Myostatine

 Introduction

Un nouveau membre d’une famille de protéines dites » facteurs de croissance«  du type déjà bien étudié et baptisé le « transforming growth factor-beta (TGF-beta) » est découvert en 1997 comme une protéine qui joue un rôle dans la régulation de la masse musculaire chez la souris. On va seulement plus tard parler de cette protéine sous le nom de la Myostatine

La Myostatine

Dès 1997, ce nouveau facteur de croissance va être totalement séquencé et les séquences primaires de la  Myostatine, obtenues chez différents animaux, vont être comparées entre elles. Le résultat est que cette protéine présente une forte homologie de séquence quel qu’en soit l’origine.

récapitulatif séqunces MyostatineCette protéine fut d’abord nommée « Growth/Differentiation Factor 8” avec comme abbreviation GDF8 puis la nomenclature va changer pour s’accorder maintenant sur le sigle MSTN pour désigner la Myostatine. Les données de séquences sont réunies dans le tableau suivant avec un lien SwissProt pour plus de détails : O14793 On va alors adopter le sigle MSTN pour identifier cette protéine.

portrait robot de la Myostatine humaineOn va progressivement affilier la Myostatine à la famille dite “TGF-beta family » .  De plus large détails peuvent être consulté sur le  lien indiqué (Atlas MSTN). Suite à la découverte d’un nouvel élément parmi les facteurs dits GDF on va donc parler tout d’abord de la GDF8, comme cela a été mentionné plus haut. Dans la partie C-terminale de la Myostatine on identifie 7 résidus Cystéines qui vont tous être impliqués dans des pont dissulfure. On va déterminer une séquence totale de seulement 375 résidus,  comme l’indique le portrait-robot présenté ci-dessous.

schéma du dimère de prémyostatineLa Myostatine purifiée à partir de cellules de mammifères est composée d’un complexe non covalent de 2 Pro peptides N-terminaux contenant les ponts disulfures des extrémités C-terminales et formant un dimère stabilisé par un pont dissulfure inter chaine spécifique qui va impliquer 2 séquences similaires comme cela est représenté ci-dessous.

Maturation du dimère de MyostatineLa Myostatine est en fait  une protéine qui sera secrétée sous une forme écourtée par rapport à sa séquence initiale de synthèse et va seulement être trouvée sous forme d’un petit dimère dont chaque chaîne ne possède que 108 résidus. Les étapes de cette maturation sont illustrées dans la schématisation présentée ci-dessous en référence à la revue indiquée.

La structure secondaire de cette protéine va révéler la présence de 2 brins formés par de courtes structures antiparallèles selon une détermination obtenue grâce à la technique de la RMN du proton.

3D Du dimère de MyostatineIl existe 3 hélices alpha : 1) la première dite  alpha-1 est formée par seulement 4-7 résidus, puis 2) l’hélice alpha-2 constituée d’environ 24/28 résidus et enfin 3) l’hélice alpha-3 qui possède de 58 à 68 résidus. Parmi les 7 résidus Proline que l’on compte dans cette protéine seulement la position 36 adopte une configuration que l’on qualifie de « Cis ».L ‘ensemble de la structure de la Myostatine prend la forme d’une main légèrement courbé à gauche avec 2 doigts, formées par les brins et les boucles décrites plus haut. Dans le détail c’est une partie de l’hélice alpha-3 qui va former le fond de la main. Les zones N-terminale et C-terminale sont réunies étroitement à la partie formant le fond de la main, les dix résidus amino-terminaux vont former le pouce de la main. Les boucles situées à l’extrémité de chacun des 2 doigts tendus, est cependant plus mal définie. En effet il résulte peu de données pour établir une bonne carte de densité électronique dans cette zone. Cette analyse structurale est obtenue avec la technique de la résonnance magnétique des protons.  De plus larges détails sont consultables dans l’article cité ici sur la structure cristalline du facteur de croissance de type Bêta-2. Une illustration présente la structure spatiale du dimère de Myostatine en référence au travail indiqué dans l’image.

