Dystrophine Avancées depuis Sept 2016

Dystrophine Avancées depuis Sept 20162018-07-30T18:44:58+00:00

(retour vers : DMD/BMD)

Introduction :

Ce nouveau chapitre rapporte les avancées majeures que l’on va progressivement découvrir à partir de Septembre 2016, et cela récapitule les données acquises jusqu’à partir de cette rentrée de l’année Universitaire 2016-2017

NB : Cette fiche qui sera  mise à jour régulièrement permet d’avoir un accès plus directe aux découvertes les plus récentes, et cela de manière chronologique tandis que les données portée dans les chapitres précédents concernant la Dystrophine sont maintenant à considérer comme un rapport historique sur le sujet

Avancée depuis Septembre 2016

Ce travail rapporte en terme d’efficacité à long terme, de sécurité et de pharmacocinétique les bénéfices et inconvénient du Drisapersen, (voir formule),  utilisé pour traiter la myopathie de Duchenne:. On trouve dans ce travail les résultats d’une étude dite « à extension  ouverte ». (voir les courbes indiquant en particulier les effets positif de ce traitement allant jusqu’à un gain de 33 m dans un test de 6 minutes de marche). Par ailleurs une nouvelle analyse montre les  effets de la  Tériparatide, une molécule utilisée dans les cas d’ostéoporose (voir formule), sur la densité minérale osseuse et la qualité de vie chez un cas de  patient atteint de  la dystrophie musculaire de Duchenne avec des signes liées à une  ostéoporose.

Une nouvelle revue fait le bilan des avancées sur la Thérapie génique concernant les Dystrophies musculaires. Dans cette présentation il s’agit d’abord d’indiquer les différents  défis que représentent les patients DMD. Ensuite il est rapporté la stratégie de corriger le gène DMD  par trans-épissage avec  la modification selon différent protocole du gène DMD qui vont finalement  impliquer un épissage alternatif.

Puis on trouve un article qui fait le bilan de l’analyse  du spectre de mutation du gène de la dystrophine concernant 507 garçons Coréens avec  une dystrophie musculaire  de type Duchenne / Becker et son analyse  dans un seul centre. Ce travail indique bien sur une analyse clinique des patients avec des informations sur la potentielle cardiomyopathie associée la capacité respiratoire et ambulatoire et/ou en chaise roulante. On y trouve aussi un tableau résumant le processus de diagnostique certifiant le statut DMD et/ou BMD. Le bilan des mutations répertoriées dans cette analyse est données selon le spectre suivant : Délétion 65,4%, Duplication 13,3%, Mutations :  Non sens, 12,3%, Faux sens 1,2%,  avec Épissage 4,5%, avec Rupture du cadre de lecture 3,1% et avec reprise du cadre de lecture <1%.

Dans ce travail les ARNs non codants (ARNnc) tels que les miARN et de plus longs ARN non codants sont capable de moduler la transcription des gènes en réponse à des facteurs de stress environnementaux ainsi que d’autres stimuli. Un rôle est proposé pour de tels  ncARNs dans les pathologies musculaires comme cela a été démontré dans la présente publication et d’autres preuves suggèrent  que de tels ncARNs jouent également un rôle dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). (Consulter le tableau 1 pour avoir la liste et le rôle de l’ensemble des miARN en relation avec la DMD).

Les oligonucléotides antisens (AON), qui à l’heure actuelle représentent une technique en large développement clinique pour la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD),  visent à induire un saut d’un exon spécifique de la transcription de la dystrophine lors de pré-épissage de l’ARNm. Avec l’introduction récente de la technique dite de « gouttelette numérique de 3ème génération PCR (ddPCR) », une technologie state-of-the-art est devenu disponible ce qui permet la quantification absolue du nombre de copies de la transcription avec et sans exon spécifique à sauter, ceci  avec une grande précision, une forte sensibilité et une très bonne  reproductibilité. Ainsi l’article en référence indique dans ce domaine l’actuel développement préclinique qui est en pratique pour traiter la dystrophie musculaire de Duchenne.

Dans ce nouveau travail il est observé une réduction de la densité neuronale dans l’hippocampe CA1 antérodorsale de la souris mdx. En fait l »analyse présentée rapporte une réduction significative (~ 34%) du nombre de neurones pyramidaux, avec des différences dans la  magnitude de génotype qui est particulièrement hétérogène dans l’axe antéro-postérieur de l’hippocampe. Cela étend la connaissance antérieure morphofonctionnelle du cerveau et des altérations induites par la perte de la dystrophine. Cela  suggère que des mécanismes putatifs impliqués dans la neurogenèse et / ou la survie des neurones peuvent contribuer à l’apparition des déficits hippocampiques responsables de l’ apprentissage et de la mémoire chez les patients atteints de  DMD.

