Mérosine

Introduction

Au sein de la matrice extracellulaire, il existe des glycoprotéines majeures qui furent découvertes progressivement pour finalement former une large famille de protéine avec des assemblages multiples et variés selon les tissus étudiés. Ce sont les Laminine qui participent à de l’attachement, la migration et l’organisation des cellules dans les tissus au cours du développement embryonnaire en interagissant avec d’autres composants de la matrice extracellulaire. Les laminines sont des composés formés par 3 types de chaînes polypeptidiques différentes dites (alpha, bêta et gamma) On a depuis leur première découverte environ une quinzaine de  trimères différents qui ont été identifiés. Une de ces entités est plus particulièrement identifiée dans le muscle et réalise un lien avec les Dystroglycanes. Ainsi dans le muscle squelettique une attention particulière a été portée à la Laminine-2 avec sa chaîne alpha-2 qui a été baptisée  Mérosine .

La Mérosine

tableau des séquences de la MérosineDe manière générale les chaînes alpha de la Laminine contiennent des domaines de liaison pour des récepteurs membranaires dit domaines LG (Laminin Globular) qui correspondent à des séquences de 200 résidus sous forme de zones répétées 5 fois (voir article correspondant). Les caractéristiques de cette protéine sont résumée dans un tableau présenté ci -contre avec comme référence SwissProt :  P24043

Un schéma récapitulatif montre l’assemblage au sein de la Laminine-2 des 3 types de chaînes Alpha, Bêta et gamma qui se situent dans la matrice extracellulaire et l’on pourra consulter également une autre représentation plus détaillée dans l’article suivant.organisation de la Mérosine au sein de la Laminine

Avec les données de séquence la chaîne Apha-2 de cette Laminine-2 on a pu dresser un portrait-robot de la protéine et en particulier définir la localisation de divers domaines tout au long de cette structure relativement importante.

Portrait robot de la MérosineOn y trouve en particulier 17 motifs du type EGF-like que l’on rencontre également au sein de l’Agrine, toutcomme les domaines LG qui sont au nombre de 5 en partie C-terminale de la Mérosine. De plus on va identifier 2 motifs centraux spécifiques des laminines dit motifs « Laminin IV type A » au nombre de 2 exemplaire et qui s’intercalent au centre des motifs « EGF-like » N°5 et N°14.

Rôle de la Mérosine

organisation de la Mérosine avec les chaîne Bêta et Gamma de la LaminineEn 1994 la formation et l’assemblage entre les trois chaînes Alpha, Bêta et Gamma de la Laminine s’affine et une représentation schématique de la Mérosine dans cet assemblage résulte de l’étude indiquée dans le travail en référence. On y voit en particulier la disposition C-terminale des 5 domaines LG disponibles pour une éventuelle association.

En 1993 Il est alors établi que c’est l’alpha Dystroglycane qui est  le récepteur de la Mérosine .  Puis en  1995 on détermine au sein des cellules myogéniques l’expression de plusieurs isoformes de Laminine.

Perte de la MérosineLa liaison entre Mérosine et Alpha-Dystroglycane  nécessite la présence du calcium et est inhibée par l’héparine. Ainsi l’intégrité de la membrane musculaire se trouve sévèrement perturbée si la Mérosine est déficiente, et cela conduit à des pathologies classées comme des dystrophies musculaires congénitales ou Mérosinapathies dont l’illustration suivante résume l’importance.

Les études montrent que les Laminines au sein de la matrice extracellulaire vont former un réseau. Il y a mise en évidence du rôle du calcium dans cette organisation d’assemblage des Laminine entre elles. On parle de la Laminine comme une protéine possédant 3 bras qui participent à l’assemblage formant les mailles d’un filet au niveau de la membrane basale. On constate que plusieurs isoformes de Laminines participent à ce maillage au sein de la matrice extracellulaire avec parfois un impact dans l’assemblage suite à l’existence de forme tronquée.

polymérisation des Laminines entre ellesUn schéma présenté ci-contre récapitule le réseau formé par les isoformes de Laminines. Mise en évidence de 3 types de contact entre les chaînes Alpha et Bêta, Alpha et Gamma mais aussi Bêta et Gamma.