Partenaires de la Myostatine

Si la formation d’homodimère, via la présence d’un pont dissulfure entre deux Cystéines, il existe progressivement d’autres  associations avec divers Partenaires.:

Ainsi L’action de la Myostatine nécessite l’association avec ces 2 types de récepteurs membranaires.

  • La Myostatine est capable d’empêcher une association entre BMP-7 et ses récepteurs, mais ce n’est pas le cas pour la protéine BMP-2. Par ailleurs une activation de la Myostatine latent fait intervenir l’entité BMP-1
  • Une interaction avec les protéines codifiées : « WFIKKN1 », et « WFIKKN2 »  conduit à une inhibition de l’activité de la Myostatine.
  •  Un travail de recherche a permis l’identification d’un protéine dite associée à la Myostatine:  “Myostatine-associated protein hSGT » (= human Small Glutamine-rich Tetratricopeptide repeat-containing protein) en utilisant la technique du Double hybride.  On va ainsi déterminer que c’est la région N-terminale de la Myostatine qui va être convoitée par la protéine dite  « hSGT » pour une association forte.
  • partenaires de la MyostatineUne association entre la protéine Titine-Cap et la Myostatine permet de réaliser un contrôle dans la sécrétion de la Myostatine dans les cellules pré-myogénique sans affecter la synthèse de Myostatine, (=Téléthonine)
  • La Follistatine est fortement complexée avec la Myostatine ce qui va provoquer une inhibition du rôle de la Myostatine sur le développement musculaire. En fait le bilan est que la Follistatine va significativement participer à une amélioration du développement du Muscle.Une association spécifique implique plus particulièrement un complexe entre Myostatine et la protéine FST3.
  • La Décorine est rapportée comme se liant avec la Myostatine dans le muscle et va ainsi moduler l’activité de la Myostatine dans les cellules myogéniques. Un schéma résume l’ensemble de ces partenaires principaux en accord avec la liste donnée au-dessus et en référence au travail indiqué dans l’illustration.

Rôle de la Myostatine

Diverses revues font le point sur cette protéine comme : Une revue ancienne rapportait  le bilan de l’action de la Myostatine dans le métabolisme cellulaire. Le traitement protéolytique de la Myostatine est auto-régulé pendant la myogenèse. Une revue plus récente fait le point sur les avancées de nos connaissances sur le sujet « Myostatine », ainsi que les relations avec la clinique.

Ainsi la Myostatine, conçue comme une protéine régulatrice négative de la masse musculaire va –t-elle être prise comme cible thérapeutique. En effet en étudiant l’impact d’anticorps anti-Myostatine, cette approche de thérapie semble valable pour lutter contre divers types de pathologies concernant des désordres musculaires. (Voir les sites majeurs d’action de la Myostatine résumés dans une figure didactique).

Ainsi moduler la masse musculaire via une action qui cible la Myostatine est une alternative rapportée dans l’article en référence  (voir particulièrement la fig 6) Il existe une nouvelle voie impliquant la Myostatine dans la régulation des cellules satellites qui semble également exploitable pour envisager de nouvelles thérapies dans le cadre d’un muscle altéré. Ainsi on va constater que la Myostatine est  en relation avec la matrice extracellulaire ce qui lui confère un rôle important dans le développement du Muscle en tant que protéine associée à la super famille des facteurs dits « TGF-beta ».

Régulation de la Myostatine

Un bilan des diverses voies de régulation de la Myostatine peut être consulté sur le lien indiqué.