Dans cette nouvelle étude qui concerne l’analyse de l’ovalbumine de poulet, il est  identifié en amont de son promoteur un facteur de transcription dit « COUP transcription factor 2 » (=COUP-TFII = chez l’homme  NR2F2). L’étude analyse  l’hyperactivité d’un tel facteur comme un facteur sous-jacente potentiellement intéressant dans le cadre de la dystrophie musculaire chez un modèle animal déficient en dystrophine et chez des animaux normaux. Une expression ectopique de COUP-TFII dans les cellules souches de la souris conduit à  une dystrophie de Duchennecomme dans les muscles des animaux témoins  Ainsi une sur-expression de COUP-TFII  chez la souris conduisait  à l’échec de la  régénération musculaire qui a été attribué à une prolifération déficiente de cellules souches  et un déficit de  la fusion des myoblastes. Par contre avec une inhibition de l’expression de COUP-TFII il est obtenu une préservation de la fonction des cellules souches ce qui va contribuer à contrecarrer la faiblesse musculaire associée à  la dystrophie de Duchenne  chez  le modèle murin. Ainsi ce dernier point qui suggère que le ciblage de l’entité COUP-TFII est une cible pour un  traitement potentiel pour la DMD.

Une Dystrophie musculaire de Becker est rapportée suite à une mutation d’épissage intronique induisant une transcription double de la dystrophine. En fait c’est une nouvelle substitution  c.1150-3C> G dans le gène DMD, qui affecte le site de l’intron 10 accepteur d’épissage et provoquant le saut de  l’exon 11 avec alors une transcription en dehors du cadre de lecture. Cependant, des protéines de poids moléculaire normal, mais en quantités réduites ont été observées sur l’analyse Western Blot (bande de Dystrophine détectée avec un PM d’environ 420 kDa) . Une  analyse de la transcription inverse sur l’ARN musculaire a montré la production, par l’intermédiaire d’un épissage alternatif, d’une transcription de l’exon 11 disparus ainsi qu’une faible abondance d’un  transcrit de longueur totale qui est suffisant pour éviter un phénotype de la maladie de Duchenne sévère. Cette  étude démontre  qu’une quantité réduite de dystrophine ayant une longueur totale conduit à une forme bénigne de la dystrophie musculaire de Becker.

reltion-augmentation-du-calcium-et-inflammation-dans-le-muscle-squelettique-deficient-en-dystrophineDans ce travail très complet sont répertoriés les médicaments anti-inflammatoires qui peuvent être utilisé pour traiter la myopathie de Duchenne: avec un point de vue ciblé  sur les facteurs circulants concernant les fibres musculaires squelettiques. En particulier un état des lieux est proposé résumant le mécanisme hypothétique du trop-plein de calcium induit  par une réponse inflammatoire dans les muscles DMD. Il existe en fait quatre voies pour augmenter la concentration du calcium cytosolique dans les muscles DMD. Tout d’abord, (1) les blessures membranaires promues dans les muscles déficientes en dystrophine qui permettent l’entrée directe du calcium par membrane plasmique altérée. Deuxièmement, (2) une fuite suractivée au niveau du récepteur RyR1qui permet la libération du calcium du Réticulum Sarcoplasmique vers le cytoplasme.. En troisième lieu, (3) un épuisement des zones de stockage du calcium dans les ER/SR ce qui favorise la translocation de la protéine vers des régions proches de la membrane plasmique, où STIM1 active Orai1 qui est surexprimé dans la DMD, ce qui permet influx de calcium à travers la membrane plasmatique vers le cytosol. Quatrièmement, (4) une  surexpression des canaux calciques TRP dans la membrane plasmique chez les  DMD ce qui va  induire une augmentation du calcium cytosolique ce qui conduit à une sur-activation de la Calpaïne, induisant l’activation de NF-kB  via la dégradation IkBα, et éventuellement une  stimulation et une libération de la production de cytokines inflammatoires. L’ensemble de ces voies est résumée dans une illustration directement issue de l’article en référence. De plus cette analyse très complète propose un autre schéma présenté dans la Figure N°2 de l’article en référence, qui donne une vue d’ensemble du mécanisme inflammatoire dans les muscles DMD et la relation avec de potentiels médicaments.

