Équipe 2 / Theme 4

Myopathie induite par les soins intensifs et par l’anesthésieVersion Anglaise

Les soins intensifs présentent plusieurs contraintes en ce qui concerne les muscles périphériques et respiratoires telles que le déchargement, la ventilation mécanique, la toxicité des médicaments ou de septicémie, dans une grave dysfonction contractile.

Cette myopathie, caractérisé par la présence d’une atrophie et des déchirures musculaires, est généralement observée chez 50% des patients en soins intensifs et cela implique une augmentation de la durée d’hospitalisation, avec une difficulté de sevrage pour l’assistance ventilatoire mécanique que l’on a mise en place, avec ainsi une augmentation de la co-morbidité et de la mortalité, qui ont un impact important dans l’augmentation des  dépenses de santé.

Fig 1 Thème 4 EQ2Fig 1 : La ventilation mécanique à long terme provoque une atrophie et une faiblesse  diaphragme associé à la protéolyse dans humain.

 En outre, cette myopathie persiste plusieurs mois après la sortie de l’unité de soins intensifs pour devenir une véritable maladie chronique si elle est mal traitée. Les mécanismes physiopathologiques impliqués dans cette myopathie sont mal compris et actuellement aucun traitements préventifs ou curatifs  n’existent.

En fait il est évident que  l’évaluation musculaire pendant et après le séjour aux soins intensifs n’est pas normalisée et n’est de plus généralement pas exécutée.

Aussi, notre objectif est de nous concentrer sur les événements physiopathologiques impliqués au début dans le dysfonctionnement musculaire afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Notre recherche emploie deux modèles animaux expérimentaux de soins intensifs ainsi que des enquêtes humaines en collaboration avec ICU de l’hôpital de l’Université de Montpellier.

Fig 2 Thème 4 EQ2Fig 2 : Illustration d’un mode ventilatoire qui induit diaphragme inactivité (CMV) par rapport à un mode de ventilation qui conservent l’activité de la membrane (ASV) est responsable de l’atrophie et la faiblesse diaphragme dans un modèle de cochon ventilé.

Nous nous concentrons sur le stress oxydatif secondaire à l’initiation du déchargement, le stress mécanique ou la toxicité des médicaments, et son lien avec la dépréciation de l’homéostasie calcique.

En effet, la déréglementation du  flux de calcium peut affecter le couplage excitation / contraction, la sensibilité au calcium des protéines contractiles et le calcium va alors déclencher principalement des voies protéolytiques dépendantes, que l’on va détecter  dans la myopathie induite par les soins intensifs et les agents chimiques utilisés au cours d’une anesthésie.

Appareils de ventilation mécaniqueFig 3 : Appareils de ventilation mécanique avec un poumon artificiel.

Nos procédés utilisent des techniques qui vont de l’évaluation in vivo  et  in vitro de la fonction contractile des muscles respiratoires et périphériques, de la biochimie, de l’évaluation de la fonction mitochondriale et de l’imagerie de calcium dans un modèle animal ainsi que chez l’homme.

 


 Collaborations :

  • Critical Care and Anesthesia department of University hospital of Montpellier, France.
  • Pr Basil Petrof, Mc Guil University, Montreal, Canada
  • Pr Andy Marks, Columbia University, New York
  • Dr Yannaël COISEL Département : Anesthésie-Réanimation Saint Eloi Montpellier
  • Audrey De JONG (Doctorante CBS2, Département : Anesthésie-Réanimation Saint Eloi Montpellier)

Publications Majeures :

( en construction)

Coordinateurs :

Jaber Samir

Matecki Stéfan

Participants :

Lacampagne Alain

Fauconnier Jérémy

Cazorla Olivier CR1

Saint Nathalie

Jung Boris

Chanques Gérald

Klouche Kada