Puis en 1996 on va alors tenter de comprendre comment une restauration partielle de la  chaîne de Laminine Alpha2 est possible chez la souris déficiente  dy / dy au sein d’une culture primaire de cellule musculaire.

En 1999 des travaux démontrent que la perte de l’assemblage fait suite à un clivage de la chaîne Alpha2 de la Laminine. Son Poids moléculaire apparent passe de 300 kDa à 275 kDa avec perte N-terminal d’environ 25 kDa et cette identification fut réalisée chez la souris

Chez l’homme avec la connaissance du gène de la Mérosine et le séquençage des 64 exons on va être capable de dépister des mutations dans certains cas de dystrophie musculaire congénitale (CMD). Cette découverte a naturellement conduit à la possibilité de dépistages au stade prénatal de ce type de dystrophie avec déficience en Mérosine. La même année un protocole facile à suivre permet de faire systématiquement un  dépistage prénatal de la déficience en Mérosine.

Cependant progressivement, même si le traitement miracle n’existe pas encore, il apparait des pistes permettant d’obtenir un meilleur confort du malade. En effet un récent travail montre que l’ ‘acétate de Glatiramer (voir information sur ce produit et sa formule chimique) semble améliorer les performances contractiles chez la souris déficiente en Mérosine de type dy(2J) / dy(2J). Il reste donc à valider ce résultat chez l’homme et il est permis maintenant de penser que de nouvelles pistes thérapeutiques vont bientôt émerger de la recherche fondamentale sur les animaux modèles.

Puis en 2010 un progrès consiste à réaliser la détermination des séquences de liaison Alpha-Dystroglycane  avec la zone des domaines LG4-5 de la LAMA2 (Mérosine). Par ailleurs une thérapie semble possible si  on réalise une surexpression transgénique de la chaîne alpha1 de la Laminine chez les souris déficientes en Mérosine ce qui semble restaurer une bonne fonctionnalité du muscle déficient  tout au long de la durée de vie. On détermine alors le rôle distinct pour les domaines LG en ce qui concerne la comparaison des séquences entre LAMA1 e LAMA2 et ainsi expliquer le principe du sauvetage d’un muscle déficient en LAM2 par apport de LAMA1.

Mérosine et pathologies

Dès 1994, chez la souris on rapporte pour la première fois  une Dystrophie musculaire provoquée par une mutation dans la séquence du gène codant pour la Mérosine,  c.-à-d.  La  chaîne Alpha2 de la laminine.   Puis on va définir dans une première classification,  une  dystrophie musculaire congénitale en corrélation avec un déficit en Mérosine que l’on nommera plus tard une Mérosinopathie.  Ainsi des expériences de mutagénèse dirigée de la Mérosine,  sur le résidu
cystéine-996
qui est conservé et situé  dans un motif riche en cystéine va conduire à une dystrophie musculaire congénitale avec déficience partielle de la protéine.

Puis chez l’homme la structure du gène de la chaîne alpha2-laminine (LAMA2), fut soigneusement étudiée et on était alors susceptible de mieux analyser l’impact de son altération dans cette  dystrophie musculaire congénitale. Mais en fait c’est finalement seulement en 1997 que le locus 6q24 est clairement associé avec tous les cas plus ou moins sévères de cette déficience en Mérosine