Pour obtenir un aperçu de la hiérarchie des troubles moléculaires lors de la progression de la pathologie DMD, une analyse du protéome du biceps est effectuée dans cette publication sur des échantillons de muscle fémoral chez des Porcs déficients en Dystrophine âgés de  2-jours et 3-mois  et des animaux sauvages. À 3 mois, chez les animaux déficients,  les protéines liées à la réparation des muscles tels que la Vimentine, la Nestine, la Desmine et la Ténascine C ont été trouvées augmentés, alors qu’un grand nombre de protéines de la chaîne respiratoire ont diminués, ce qui indique des perturbations sérieuses dans la production d’énergie aérobie et une réduction du tissu musculaire fonctionnel. De tels changements spécifiques détectés chez le porc  ce nouvel modèle animal de la dystrophie musculaire  fournissent de nouvelles lectures moléculaires pour mieux orienter  les futurs essais de traitement.
Identification de nouveaux antigènes qui contribuent à l’auto-immunité dans les maladies cardio-vasculaires. On trouve ainsi dans ce travail l’identification de 3 séquences dérivées de la protéine C se liant à myosine de type rapide (MyBPC), la protéine de liaison à l’ARN-de type 20 (RBM20) et la Dystrophine, qui possèdent des effets pathogènes sur le myocarde de la souris. En résumé ces 3 peptides potentiellement cardiopathogenic ont été identifiés. Ainsi, cette étude pourrait servir de base pour les futures enquêtes visant à déterminer d’autres antigènes conduisant à des effets pathogènes sur le myocarde de DCM, ainsi que les patients atteints de myocardite.

Cette étude fondamentale  pointe sur le fait que la  variabilité  des perturbations de microtubules associés à dystrophinopathie serait en fait complétement indépendante de l’évolution de cette pathologie. Ce travail utilise des anticorps spécifiques et l’expression de différentes protéines, Utrophine et  Dystrophine dont une version est exprimée sous le contrôle du promoteur de l’actine humaine (HSA).

distribution-du-marqueur-cd82-au-sein-des-cellules-souches-musculairesDans cet article les auteurs décrivent l’identification du CD82 comme un marquer d’identification  des cellules souches chez l’homme capable de favoriser une régénération musculaire. En effet l’étude démontre que des cellules souches musculaires déficientes pour un tel marqueur  CD82 réduisent la susceptibilité des myoblastes à proliférer et il est de plus constaté que l’expression de CD82 est significativement réduite dans les cellules souches de muscle dystrophique. Ainsi pour la première fois les résultats présentés suggèrent un lien avec la maladie du muscle déficient en Dystrophine. Un schéma général résume ces importants résultats pour mieux orienter la thérapie cellulaire vers un type de cellules souches myogénique performant, comme cela est présenté ci-contre.

trhombspondne-et-integrite-membranaireDans ce travail le rôle intracellulaire pour la forme Thbs4 de Thrombospondine, dans le muscle squelettique, est démontrée comme susceptible d’augmenter sélectivement le DGC et la fixation des intégrines complexées aux structures vésiculaires vers la membrane, ce qui va conduire à une plus grande stabilité de ces complexes au sarcolemme. En particulier cela va améliorer ainsi la
stabilité mécanique de la myofibres. Cette étude permet d’identifier la Thbs4 comme composant crucial pour maintenir l’intégrité de la fibre musculaire. Ainsi  la perte de Thbs4 entraîne une faiblesse du sarcolemme et provoque des changements dystrophiques spontanés avec le vieillissement. Il est ainsi observé un effet protecteur de la Thrombospondine dans le muscle squelettique chez la souris mais aussi chez le modèle animal la drosophile. Un schéma résume le cycle de la Trb4 dans un muscle normal comme cela est présenté ci-contre (Voir également dans l’article original en cas de déficience de Trb4).

Cette analyse fait le bilan d’une restauration des déficits sociaux neurocomportementaux chez la souris dystrophique en utilisant des inhibiteurs spécifiques de la phosphodiestérase PDE5A et PDE9A. Dans cet autre  travail il est abordé le processus  de développement de la fibrose dans l’apparition précoce des dystrophies musculaires et en particulier de la DMD. Il est ainsi indiqué quels sont les  mécanismes de mise en place de la fibrose et leurs implications en terme  de réponses pro-fibrotiques dans les cellules cibles.

Cette étude suggère que la toxine botulique de type –A  (BTX-A)  est une méthode appropriée pour simuler DMD-pathogénèse chez les souris en bonne santé en lui injectant ce produit, mais d’autres investigations sont nécessaires pour analyser pleinement les effets de la toxine  BTX-A  et les voies de signalisations impliquées  pour générer une atrophie musculaire soutenue chez la souris mdx.