  • Dans le détail on peut citer entre autre le fait que :Les Androgènes sont capables de réguler négativement l’action de la Myostatine
  • L’antagonisme différentiel entre la Myostatine et l’Activine est un paramètre de l’action de la Myostatine à considérer, comme cela est rapporté dans l’article indiqué
  • La régulation négative par la Caténine Wnt s’exerce sur la Myostatine, tout comme celle de l’Urotensine I.
  • Une étude d’Immunolocalization ciblée sur la détection  de la Myostatine (utilisation d’un anticorps anti-Myostatine) après une blessure musculaire illustre durant la régénération musculaire et osseuse l’effet pharmacologique d’un tel anticorps jouant le rôle d’inhibiteur de l’action directe de la Myostatine,  comme cela est illustré dans l’article en référence

voie de signalisations impliquant la MyostatineIl est à noter que les voies de signalisation permettant la transduction du signal via la Myostatine passent par un mécanisme d’inhibition négative impliquant Smad7 qui est mise en œuvre une association de la Myostatine sur les entités  Smad2, Smad3 et  Smad4 . Par ailleurs une étude compare les protéines GASP/WFIKKN  et documente ainsi les aspects évolutifs qui accompagnent  leurs fonctions respectives, en particulier le fait que ces protéines peuvent contrôler l’activité de la Myostatine. La Myostatine est un facteur tumoral confirmé qui induit la cachexie cancéreuse.

Il existe donc 2 voies principales de la Myostatine en tant que dimère cela conduira à une activation et suite à l’intervention de différents types d’antagonistes extérieur cela conduira à un blocage de son action. Cela est illustré dans l’image ci-dessous en référence au travail indiqué dans le schéma

Myostatine et Pathologies

Parmi les premiers travaux sur des mutations affectant la Myostatine figurent ceux issues des analyses de muscles  chez 2 races bovines le Blanc Bleu Belge et le Piémontais.  Ainsi le résultat visible de cette mutation chez les bovins était une forte musculature en relation directe avec une mutation sur le gène codant pour la Myostatine.

Une absence de la Myostatine provoque une croissance musculaire qui va altérer la génération de la force du muscle.  Ce phénomène est associé avec la perte par le muscle de ses caractéristiques oxydatives.   Chez la souris l’absence de Myostatine provoque une augmentation de la masse musculaire. Une déficience totale en Myostatine s’accompagne chez la souris d’une altération de la voie apoptotique.

On va également observer chez la souris une suppression de l’accumulation de gras chez la souris déficiente en Myostatine. Par ailleurs, un travail montre une altération de l’expression de la Myostatine qui affecte plus particulièrement le cœur. La fibrose qui atteint généralement un muscle dystrophique serait le résultat de la combinaison de l’action du facteur de croissance IGF-1 de l’action de la Myostatine et de la Décorine dans le muscle. Une étude sur une variante de séquence dans le gène Myostatine équine (MST et/ou MSTN), démontre une relation avec une tendance à être capable de parcourir la distance de course optimale chez les chevaux pur-sang. Depuis la découverte de la Dystrophine,  la Myostatine fut rapidement  proposée comme une cible potentielle pour traiter le déficit musculaire observé chez les patients atteints de DMD. Augmenter la faculté d’un muscle à se différencier (blocage de la Myostatine) est possible avec la Follistatine.  Cette stratégie semble pouvoir être envisagée pour améliorer la réparation musculaire d’un muscle déficient en Dystrophine (Juin 2011). Mais Il est aussi proposé d’améliorer un muscle dystrophique en utilisant des anticorps anti-Myostatine.

Potentielle inhibition de la signalisation impliquant la MyostatineOn va également relever une association forte entre le polymorphisme au niveau du gène codant pour la Myostatine et une forte obésité chez les patients du nord de la Chine. De manière plus générale il semble que pour traiter les muscles altérés, la thérapie  avec comme cible la Myostatine devrait être une voie bénéfique pour retrouver un muscle normal. Ainsi jouer sur les voies de signalisation impliquant le  couple de protéine  Myostatine/ActRIIB est actuellement considéré comme une autre voie potentielle de thérapie de la DMD. Si l’on doit à Se-Jin Lee la découverte de la Myostatine en 1994, ce n’est que progressivement que la caractérisation complète de son action en tant que facteur de croissance de type bêta et son action sur diverses voies de signalisation fut mise en évidence comme l’indique le court bilan sur ces découvertes. On peut néanmoins dire qu’une stratégie de thérapie concernant les cancers est aujourd’hui envisage en relation avec la Myostatine comme cela est illustré dans le schéma récapitulatif de la figure N°1 de l’article indiqué.