En 1997 on observe une déficience partielle en Mérosine qui se trouve associée avec des changements au niveau de la matière blanche cérébrale et apparition tardive d’une Dystrophie Musculaire. Un rapport fait état d’une Dystrophie musculaire congénitale bénigne chez deux patients avec délétion interne au sein de la séquence de la Mérosine. Le rôle de l’immunocytochimie complémente les analyses du diagnostic prénatal pour la déficience en Mérosine.Il va être découvert que le Phénotype clinique est variable pour diagnostiquer  la dystrophie musculaire congénitale avec déficience en Mérosine déficient selon que la technique d’immunomarquage est réalisée avec des anticorps dirigés contre deux fragments différents de la chaîne de laminine alpha 2.Toujours en 1997 un  premier bilan indique l‘identification de nombreuses mutations sur la Mérosine suite à un diagnostic prénatal. On découvre alors que l’Expression des chaînes de laminine peut être réalisée à partir de la peau pour diagnostiquer une déficience en Mérosine. Des souris mutantes totalement déficientes en Mérosine permettent d’étudier les perturbations ciblées du gène de LAMA2.

En 1998 le dépistage systématique sur le gène de la LAMA2  permet un meilleur   diagnostic prénatal et la recherche d’effets fondateurs capable de générer cette dystrophie musculaire congénitale.  Il est alors réalisé une mise à jour sur ce type de Dystrophies musculaires congénitales Progressivement de nouvelle données concernent les mutations sur la séquence de la  LAMA2. Puis il va être dépisté des différences laissant entrevoir la possibilité pour l’existence de plusieurs isoformes entre le muscle et le tissu neural de souris dy / dy. Le déficit en Mérosine est également associé  avec un retard mental sévère mais une  IRM crânienne normale ; dans ce travail sont analysés comparativement deux frères et sœurs. Une analyse de la Mérosine fait état de la présence de l’ expression d’un épitope variable dans les cas graves et légers.

En 1999 la carence en Mérosine se traduit par  des altérations au niveau de l’espace extracellulaire. Une analyse complète de La déficience en Mérosine confirme l’état transitoire de démyélinisation du cerveau, une hypoplasie ponto-cérébelleux et  un impact dans les symptômes d’arriération mentale.  La Mérosine qui est exprimée chez la souris dy (2J) s’avère se comporter de manière défectueuse dans la capacité de cette protéine à former des polymères. Une nouvelle étude approfondie sur l’activation de la caspase-3 et des voies de signalisations apoptotiques dans les fibres des muscles squelettiques chez les souris déficientes en laminine-alpha2. L’activation du gène LAMA2 est une étape importante dans la régénération musculaire:

En 2000, un nouveau  bilan sur la déficience en Mérosine est disponible dans le travail Indiqué.  En particulier il a été  établi une liste des principaux partenaires de la Mérosine avec une notion de la distribution des zones d’interaction de la Laminine avec ces diverses entités. Un schéma résume la situation connue en 2000.

Schéma des partenaires.

Par ailleurs on rapporte une carence partielle de la Mérosine chez un patient avec myopathie ressemblant à une Myosite à inclusions. En 2001, un épissage d’exon au niveau de la séquence de la Mérosine  se traduit par une mutation non-sens  est figure comme un nouveau cas d’altération de cette protéine. C’est ainsi qu’une revue fait de nouveau la mise à jour des altérations de la Mérosine en rapport avec le large spectre des phénotypes rencontrés sur une large série de cas. Ainsi les cas de déficits primaires en Mérosine se multiplient comme l’indique ce nouveau rapport.

En 2002 une étude fait la découverte de l’existence d’une  Dystrophie musculaire spontanée provoquée par une insertion d’un  rétrotransposon  dans le gène codant pour la LAMA2 chez la souris. Le déficient autosomique récessif connu sous le sigle (MDC1A, MIM # 156225) correspond à la pathologie entrainée par un déficit en Mérosine. Une carence en  Mérosine s’accompagne s’une neuropathie avec Hypermyélinisation, une arriération mentale et  une épilepsie, tels sont les symptômes rencontrés chez une jeune fille âgée de 19 ans. En 2003, une étude clinique et moléculaire sur la dystrophie musculaire congénitale avec la présence de la  laminine alpha 2 (LAMA2) en déficit partiel. Un rapport sur une dystrophie musculaire congénitale sévère chez une famille mexicaine avec une nouvelle mutation non-sens (R2578X) dans le gène alpha-2 de la laminine. Cas d’une Dystrophie musculaire spontanée provoquée par une insertion d’un rétrotransposon dans le gène de la chaîne alpha 2 de la laminine chez la souris.

