sujet de recherche s’applique à mieux définir les oligonucléotides antisens utilisés pour cibler l’ARNm DUX4 comme approches thérapeutiques dans la Dystrophie musculaire FaciosScapuloHumeral (FSHD). À consulter dans ce travail en particulier la figure n°1 avec les multiples formes des ARNm variants pour la protéine DUX4.

Cette analyse porte sur une micro dialyse musculaire pour entreprendre une enquête générale sur les biomarqueurs inflammatoires que l’on peut découvrir dans le cas de muscle de patients atteints de a dystrophie musculaire Facio-Scapulo-Humerale

Dans ce travail il est bien démontré que l’architecture génétique de la famille DUX4 se trouve conservée chez la souris e chez l’homme. On y compare les domaines « homeobox 1 et 2 » et on trouve une conservation de 35 % et de 58 % respectivement.  De plus on révèle dans un article complémentaire  que des rôles conservés du DUX chez la souris et du DUX4 chez l’homme existent  bien dans l‘activation des gènes du stade précoce du clivage et des retrotransposons MERVL / HERVL. Un schéma général en figure 7 de  l’article en référence résume cette situation de conservation de la propriété d’activation des gènes entre DUX et DUX4, bien que certes des similitudes semblent bien exister  chez l’homme par rapport à la souris les propriétés de DUX4 restent à confirmer.

Un élément auxiliaire distal facilite le clivage et la polyadénylation de l’ARNm Dux4 dans le cas d’un haplotype pathogène de la FSHD. Pour plus de détails voir le schéma qui représente les répétitions D4Z4 et du locus FSHD sur deux alignements de chromosomes indiquant la similitude entre les formes 4qA et 4qB. Seul l’allèle 4qA est associé à la pathologie FSHD, la forme 4qB ou il manque les séquences pLAM et β-satellite n’est pas associée à une pathologie FSHD. Les répétitions D4Z4 sont affichées comme des triangles gris chevauchants hyper méthylés  tandis que des répétitions D4Z4 déprimées par voie transcriptionnelle soit hypométhylées sont indiquées par des triangles blancs. (Voir article original pour cette illustration qui résume la situation).

La protéine SMCHD1 régule un ensemble limité de gènes distribués sur des chromosomes autosomiques.

Les systèmes modèles de l’expression DUX4 récapitulent le profil transcriptionnel des cellules FSHD.

Les schémas d‘expression du DUX4 qui cause le FSHD sont distincts spatialement des facteurs de transcription myogéniques PAX3 et PAX7 comme cela est mis en évidence dans une étude sur la différenciation des cultures de cellules souches humaines.

Un registre sur 32 patients issus de 11 pays différents fait état du bilan suivant. Environ 95% des patients atteints de FSHD portent un allèle avec un nombre réduit (1-10) des unités répétées D4Z4 sur un chromosome 4q35 associé à des haplotypes spécifiques (FSHD1). Les  5% restant sont des patients atteints de phénotype FSHD (FSHD2). La plupart des cas ont été expliqués par des mutations hétérozygotes au niveau du gène codant pour le SMCHD1 (Structural Maintenance of Chromosomes flexible Hinge Domain containing-1 = Maintenance structurelle des chromosomes contenant un type 1 de charnière flexible). De nombreux autres détails sous forme de tableaux récapitulatifs dans l’article original sont à consulter.

Actuellement en juillet 2017, cette revue indique d’une part que plusieurs informations souvent obtenues chez l’animal suggèrent que les antioxydants devraient supprimer la réponse au stress oxydatif dans les myoblastes, aidant ainsi à préserver la qualité et la fonction des muscles. Dans l’ensemble, les résultats discutés tout au long de cette étude sont des indicateurs solides qui indiquent que la supplémentation en antioxydants peut être bénéfique pour améliorer la santé musculaire, en particulier les propriétés contractiles du muscle tout en permettant de mieux atténuer certaines conséquences du stress oxydatif observé chez les patients atteints de FSHD,  cependant, pour l’instant même si des données positives sur un petit groupe de patients démontrent déjà  une relative efficacité, selon ce travail il n’y a pas encore eu de grands essais cliniques démontrant clairement une réussite d’une telle thérapie.