Les données contenues dans ce travail,  indiquent que les cellules γδ T  (= lymphocytes T gamma delta (γδ) ), exercent des effets protecteurs sur le cœur des souris mdx, éventuellement en tuant sélectivement les macrophages pathogènes, et cette fonction semble importante pour expliquer  l’apparition tardive des lésions cardiaques au cours de la pathologie  DMD.

Le facteur de transcription TEAD1,qui  est un facteur de transcription qui contrôle l’activité d’un certain nombre de gènes , a un rôle clé dans la voie de signalisation Hippo, voie qui est impliquée dans le contrôle de la taille d’un organe et de la suppression d ‘une  tumeur en limitant la prolifération et en favorisant  la promotion de l’apoptose. Ainsi dans ce travail une surexpression de ce facteur TEAD1 conduit les cellules satellites d’un muscle déficient en Dystrophine  vers une hyperplasie  et serait responsable d’effets pathologiques liés à l’absence de la Dystrophine.

Dans cette étude une incubation de culture néo-natale de myocytes cardiaques infectées avec du sérum de Trypanosoma cruzi présentent  des niveaux de Dystrophine ont diminués de 13% e une augmentation de 17% de la Calpaïne. Un traitement avec le Dantrolène va restaurer la dystrophine et les niveaux de Calpaïne à des niveaux proches d ceux des cultures contrôles. En conclusion le Dantrolène permet d’améliorer les changements structurels induits in vitro par le sérum de souris infectées  par le Trypanosoma cruzi.

Il est observé ans ce travail original,  que seulement de petites fractions de cellules souches embryonnaires provenant de souris déficientes en Dystrophine après injection chez un animal sauvage  conduisent à des cellules chimériques qui  manquent de l’expression compensatrice de l’Utrophine ce qui s’accompagne d’un spectacle de remodelage pathologique au niveau de la  Connexine-43 dans le cœur de l’animal chimérique. En outre, des cardiomyocytes isolés  montrent des zones avec  dystrophine négative et dystrophine positive provoquant une réponse au  calcium augmentée suite à un stress mécanique, similaire à celles observées  pour des cellules mdx. Ces effets globaux mettre en évidence un nouveau rôle des cellules souches déficiente en Dystrophine  dans le déclenchement de la dystrophie musculaire, même lorsque que de faibles quantités sont présents. Ainsi ce travail montre que des altérations du muscle squelettique et une atteinte sévère cardiaque peuvent résulter d’une faible présence de cellules souches embryonnaires déficientes en Dystrophine.

Dans ce travail il est indiqué comment générer avec succès un nouvel  modèle animal de Myopathie de Duchenne  en modifiant le gène  DMD par  une injection spécifique d’une construction ciblée sur l’exon 27   via l’utilisation du système  CRISPR  / cas9 chez un porc miniature.

Une nouvelle analyse génétique du gène codant pour  la Dystrophine chez des enfants atteints soit de la myopathie de Duchenne et/ou  de Becker est rapportée dans ce travail et cela donne l’identification de nouveaux sites de mutations au long de cette séquence.  Une  illustration présente dans le début de la fiche « Thérapie de la Dystrophine »  (Fig 2),  permet d’avoir une tentative de compilation des résultats actuellement connus dans le domaine des mutations sur la Dystrophine.

Cette approche présente une étude sur une association entre  des variantes dans les exons codants pour la protéine NFL-kB et la vie de communication impliquant le facteur TGFß. Il est ainsi identifié que la protéine  CD40 semble pouvoir jouer le rôle de modificateur dans dystrophie musculaire de Duchenne.

Ce travail conforte l’idée d’un dysfonctionnement musculaire chez un modèle animal tel le  poisson zèbre atteint de la dystrophie musculaire de Duchenne.

Cette nouvelle étude porte plus particulièrement sur une atteinte cardiaque chez les femmes porteuses de la dystrophie musculaire de Duchenne et de Becker. En fait l’importance des mesures cardiaques anormales et asymptomatiques que l’on rapporte chez les femmes porteuses de mutations sur le gène de la  Dystrophine mutations set relativement  controversée. Ainsi dans ce travail il est démontré que les anomalies cardiaques ne sont pas corrélées avec le type de mutation, phénotypes DMD versus BMD, ni avec le taux de créatine kinase (CK) et ni les symptômes musculaires, ou l’âge.