En 2004, il est observé une perte de l’intégrité de  la membrane basale dans la  dystrophie musculaire relative à une déficiente en laminine. Un nouveau cas unique de dystrophie musculaire congénitale est rapporté chez un jeune patient avec un impact qui semble concerner le taux de glycosylation du Dystroglycane. Une nouvelle mutation sur la LAMA2  provoque chez une jeune fille une faible  perte de fonction de cette protéine. Un Traitement est proposé en cas de déficience en Mérosine, il s’agit de mettre en place une  inhibition de l’apoptose ce qui permet d’améliorer les résultats dans un modèle de dystrophie musculaire congénitale.

Un année plus tard il est rapporté que dans les Muscles malades qui manquent soit de la Dystrophine soit de  la LAMA2 il apparait que la composition et la prolifération des populations de cellules mononucléaires sont également altérées. En cas d’absence de la LAMA2 il est mentionné que l’infertilité masculine peut-être corrigée par la sur-expression de la LAMA1. Une  carence en Mérosine diminue l’activité de l’acétylcholinestérase dans le thymus de la souris déficiente en Mérosine. Un bilan sur le diagnostic prénatal de la déficience en Mérosine est  disponible avec un regroupement des données venant de 5 centres internationaux. L’analyse  du gène LAMA2 permet de réunir l’existence  de nouvelles mutations, les avancées sur le  diagnostic prénatal, et l’origine des divers paramètres conduisant à un effet fondateur de cette altération.

zones de contacts avec les principaux partenaires de la MérosineEn 2006, encore de  Nouvelles mutations relatives à la Mérosine sont découvertes comme responsables d’un phénotype sévère cette dystrophie musculaire congénitale dans deux familles tunisiennes. Un nouveau bilan sur les dystrophies musculaires congénitales résume les avancées récentes et les perspectives moléculaires. Dans un schéma récapitulatif il est montré aussi bien l’association des laminines avec le Dystroglycane alpha qu’avec les Intégrines.

En 2007,  un nouveau cas de LAMA2 mutée est rapporté. Puis une nouvelle mutation due à un épissage spécifique dans le gène LAMA2  entraîne un  saut d’exon et provoque une diminution significative des taux d’ARNm. En 2008,  encore une mutation ponctuelle dans un  domaine LN de la LAMA2 provoque la dystrophie musculaire et une absence de myélinisation périphérique. Des altérations au niveau de la maturation des ARNm codant pour la Mérosine  génèrent une carence complète de la LAMA2 et une dystrophie musculaire congénitale sévère. Une revue fait le résumé sur les connaissances en 2008 sur la déficience en Mérosine sous le terme de Dystrophie  musculaire congénitale de type 1A. L’analyse du gène LAMA2 bénéficie d’une compilation des données sur d’une cohorte de 26 patients atteints de MDC1A. Une approche thérapeutique propose diverses drogues pour réaliser une  Trans lecture de codons d’arrêt prématurés sur le gène codant pour la Mérosine et cela conduit à la stabilisation des ARMms codant pour la   chaîne de Laminine alpha2 dans les  myotubes.

En 2009, la Description d’un nouveau type de  dystrophie musculaire congénitale avec déficience en Mérosine et  avec une polymicrogyrie occipitale,  des symptômes d’épilepsie et une régression psychomotrice associé avec une mutation stop dans le gène de la LAMA2.