Avancées depuis 2013

En 2013, une inactivation de l’expression de la Myostatine va conduire à une inhibition de la voie myogénique des cellules souches productrices de la lignée musculaire in vitro mais cette possibilité n’est pas retrouvée si ces dernières sont implantées dans un muscle déficient en Dystrophine. Les effets de la Myostatine sur la masse musculaire et sur la teneur en graisse intramusculaire sont analysés en détails sur un croisement de souris entre des lignées sélectionnées pour leurs  hypermuscularités. Une association du polymorphisme pour les résidus  K153R au niveau du gène codant pour la Myostatine conduit à une  extrême longévité de cette protéine. La Myostatine induit une altération du métabolisme mitochondrial et une apoptose typique dans les cellules cancéreuses.

La Myostatine induit une atrophie des myotubes chez les Truites. Il est observé chez ce modèle une inhibition de la voie de signalisation et impliquant   TORC1 et le système ubiquitine-protéasome ainsi qu’au niveau des voies de dégradation passant par le couple  autophagie-Lysosome. Une absence programmée de la Myostatine à l’aide d’un  ARNi favorise la croissance musculaire chez les moutons transgéniques.

Séquences comparatives entre Myostatine et MSVUne expression spécifique dans un muscle transgénique de la Myostatine d’origine porcine augmente la croissance musculaire chez les souris Une liaison spécifique entre la Laminine et la Myostatine entraîne une atténuation de son rôle dans la signalisation musculaire. Des polymorphismes nucléotidiques simples en amont de la région régulatrice codant pour la Myostatine modifient l’expression de la Myostatine elle-même. Les effets de la mutation au niveau de la Myostatine de type g+6723G>A (également référencée comme : c.*1232 G > A) sont visibles sur la carcasse et de qualité de la viande d’agneau. Il existe par ailleurs chez cet animal un nouveau variant qui donne une protéine baptisée  MSV (=myostatin splice variant) avec seulement les premiers 256 résidus qui sont en commun avec la Myostatine et une extrémité de 65 résidus spécifiques ce qui forme une protéine originale de seulement 321 résidus. Une illustration montre la séquence respective de la portion fonctionnelle de la Myostatine MSN standard en regard de cette nouvelle forme MSV et du clivage spécifique que cela entraîne (voir détails dans l’article en référence).

Une série d’exercice aérobie et la perte de poids diminuent l’expression de la Myostatine musculaire et améliore la sensibilité à l’insuline chez les personnes âgées. Les applications locales du Myostatine-siRNA avec augmentation de l’ atélocollagène provoquent l’augmentation de la masse musculaire squelettique et favorise la récupération de la fonction musculaire.

Il est à note d’une part que les voies de signalisation antagoniste impliquant Myostatine / Activine peuvent être considérées comme susceptible d’être les bases moléculaires pour de  potentiels axes de thérapie. D’autre part la Myostatine comme le facteur de croissance IGF-1 sont également de potentiels biomarqueurs thérapeutiques à considérer dans le cas de la maladie de Pompe. La mutation dite « compacte » de la Myostatine provoque un déplacement de la glycolyse au niveau du phénotype des muscles squelettiques rapides. La découverte d’un nouveau variant d’épissage de la Myostatine chez les mammifères est actuellement répertorié comme susceptible de stimuler la myogenèse.