Une revue se propose actuellement de faire un bilan des connaissances et indique qu’il urgent de réévaluer le statut de porteur pour les Dystrophinopathies car il est actuellement périmé au vu des analyses actuelles . Dans ce travail on découvre  un cas particulier qui va poser la question du fait qu’il a actuellement une obligation à réévaluer le statut des  familles présentant des risques d’altération du gène de la Dystrophine. En effet comme cela est rapporté dans la présente analyse il est nécessaire pour conseiller les femmes à risque de développer une cardiomyopathie et ayant un enfant avec une dystrophie de type DMD. Les tests moléculaires  pour détecter les mutations sur le gène de la dystrophine ne sont disponibles uniquement  que depuis 2003. Ainsi les femmes conseillées pour une évaluation des risques avant cette date  ne sont pas sans risque. Cette alerte le démontre sur une famille sur 5 générations dont les résultats des tests de mutation familiale pour la DMD fut positif pour identifier 10 nouveaux cas porteurs et de 28 femmes à risque d’être porteuses de la DMD.

Cette analyse donne le spectre des mutations concernant la forme Gamma du Sarcoglycane  pour une cohorte algérienne dont les identifications nouvelles ont été intégrées dans le schéma présenté par ailleurs (fiche Gamma-Sarcoglycane).   Une analyse concernant le gène de la Dystrophine vient également compléter cette analyse et cela se résume par un dernier schéma très clair à consulter dans l’article original.

recombinants-de-dystropinesCette étude porte sur les diverses solutions pour éliminer des segments répétitifs de la Dystrophine afin d‘obtenir certes une Dystrophine recombinante plus courte mais possédant le maximum de propriétés similaires à celle de la molécule native. Un schéma récapitulatif permet d‘illustrer les différents modèles et les conclusions sur les propriétés de chacun d’eux figurent en détails dans l’article en référence en relation avec la représentation ci-contre.

Une signalisation via la forme alpha du facteur d croissance PDGFR (Platelet-derived growth factor receptor alpha) favorise les réponses fibrogènes dans les cellules productrices de collagène au cours du développement de la myopathie de Duchenne. Ainsi dans ce travail il est démontré que dans le cas d’un Dystrophie DMD une activation excessive et persistante de la voie de signalisation impliquant PDGFR de type alpha  entraîne directement une fibrose et entrave la réparation musculaire. La voie de signalisation PDGFR alpha  est donc une nouvelle cible potentielle pour offrir un traitement de la DMD dans le bût d‘en ralentir la  progression.

Chez la souris mdx de type 3Cv, un  modèle de dystrophie musculaire de Duchenne on observe un déficit asymétrique des enregistrements au niveau de la rétine effectués avec la technique de l’électro rétinographie,  (ERGs anomaux, Voir détails dans l’article en référence). Il est par ailleurs bien identifié une réduction de la densité neuronale antérodorsale dans l’hippocampe CA1 chez la souris mdx.  Une expression spécifique de l’IGFBP-2 (Insulin-like Growth Factor Binding Protein-2) au niveau du muscle  favorise un phénotype de muscle lent chez la souris sauvage mais pas chez des souris mdx dystrophiques ce qui par ailleurs ne modifie pas la pathologie dystrophique chez ces animaux.

Seule la perte d’un seul acide aminés  (p.His1690del) dans la séquence de la  dystrophine (cas particulier de l’exon 36 ayant perdu un codon c.5068_5070delCAC ) est détectée chez des patients et entraîne à un phénotype clinique modéré dont l’étude de l’évolution permettra d’en mieux définir la gravité. Cette nouvelle identification d’une mutation est maintenant intégrée dans le schéma récapitulatif que l’on trouve dans le chapitre Thérapie sur le sujet Dystrophine (Voir la fiche dans laquelle  figure ce schéma).

La drogue baptisée  BGP-15 (petite molécule  C14H22N4O2 capable de co-induire l’expression de la protéine dite « heat shock protein 72 =HSP72 »),  améliore les aspects de la pathologie dystrophique chez les souris mdx et dko avec des différences d’efficacités dans le cœur et dans le muscle squelettique.

 reseau-des-microtubules-dans-un-muscle-avec-t-sans-dystrophineDans cette analyse il a été déterminé une variabilité indépendante des perturbations microtubulaires qui se confirmait associées à la dystrophinopathie. Dans un muscle squelettique Les microtubules sont organisés en un réseau rectiligne sous le sarcolemme chez les souris WT (de type sauvage) mais en contraste le réseau des microtubules est significativement perturbé chez les souris mdx comme le montre l’illustration directement issue de l’étude en référence.

La réduction de l’activité des enzymes NNMT (nicotinamide N-methyltransferase) principaux consommateurs ans le muscle du NAD (nicotinamide adenine dinucleotide) si elle se trouve compensée par une supplémentation en nicotinamide riboside alimentaire, permet d’améliorer la fonction musculaire dans la dystrophie musculaire. En particulier cela conduit à une amélioration de la fonction mitochondriale, à une restauration de l’expression de protéines structurales (Alpha-Dystrobrévine et Delta-Sarcoglycane) une  réduction des polymérases de type « poly[adenosine 5′-diphosphate (ADP)-ribose] polymerases (=PARPs) », comme de l’inflammation et de la fibrose. En combinaison, ces études suggèrent que la reconstitution du NAD peut être bénéfique pour les patients souffrant de dystrophies musculaires ou d’autres affections dégénératives neuromusculaires caractérisées par les signatures d’expression génique impliquant PARP / NNMT.