En 2010, il est montré que l’absence de Mérosine augmente la densité de zone riche en lipide (lipid raft) autour des dimères de récepteur à l’acétylcholine.  Cependant il existe aussi des variations de séquence dans le gène de la LAMA2 dont la modulation agit  en cis sur les éléments régulateurs de la structure secondaire de l’ARN. Puis une première étude fait mention chez une famille chinoise de la distribution fréquente de ce type de dystrophie musculaire congénitale de type 1A. On rapporte alors une corrélation génotype-phénotype chez une large population de patients avec des mutations au sein de la LAMA2.

Un nouvel axe de thérapie est alors proposé en favorisant la surexpression transgénique de l’intégrine α7 permet de réduire la  pathologie musculaire chez la souris déficiente en Mérosine. Une alternative aux approches thérapeutiques déjà proposées est de provoquer une  inhibition ciblée du clivage enzymatique de la LAMA2 ce qui permet d’améliorer la morphologie musculaire chez une souris modèle de la pathologie  de type  MDC1A. Des mutations dans les gènes et LAMA2 et CAPN3 associés à des hétérogénéités génétiques et phénotypiques sont rapportées chez une seule famille consanguine impliquant à la fois les dystrophies musculaires congénitales et progressives. Une nouvelle approche thérapeutique est envisagée et présentée en utilisant la Doxycycline (voir formule), semble améliorer la pathologie nerveuse périphérique et  la différenciation aberrante des cellules de Schwann chez la souris déficiente en Mérosine.

Pour tenter de montrer la grande variété de mutations actuellement trouvées dans le gène de la Mérosine, une distribution des résidus identifiés mutés figure sur le portrait-robot dans une compilation qui se trouve en perpétuelle évolution. On remarque une forte concentration dans la région N-terminales LN. Notons cependant que seules des résidus mutés de la Mérosine sont ici présentés, et que seule une représentation des divers exons codant pour la protéine est susceptible de donner une image complète du nombre total d’altérations actuellement connues.

Une revue fait le point sur les avancées quant à l‘hétérogénéité clinique et pathologique de la carence totale et/ou partielle en Mérosine. De plus la  caractérisation clinique et moléculaire de dystrophie des ceintures musculaire due à des mutations de la Mérosine est mise à jour dans l’article en référence.. Chez un patient avec une carence partielle en Mérosine due à des mutations dans le gène codant pour la LAMA2 montre des défauts de type  Cardiomyopathie dilatée avec des défauts de conduction au niveau de son cœur. Par ailleurs il va être observé une gravité variable de cette maladie dans les familles arabes,  soudanaises et  saoudiennes corrélée avec une LAMA2 mutée (voir détails dans l’article indiqué).

Avancées récentes depuis 2012

 Sous le terme de protéines en connexion avec la matrice extracellulaire comme les laminines, et les collagènes mais également les intégrines et la Dystrophine une revue donne les axes de thérapie envisageables,  aux vues des connaissances actuelles, pour traiter les divers cas de pathologies musculaires. On va ensuite observer chez des souris déficiente en Mérosine (absence de Laminine-2, lignée Lama2dy, il va être mis en évidence un déficit dans le muscle et dans le nerf pour une perte de l’activité de  é entité baptisée d’une part « PRiMA-linked acetylcholinesterase (= »Proline-rich membrane anchor 1 » associée à l’ acetylcholinesterase =AChE ) et d’autre part « butyrylcholinesterase (=BuChE) » . Un nouveau travail, fait mention d’une activation des facteurs  Rac1 et Cdc42 par la Mérosine, (Laminine humaine de type 2) associée à l’activation de l’Intégrine. Ce processus est sous la dépendante de voie de signalisation cellulaire PKCδ / FAK (voir fiches correspondantes dans l’onglet « En savoir plus » du Réseau MIR).  Cela constitue dans la cellule un système médiateur de propagation pour la formation des lamellipodes dans les cellules PC12. Un autre  travail récent, donne un descriptif précis de l’effet du motif DLTIDDSYWYRI, appartenant à la structure primaire de la chaîne alpha2 de la Laminine humaine,  et confirme on importance dans  l’ostéo-intégration implantaire. Un traitement à la Prednisone semble augmenter le taux de Laminine Alpha 2 et d’Intégrine Alpha 7 comme cela est rapporté en détails dans l’article en référence (études chez le chien GRMD: modèle animal  déficient en Dystrophine).