Myostatine et ROS en absence de SMAD3En 2014, il est rapporté que la Myostatine stimule mais n’inhibe pas la prolifération des myoblastes de type C2C12 La Myostatine est capable de stimuler l’expression de la  protéine 1 dite  « muscle-specific ring finger »  (=MuRF1 )selon un mécanisme indépendant de NFkappaB au niveau d’un muscle déficient en SMAD3 (=Sma and Mad-related protein 3).Une illustration directement issue de l’article en référence donne un schéma récapitulatif de cette situation et du rôle de la Myostatine en absence de SMAD3 et l’induction d’espèce oxygénée réactives ROS.

Dans ce travail original il y a description d’une  souris «  hyper musclée » avec une mutation dite « compact » dans le gène codant pour la Myostatine et une modification de l’affichage de la signalisation de calcium qui est enregistrée. En fait pour mieux comprendre l’étude citée juste plus haut il faut comprendre que  la Myostatine a été identifiée comme déficiente chez des animaux qui présentaient une augmentation énorme de la masse musculaire squelettique  due à une hyperplasie et une hypertrophie. Une grande similitude des phénotypes chez les bovins à double musculature et chez les souris nulles pour la Myostatine suggère que la Myostatine effectue la même fonction biologique dans ces deux espèces et est une cible potentiellement utile pour la manipulation génétique chez d’autres animaux. Les diverses mutations de la Myostatine entraînant une hyper muscularité chez les bovins piémontais ont été décrits au niveau du gène codant pour la  Myostatine. De même, chez les chiens qui possédaient une masse musculaire excessive on a découvert au niveau de la Myostatine une mutation naturelle hétérozygote. Pour ce qui concerne les souris dites « Hyper-musclées » il a  également été trouvé plusieurs groupes de gènes à l’aide de  diverses études. Parmi ces études on va trouver les souris avec une mutation dite  «compact»  dont le séquençage du gène va révéler une délétion de 12 pb  au niveau du gène codant pour la Myostatine  et donc le nom MSTN Cmpt-dl1Abc. D’autre part la Myostatine humaine régule négativement la croissance des myoblastes humains et leurs différenciations.

 Myostatine et accumulation de glycogèneUn nouveau polymorphisme nucléotidique unique chez le lapin (Oryctolagus cuniculus) au niveau du gène codant pour la Myostatine (MSTN) se trouve  associé à des caractéristiques spécifiques dans la composition de la carcasse. Par ailleurs un autre travail indique des polymorphismes au niveau du promoteur dans les gènes impliqués dans la myogenèse porcine ce qui va  influencer leurs activités transcriptionnelles respectives. Une revue sur la Myostatine résume les connaissances sur cette protéine chez la souris Mighty Mouse à la maladie cardiovasculaire et la cachexie. Puis une autre revue fait une mise au point (opportunités et défis) sur la Myostatine en relation avec les Sarcopénies. Une sur-expression locale de la Myostatine est découverte comme susceptible d’augmenter l’expression du transporteur du glucose et améliore une bonne élimination de glucose par le muscle squelettique. La Myostatine régule la puissance du cœur et les échanges de calcium au sein de ce muscle cardiaque. De plus la Myostatine régule l’homéostasie énergétique dans le cœur et empêche l’insuffisance cardiaque. Ainsi dans le travail en référence la Myostatine (joue un rôle important au cours d’une hypertrophie cardiaque et conduit à une accumulation de glycogène via la kinase activée par l’AMP (AMPK).

Le polymorphisme sur les résidus A55T et K153R au niveau du gène MSTN est  associé à une force induite par un entraînement hypertrophie musculaire chez les hommes originaire de Chine. Le Rôle respectif de l’ Activine A et de la Myostatine et leurs voies de signalisation en regard de la fonction  du myomètre et de la formation d’un fibrome chez l’homme. Une autre analyse présente les réductions de l’expression des gènes de régulation de croissance dans le muscle squelettique en fonction de  l’âge chez des animaux de type sauvage comparés à des souris déficientes en Myostatine