Cet autre travail analyse  plus particulièrement le raccourcissement des télomères et le compromis métabolique sous-tendent la cardiomyopathie dystrophique. Dans cette étude il est mis en lumière qu’une bonne élimination de la production de Nox2, produit correspondant à un composé contenant un oxygène réactif , protège le muscle squelettique dystrophique de l’influx pathologique du calcium évalué in vivo par l’imagerie par résonance magnétique au manganèse. En fait l’imagerie par résonance magnétique (MEMRI) peut être une technique viable non invasive pour suivre l’évolution de la progression de la maladie et évaluer l’efficacité des thérapies envisagées pour améliorer la qualité de vie des patients atteints de Dystrophie musculaire de Duchenne.

Les récepteurs purinergiques P2Y2 sont fortement exprimés dans les muscles cardiaques et diaphragmaux des souris mdx et leurs expressions sont diminuées par la Suramine. Comme le démontre l’étude publiée dans l’article en référence. Le médicament baptisé  Eteplirsen (Exondys 51, également appelé AVI-4658) est un oligonucléotide antisens conçu pour induire le saut  de l’exon 51 qui est la cible de nombreuses mutations sur le gène de la DMD,. Il est développé par « Sarepta Therapeutics »  et les premiers résultats préliminaires de l’essai de phase II d’utilisation de doses élevées d’ Eteplirsen  sont maintenant disponibles.
les-rna-non-oant-dans-la-dmdLes ARN non codants (ncRNA) tels que les miARN et les ARN non codants sont capable de moduler la transcription d’un gène en réponse à des facteurs de stress environnementaux et/ou  d’autres stimuli. Cette étude concerne plus particulièrement les  ncRNAs qui jouent un rôle dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Ces ARN non codants sont différentiellement exprimés chez les patients DMD et peuvent  s’avérer utiles comme biomarqueurs de la maladie. Cependant, leur utilisation comme cibles thérapeutiques dans la DMD reste incertaine. Pour autant une compilation chez l’homme mais également chez les races canine, bovine et murine permet sur un schéma récapitulatif de mettre à jour leurs identifications respectives.

stabilite-ds-myofbrilles-impliquant-la-myo18aCe travail met en évidence comme  partenaires d’interaction nécessaires à l’adhésion des myoblastes et à l’intégrité musculaire, la  Myosine baptisée la Myosine Myo18A.  Cette Myosine de type non conventionnel, la Myosine MYO18A  est située dans  l’appareil de Golgi avec une  interaction par son domaine PDZ vers les entités  GOLPH3 et Golgin45. Cette Myosine se  lie également directement avec la F-actine, qui est par ailleurs connectée à la dystrophine. L’interaction entre MYO18A et p190RhoGEF, ainsi que Lurap1, régule l’organisation du cytosquelette et du trafic vers l’appareil de Golgi. Ainsi, la Myosine MYO18A fait le lien entre  l’appareil de Golgi à la dystrophine par l’intermédiaire de la  F-actine un schéma récapitulatif illustre ce nouveau concept et une fiche spéciale sur le Myosine Myo18A sera consultable sur le site.

Comme le montre une étude chez la souris déficiente en Dystrophine un régime particulier peut à long terme procurer une relative cardioprotection.  Un régime enrichi en Quercétine (Voir formule) améliore la fonction cardiaque et augmente les mitochondries  tout en favorisant  une bonne formation d’un complexe de glycoprotéine susceptible d’associer l’Utrophine à la membrane d’un muscle déficient en Dystrophine. Les analyses histologiques indiquent une atténuation dans le remodelage cardiaque pathologique et indiquent que les bénéfices à long terme de la consommation de Quercétine plus particulièrement pour un cœur dystrophique.