En 2012, les connaissances s’affinent quant à l’identification de séquences adhésives dans région N-terminale de la Mérosine. Une recherche démontre l’implication suite à une ischémie d’une interférence entre le phénomène d’inflammation et l’expression de la Laminine. Cela implique un remodelage des protéines de la matrice extracellulaire. Une nouvelle mutation d’un site d’épissage du gène codant pour la LAMA2 au niveau de la partie centrale de la Mérosine, est impliquée  dans une grave dystrophie musculaire conduisant à une  croissance  anomale  chez le poisson zèbre.

En 2013, il est explorée une nouvelle thérapie consistant en une administration systémique de cellules stromales mésenchymateuses humaines associées à l’IGF-1 ce qui améliore la récupération fonctionnelle dans le muscle chez la souris déficiente en Mérosine. Une nouvelle tentative d’approche thérapeutique reprend l’axe de la lutte contre l’apoptose. Cette  approche combinatoire pour le traitement de la pathologie MDC1A semble déclencher une amélioration significative du muscle. Un nouveau rapport sur un cas pathologie MDC1A fait apparaitre un codon stop au niveau du réidu Arg2383X stop. Un travail utilise des cellules myogéniques immortalisées provenant de patients atteints de Dystrophie MDC1A et cela permet de mieux cerner le rôle de  l’activation aberrante des caspases la pathogenèse.

En 2014, une analyse sur la densité des régions riches en lipides (Lipid raft) au niveau de la distribution de la phosphatase alcaline ne semble pas affectée au niveau du Foie chez la souris déficiente en Mérosine.  Une nouvelle analyse sur les mutations de la Mérosine fait état des  difficultés de diagnostiques en raison de la neuropathie périphérique associée. La protéine de la matrice extracellulaire, la Mérosine, est capable de  réguler la maturation et la fonction de la barrière hémato-encéphalique. Des niveaux de  créatine kinase élevées  (CK) et des changements au niveau de la matière blanche du cerveau permettent une aide à la définition du spectre clinique et génétique des cas de carences en Mérosine. Analyse des mutations de la LAMA2 dans la dystrophie musculaire de l’adulte avec Leucoencéphalopathie. Ce nouveau travail rapporte un cas d’un phénotype atypique chez deux patients présentant une expression résiduelle de Mérosine.

En 2015, apparait une nouvelle génération de séquençage avec identification d’une nouvelle suppression intra génique du gène LAMA2 chez un patient MCD1A. Un travail rapporte les Résultats d’une étude pilote de deux ans sur des cliniques liées à l’absence de Mérosine et de Collagène VI.   On rapporte un cas de Dystrophie musculaire congénitale liée à une déficience en Mérosine qui est compliqué par un syndrome de West. Cette nouvelle étude démontre un large spectre  clinique  de la dystrophie musculaire liée à une carence en LAMA2 et sa prévalence dans une cohorte de patient atteints de dystrophie des ceintures de type 2 (LGMD2). Cela pourrait indiquer dans l’avenir une classification de la déficience en Mérosine comme une dystrophie des ceintures. Dépistage du fragement 80kDA de la Mérosine avec la technique du Western blotCette étude montre l’importance du dépistage en immunofluorescence (utilisant l’anticorps NCL-Mérosine obtenu chez Novocastra)mais aussi des anticorps dirigé contre les zones N-terminale et C-terminale de la Mérosine et pour plus particulièrement en utilisant la technique du Western Blot l’anticorps qui détecte un fragment de dégradation fréquent de la Mérosine avec un PM d’environ 80 kDa (MAB1922 de chez Millipore). Une illustration présentée ci-contre montre le Western Blot Multiplex avec en particulier l’absence de Mérosine chez les patients suspectés de déficience en Mérosine.