Dans ce travail original un cas particulier de FSHD est rapporté.  En dépit de l’absence de faiblesse musculaire, une analyse Southern Blot a montré une courte répétition de la zone des D4Z4 sur le chromosome 4q35. Cette femme a présenté un syndrome néphrotique résistant aux stéroïdes. Les résultats histopathologiques montraient une lésion endothéliale glomérulaire sévère, ce qui est une nouvelle complication à associer avec cette anomalie génétique. Ainsi le dépistage des complications rénales peut être nécessaire à détecter pour dépister tous les patients atteints de FSHD. Un tel patient nécessitera alors d’un suivi rapproché pour des symptômes musculaires.

Une jeune fille de 15 ans, en fauteuil roulant, se plaignait d’une hyperlordose et d’une faiblesse de ses extrémités inférieures, et fut  diagnostiquée comme FSHD. Dans cette étude il est fait état que la correction de l’hyperlordose dans les cas de pathologie FSHD était controversée. Cependant ici c’est  un rapport sur un premier cas réussi de traitement chirurgical par chirurgie corrective de la colonne vertébrale chez ces patients rares et exigeants. La chirurgie corrective pour la déformation de la colonne vertébrale, telles que l’hyperlordose et la scoliose, pourraient ainsi contribuer à une meilleure  posture et améliorer la qualité de vie en particulier chez les patients en fauteuil roulant.

 

Une imagerie détaillée par ultrasons de la contraction musculaire de l’extenseur tibial chez des patients atteints de dystrophie Facio-Scapulo-Humérale  (FSHD) est suivie dans ce travail en comparaison avec les performances enregistrées pour le même muscle d’un patient normal.

Dans ce travail il est établi que la pathologie liée à des défauts qui changent le statut de répression de l’expression silencieuse du gène  DUX4 se trouve totalement indépendante de l’expression de la protéine p53. En effet, une inhibition de p53 n’a aucun effet sur la cytotoxicité de DUX4. De plus, les données présentées dans ce travail soigné remettent en question l’idée que la voie p53 est essentielle à la pathogénicité de DUX4.

L’analyse et la vue détaillée au niveau moléculaire révèle des réarrangements dans la partie terminale du locus 4q35 et des différences complexes portent sur les régions sub-télomériques des zones 4qA et 4qB impliquées dans la Dystrophie FSH. Un schéma récapitulatif est présenté ci-contre dont plusieurs détails sont plus largement décrits dans l’article en référence.

On va trouver dans ce travail, un suivi à long terme des changements d’IRM dans les muscles de la cuisse chez les patients atteints de dystrophie Facio-Scapulo-Humérale. C’est une étude quantitative dans laquelle on va trouver de nombreux tableaux récapitulatifs. Avec pour une durée totale de l’acquisition qui était de 2,21 minutes. Le traitement des images de MRI ainsi obtenues nécessite quatre étapes avec  un processus d’enregistrement initial (étape 1), une segmentation manuelle (étape 2), un processus de gauchissement (Étape 3) et une procédure de normalisation des histogrammes (étape 4). On aura ainsi comme cela est présenté dans la figure N°1 de l’article en référence aussi bien des informations sur la masse musculaire mais aussi sur la relative densité en graisse du muscle analysé.

Une nouvelle recherche original e sur l’existence d’ inhibiteurs et/ou d’ agonistes du récepteur bêta-2 adrénergique comme le la famille de protéines dites  « BET» (=bromodomain and extra terminal),   identifiée par une large détection pour des composés qui inhibent l’expression de DUX4,  est  présentée dans ce travail sur les cellules du muscle FSHD. Un schéma propose le modèle d’un tel impact sur DUX4, et se trouve présenté ci-contre en parfait accord avec les détails contenu dans l’article original.

Le but de la présente étude était d’évaluer des mesures spécifiques en utilisant un système de capteurs de mouvement sans fil  disponible dans le commerce.  chez les personnes atteintes de FSHD, pour mieux  identifier la fiabilité test-retest  en relation avec la gravité de la maladie du FSHD. De telles mesures concernent spécifiquement  des patients participants à l’étude ici rapportée, qui étaient indépendamment ambulatoires, âgés entre 18 et 75 ans et ayant eu des tests génétiques confirmatoires de cette pathologie FSHD. En fait les patients sont équipés d’un« instrumented  timed up and go test  = iTUG » pour enregistrer et mesurer leurs déplacements selon divers critères et en fonction du temps. De tels enregistrements au cours de tâches fonctionnelles chronométrées peuvent ainsi  s’avérer utile dans les essais cliniques des patients FSHD.

 

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