contribution-des-mitochondries-a-la-stabilite-membranaire-du-muscleLes mitochondries interviennent dans la réparation de la membrane cellulaire et contribuent à la dystrophie musculaire de Duchenne. En fait une absence de dystrophine au sein de la myofibre augmente la sensibilité du sarcolemme à des dommages induits par la contraction. Des lésions sarcolemmales fréquentes augmentent à plusieurs reprises la charge de calcium cellulaire, qui est absorbée en partie par les mitochondries. Cette surcharge en calcium contribue à la diminution de l’activité mitochondriale. Il peut y avoir une accumulation de calcium au niveau du site membranaire et au niveau mitochondrial lui-même potentiellement une mitophagie. Ces pathologies mitochondriales peuvent compromettre la capacité de réparation des myofibres déficientes en dystrophine, créant une boucle de rétroaction positive qui aboutit à une plus grande nécrose des myofibres déficientes en dystrophine et une augmentation de la dégénérescence musculaire. La régulation à la hausse de la Dysferline et des protéines liées à la Dysferline est une réponse compensatoire à cette mauvaise réparation sarcolemmale, qui active le système vésiculaire pour induire une réparation du sarcolemme dystrophique blessé. Cette augmentation des mécanismes de réparation médiée par la Dysferline ralentit mais ne parvient pas à sauver la mauvaise réparation du sarcolemme dystrophique causée par le déclin de la fonction mitochondriale et leur capacité à s’accumuler au niveau du site qui présente des dégâts sarcolemmaux. Un schéma résumant cette situation et issu de l’article référence est proposé en français ci-contre.

En permettant l’expression synchrone et stœchiométrique des différents RGNs (RNA-guided nucleases) générés à partir du système CRISPR/Cas9,  il est démontré ans ce travail que deux vecteurs de type AdVs (Adénovirus) codant pour ces RGNs  peuvent corriger plus de 10% de cible au sein du gène DMD. De plus, il est rapporté  que l’édition de gènes basée sur le type de vecteur AdV peut être adaptée  pour éliminer des mutations situées dans le « hotspot » mutationnel majeur du gène DMD de plus de 500 kb. Par conséquent, cette stratégie d’édition  d’un gène DMD corrigé peut en principe permettre de s’attaquer à un large spectre de mutations présentes chez une plus large population, c. à d. plus de 60% des patients atteints de Dystrophie de type DMD.

Une  récente revue informe et illustre la recherche sur l’évolution des connaissances acquises chez la souris modèle de la DMD.  Une nouvelle quantification de la dystrophine dans les tissu de la souris. Ce travail présente  comme beaucoup plus exacte cette identification d’une nouvelle méthode et donne son  évaluation par rapport aux méthodes existantes  pour bien mieux estimer la présence de la quantité exacte Dystrophine. En particulier c’est l’application de la méthode  la technique dite « Trans-Blot «  qui est maintenant commercialement disponible avec un système de transfert turbo qui permet une quantification plus fiable de la dystrophine en utilisant une protocole rapide qui est présenté en détail dans ce travail.

Une mise à jour de l’ensemble des données concernant la répartition non aléatoire de la suppression du gène DMD permet actuellement de disposer de la localisation précise de l’ensemble des points d’arrêt et des implications entraînées par des erreurs de réparation et de réplication sur le double brin d’ ADN qui peuvent interrompre les mécanismes de réparations. (Consulter les nombreux schéma de synthèse sur ce sujet dans l’article en référence).

Un rapport de cas avec la concomitance particulière de 2 syndromes génétiques différent.  Dans ce travail rapporte chez un jeune garçon de 8 ans atteints du syndrome de Down (DS ou DNS), également connu sous le nom de trisomie 21, qui présentait un niveau de créatine kinase sériques accrus jusqu’à 1775 U / L (valeurs normales 38-174 U / L), la présence sur  le gène responsable de la dystrophie musculaire de Duchenne d’une mutation du site d’épissage c.1812 + 1G> A dans l’intron 15. Il est ainsi confirmé chez ce patient atteint  du syndrome de Down , un diagnostic de dystrophie musculaire de Becker.

Cette analyse originale permet de conclure à une diminution de la perfusion cérébrale chez les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne. Ce travail rapporte l’existence d’une diminution de la capacité régénératrice et de l’expansion de la fibre révertante dans les muscles mdx déficients en dystrophine. (Voir détail sur ce document en référence). Cet autre travail rapporte l’existence d’une diminution de la capacité régénératrice et de l’expansion de la fibre révertante dans les muscles mdx déficients en dystrophine. (Voir détail sur ce document en référence). Une expression uniforme de la dystrophine de faible  niveau dans la fonction cardiaque se trouve partiellement préservée dans le coeur de la vieille souris cardiomyopathique atteinte de la Dystrophie de Duchenne.

