Équipe 1 / Thème 1.2

Version AnglaiseRôle du canal ionique TRPM4 dans la physiopathologie cardiaque

Les morts subites et décès “immérités” issus de pathologies cardiaques sont responsables de plus d’un million de décès par an en Europe. La majorité de ces décès est due à la survenue d’arythmies ventriculaires malignes se déclenchant après un infarctus du myocarde, pouvant progresser en insuffisance cardiaque.

L’équipe 1 cherche à comprendre la séquence des évènements intracellulaires conduisant à une altération de l’homéostasie calcique et de ses conséquences sur l’arythmogénèse cellulaire et in vivo. Considérant qu’étudier le cœur d’une manière isolée du reste de l’organisme ne permet qu’une approche partielle des mécanismes arythmogéniques, nous étudions en parallèle les altérations fonctionnelles de canaux ioniques membranaires, le rôle du système nerveux autonome et de facteurs circulants sur les remodelages fonctionnel et structural du cœur mais aussi du système nerveux autonome.

TRPM4 est canal cationique non sélectif activé par le calcium intracellulaire dont l’expression est ubiquitaire (système immunitaire, cellules bêta du pancréas, artères cérébrales…). Cependant, au niveau cardiaque, son expression est différentielle selon les territoires cardiaques, ainsi il est exprimé dans le nœud sinusal et les oreillettes, le tissu de conduction. Chez l’homme, des mutations de ce canal ont été montrées comme étant responsables de troubles de la conduction ainsi que du syndrome de Brugada. De plus, TRPM4 serait impliqué dans la régulation du rythme sinusal.

Rôle du TRPM4 dans un cardiomyocytePar de multiples approches, qui vont de l’animal entier à la cellule isolée, nous cherchons à déterminer le rôle de TRPM4 dans la physiologie cardiovasculaire grâce à un outil qu’est la souris invalidée pour le gène codant TRPM4. Ainsi, nous avons montré récemment que l’absence du canal au cours du développement cardiaque induit une augmentation du nombre de cardiomyocytes ventriculaires qui se traduit par une hypertrophie chez la souris adultes. De plus, l’absence du canal chez l’adulte se traduit par des troubles de la conduction cardiaque.

Enfin, il interviendrait directement sur la durée du potentiel d’action atrial en augmentant sa durée. Les techniques utilisées vont de l’in vivo (échocardiographie, télémétrie) à l’échelle cellulaire (imagerie calcique, électrophysiologie) en passant par des analyses en immunofluorescence sur cryo-coupes, de biochimie, biologie moléculaire.


Collaborations :

  • Pierre Launay (UMR1149, Paris),
  • Patrice Bouvagnet (Université de Lyon).

Publications majeures :

Coordinateurs :

Demion Marie

Richard Sylvain

Participants :

Thireau Jérôme

Pasquié Jean-Luc