Myogénèse et myostatineD’autre part on détermine que la Myostatine est un médiateur clé entre le métabolisme énergétique et la capacité d’endurance des muscles squelettiques. Un traitement avec  de l’ Érythropoïétine réduit l’expression de la Myostatine chez la souris dystrophique déficiente en Dystrophine. La Myostatine versus  les atrophies musculaires et la signalisation des voies de l’hypertrophie du muscle squelettique. Une Inactivation du gène codant pour la Myostatine empêche le muscle squelettique de développer un  cancer. Par ailleurs la Myostatine est aussi un médiateur clé entre le métabolisme énergétique et la capacité d’endurance des muscles squelettiques. De plus dans un travail de mise à jour les voies de signalisation impliquant la Myostatine dans les divers phénomènes en relation soit avec l’atrophie soit avec l’hypertrophie du muscle sont abordés dans le travail en référence. La myogénèse au niveau post natal mais aussi au niveau du muscle adulte sont schématisé dans une illustration présentée ci-contre en relation direct avec le travail cité plus haut.

Mutations et myostatineEn 2015, une sur-expression de la Myostatine cardiaque survient immédiatement après l’ischémie myocardique et est impliqué dans l’activation d’une atrophie du muscle squelettique. Cela implique une dégradation des protéines périphérique dans le muscle squelettique en activant les entités Atrogine-1 et MuRF1. Une nouvelle mutation de la Myostatine est maintenant découverte chez  la race de bovin Gelbvieh allemande. Le Rôle respectif de l’Activine A et la Myostatine sont de nouveau étudiés en détail dans le cas de la cachexie cancéreuse humaine. La fréquence du polymorphisme de  la MSTN au niveau Lys (K) -153Arg (R) est contrôlée comparativement chez des athlètes et des nageurs. Un tableau présenté ci-contre résume les nombreux changements de résidus enregistrés dans la structure totale codante de la Myostatine et plus particulièrement au niveau de la zone C-terminale active.

Une nouvelle analyse du réseau de co-expression de divers gènes fournit de nouveaux aperçus sur la régulation de la Myostatine durant le  développement chez  différentes souris. Le Gène de la Myostatine muté chez la souris et inductible avec des nucléases TALE. Des changements dans un muscle squelettique et la structure et la fonction du tendon sont les conséquences d’une  inactivation génétique de la Myostatine chez les rats. Le Rôle respectif de l’Activine A et la Myostatine sont de nouveau étudiés en détail dans le cas de la cachexie cancéreuse humaine. La fréquence du polymorphisme de  la MSTN au niveau Lys (K) -153Arg (R) est contrôlée comparativement chez des athlètes et des nageurs.

Polymorphismes concernant la MyostatineUn autre travail va permettre d’identifier de nouvelles zones de polymorphismes au niveau de la structure possédant les 3 exons codant  pour la Myostatine chez le mouton. Un répertoire des polymorphismes bien identifié dans cette structure  contenant les 3 exons codant pour la Myostatine est rapporté ci-contre

On va  rencontrer parfois dans la littérature des échanges de données et de point de vue sur une question précise. Dans le champ de recherche qui porte sur la Myostatine on trouve par exemple un commentaire concernant l’article sur, « La Myostatine une protéine capable de réguler l’homéostasie énergétique dans le cœur et d’empêcher l’insuffisance cardiaque ». Puis quelque temps plus tard une Réponse et un autre commentaire dans l’article en référence

Une Combinaison d’un  traitement antisens pour réaliser un saut d’exon au niveau de la Myostatine est susceptible de provoquer un «  Open sauvetage » du cadre de lecture au niveau de la Dystrophine chez des souris mdx néonatales. Un exercice musculaire est susceptible de provoquer la modification de l’expression de la Myostatine comme cela est étudié comparativement chez des rats sédentaires et/ou diabétiques traités  par la streptozotocine. Une nouvelle étude analyse les volumes musculaires endocrâniens et masticateurs chez des souris déficientes en Myostatine On rapporte également que le facteur de croissance IGF-1 peut agir en supprimant la voie de signalisation par la Myostatine cours de la différenciation myogénique. Une nouvelle vérification fonctionnelle est proposée dans ce travail sur un mutant de la Myostatine chez le porc.