Le développement de micro ARN comme la miR-29 semble être une clé possible pour réguler l’expression de la Mérosine (Cas particulier de Épendymome qui est une tumeur qui provient de l’ épendyme , voir détails et illustrations dans la référence indiquée). Chez la souris déficiente en Laminine Alpha-2 une absence d’intégrine Alpha7 n’aggrave pas l’état du muscle malade.

Toujours en 2015,  ne nouvelle dystrophie musculaire congénitale à déficit en mérosine est découverte avec une nouvelle mutation homozygote dans le gène de la laminine-2 qui concerne le résidu Glycine 2621 (Gly2621Val) mais également un variant (Gly 2621His fs8 stop), qui se traduit par un remplacement des 502 résidus Cternimaux par seulement 7 résidus. Une étude rapporte une dystrophie musculaire liée à la carence en LAMA2 ce qui se traduit par une imitation les maladies liées à Emery-Dreifuss et au collagène VI. Il s’agit de 4 cas distinct Le premier d’origine Turque présente la mutation (Glu 1646X) le second d’origine algérienne possède la mutation (Arg 744X) tandis que les 2 derniers d’origine Portugaise présentent respectivement les altérations suivantes (Leu 621His fs7X) et (Thr 821Pro) comme cela est incorporé dans le protrait robot de la LAMA2 incluant les mutations actuellement connues.

En 2016, c’est l’analyse génétique clinique et moléculaire d’une famille avec dystrophie musculaire LAMA2 tardive qui fait l’objet de cette étude. En fait cette étude porte sur le phénotype et le génotype observé chez  une famille dite LAMA2-MD se manifestant par une pathologie similaire à une dystrophie musculaire des ceintures (LGMD). On observe alors chez le père une grosse perte des exons 36à65 du gène LAMA2, tandis que la mère possède une mutation (Cys453Ser) identifié sur le gène de la LAMA2.

En 2017, un travail original indique des résultats cliniques et de neuro-imagerie chez deux frères présentant une pathologie de type due à des mutations sur la LAMA2. La technique de myographie par impédance électrique (EIM) est une technique électrophysiologique non invasive qui caractérise propriétés musculaires grâce à la bioimpédance. L’application de cette technologie permet de comparer chez les personnes atteintes une pathologie liée à une altération en collagène 6 versus une dystrophie musculaire congénitale reliée à une altération de la LAMA2. C’est ici une analyse transversale avec un recul de 2 ans.

Des résultats de l’IRM musculaire chez une fille d’un an atteinte d’une dystrophie musculaire congénitale de type 1A déficient en mérosine due à une mutation LAMA2 est ici rapportée. Il y a eu alors un séquençage qui démontre l’existence d’une mutation hétérozygote de décalage de trame dans le gène LAMA2, consistant en une délétion d’AG aux nucléotides 2049-2050 (LAMA2 c.2049_2050delAG).

 

 

En conclusion

Pour suivre l’évolution des connaissances sur La Mérosine il existe des banques de données récentes qui sont  automatiquement mises à jour qui répertorient :

A)     La Mérosine avec son lot de références historiques.

B)      Les principales maladies actuellement connues qui résultent d’une mutation ou d’un défaut dans la protéine considérée (avec des références associées).

Protéine : MEROSIN = LAMININ, ALPHA-2; LAMA2

Pathologies associées: MUSCULAR DYSTROPHY, CONGENITAL MEROSIN-DEFICIENT, 1A; MDC1A