La Myostatine en tant que médiateur de la Sarcopénie versus un rôle de  régulateur homéostatique de la masse musculaire est un concept qui est étudié dans l’article en référence comme analysé via la spectrométrie de masse. On enregistre une dysfonction de la Myostatine qui compromet la génération de force dans muscle long extenseur des orteils et augmente avec  l’exercice un efflux de protéines efflux du long extenseur des orteils et du soléaire. Le rôle de la Myostatine et du récepteur de type IIB de l’Activine est étudié quant à leurs régulations respectives dans le cas spécifique d’une atrophie musculaire induite.
Une hypertrophie musculaire induite par l’inhibition de la Myostatine accélère la dégénérescence dans le cas de la Dysferlinopathie. Une utilisation d’un inhibiteur spécifique du pro-domaine de la Myostatine et son interaction avec les deux types I et II de récepteurs membranaires apparait comme une stratégie possible de thérapie pour potentiellement traiter une atrophie musculaire. La dysfonction de la Myostatine est associée à une réduction de la surcharge induite par une hypertrophie du muscle soléaire chez la souris.

Une nouvelle étude ouvre de large nouvelle perspective dans le domaine de recherche sur  la Myostatine
Le rôle potentiel des gènes codants pour la Myostatine et  la Neurotransmission sont étudiés comparativement avec les performances sportives chez les athlètes d’élite. Une ablation du récepteur pour la  vitamine D et une carence en vitamine D vont entraîner une réduction de la force de préhension, les fibres musculaires seront altérées, et on va alors observer une augmentation de la Myostatine chez la souris. Il y a activation de la kinase « activée par l’AMP « au cours de l’induction de l’expression de FoxO1, FOXO3 et de la Myostatine suite à une lésion musculaire provoquée par des exercices intenses.

Myostatine et fibrose

 

Il est proposé un nouveau mécanisme entraînant une régulation de la Myostatine via une épissage alternatif de variants au cours de la myogénèse chez les aviaires. Un nouvel épissage de variants est possible dans des conditions spécifiques de non-dénutrition pour réguler l’expression de la Myostatine chez les ovins (relation avec IGF1). De nouvelles données concernant le cœur démontrent que la Myostatine via p38 induit une fibrose interstitielle. Une illustration indique la cascade de signalisation qui conduit l’expression de Myostatine vers la fibrose.

En 2016, dans ce travail réalisé chez la souris, il est démontré que la suppression spécifique de la Myostatine suppression conduit à des  impacts sur la fonction mitochondriale et  l’état redox du muscle  squelettiques mais se trouve sans effet sur d’ autres organes ayant  un potentiel oxydatif élevé tels que le foie. On observe une diminution de la fonction mitochondriale et une présence plus faible des marqueurs oxydatifs mitochondriaux ce qui va  persister chez les souris âgées. Mais l’hypertrophie du muscle et  l’état d’oxydo-réduction lié, effets secondaires apparus comme bénéfiques du fait de l’absence de Myostatine,  vont cependant s’atténuer  avec l’âge et les changements métaboliques deviennent progressivement moins prononcés. Ainsi cette étude ouvre de nouveaux domaines d’investigation pour identifier la voie de signalisation entre la Myostatine  et la fonction redox dans le muscle. Cela permet également d’envisager une nouvelle stratégie de traitement mieux adaptée  en relation avec le  vieillissement.

 

En conclusion

Pour suivre l’évolution des connaissances sur chaque membre de la Myostatine il existe des banques de données récentes qui sont  automatiquement mises à jour qui répertorient :

A)      Chaque isoforme de Myomésine avec son lot de références historiques.

B)      Les principales maladies actuellement connues qui résultent d’une mutation ou d’un défaut dans la protéine considérée (avec des références associées).

Protéine : MYOSTATIN; MSTN

Pathologies associées: MUSCLE HYPERTROPHY; MSLHP