Une thérapie de restauration de la dystrophine qui semble améliorer à la fois la diminution de l’excitabilité et la chute de force induite par l’allongement des contractions dans le muscle squelettique mdx dystrophique. Ce travail apporte l’information première que ‘échec de la transmission neuromusculaires n’était pas un mécanisme à mettre en cause pour la chute de force observée  suite à l’allongement des contractions du muscle déficient en Dystrophine.  De plus il est constaté que l’excitabilité réduite suite à l’allongement des contractions du muscle serait, au moins partiellement, due à une altération des canaux Chlorure et non pas des canaux  Na +, K + ou Sodium. D’autre part il n’existerait pas d’altération au niveau du couplage excitation –contraction.  Cette étude indique que principalement c’est l’absence de la Dystrophine qui est responsable de cette faiblesse musculaire et c’est pour cela que  toute thérapie visant à a rétablir est une bonne solution.

Une nouvelle étude propose que pour facilement étudier et caractériser l’expression de la Dystrophine chez un modèle animal il suffit de suivre le devenir d’une construction permettant d’exprime une Dystrophine ou on aura incorporé un marqueur fluorescent type EGFP en position C-terminale juste après l‘exon 79 comme cela est schématisé dans l’article en référence. Par ailleurs, une analyse poussée sur le modèle animal, le chien déficient en Dystrophine, chez lequel il existe  une expression de Myostatine réduite permet d’observer que sa  croissance musculaire est inégale et que des contractures articulaires sont plus importantes chez un tel animal.

Un nouveau constat d’échec d’une thérapie est apporté dans ce travail. En effet le traitement par le facteur de croissance  rGDF11 n’améliore pas la pathologie musculaire dystrophique chez les souris mdx. Mais cependant les cellules souches dérivées du tissu adipeux  semblent améliorer la différenciation myogénique chez le modèle murin mdx via une signalisation paracrine

Pour autant il faut noter une mise au point importante pour une entité connue depuis longtemps le PGC1. En effet le  PGC1-Alpha également connu sous le terme de (Peroxisome proliferator-activated receptor gamma coactivator 1-alpha =PPARGC1A) est d’un part capable de moduler la nécrose, la réponse inflammatoire et la formation de tissus fibrotiques dans le muscle squelettique lésé mais d’autre pat il se montre efficient pour stimuler le nombre de cellules satellites et la prolifération en remodelant la niche de cellules souches.

Encore un axe de thérapie qui ne semble pas être positif. En effet ce travail bine étoffer démonte que d’essayer de compenser la réduction de la protéine synthase neuronale d’oxyde nitrique (nNOS) par  une supplémentation en nitrate ne peut pas aider à surmonter la dysfonction métabolique, mais se révèle plutôt capable de provoquer des effets préjudiciables sur la musculature déficientes en dystrophine.

Un régime consistant à donner une alimentation avec enrichissement en Quercétine est confirmée par une nouvelle étude à long terme comme un effet positif pour une  protection partielle du  muscle squelettique dystrophique. Par ailleurs,  la dysrégulation du calcium intracellulaire dans les neurones corticaux et dans les zones hippocampiques dystrophiques est analysée en détail ans ce travail de reprise des récentes donnés acquises sur le sujet

Un nouveau  travail concerne plus précisément la dynamique des noyaux de la cellule musculaire chez  la souris mdx. Il y est présenté en particulier le lien qui existe entre la Dystrophine t le réseau d’Actine sous membranaire e la présence de microtubules en connexion avec la membrane nucléaire via les Nesprines. Ainsi un schéma récapitulatif permet de dresser une image de la relation entre les protéines situées dans la zone interne (INM) et externe de la membrane nucléaire  (ONM) et le réseau de protéines connectées à la Dystrophine avec sa liaison au sarcolemme comme cela est présenté ci-contre. (Voir détails dans l’article original).

Les résultats contenus dans ce travail indiquent que la réduction génétique de la sous-unité  p65 de la protéine NFkappa B est susceptible de provoquer une diminution de  l’inflammation chronique du muscle dystrophique, ce qui conduit à une amélioration de cette pathologie musculaire en général et en particulier conduire à  l’amélioration de la fonction physiologique du muscle chez la souris. Ainsi une inhibition de NF-kB semble être une thérapie prometteuse lorsqu’elle est associée à une thérapie génique pour soigner la DMD. Cette courte note apporte une confirmation bien argumentée pour un effet positif d’amélioration de la fonction de la Dystrophine qui se trouve alors partiellement restaurée en utilisant comme thérapie un traitement avec l’ Eteplirsen, un produit qui permet de cibler spécifiquement 13% des mutations détectées sur le gène de la Dystrophine

Effets modificateurs d’une nouvelle classe d’ inhibiteurs bio-disponibles dirigés contre le NF kappaB  (I.E., Edasalonexent (soit le  CAT-1004) et leCAT-1041),via un traitement  par voie orale dans un muscle déficient en dystrophine. Parmi les stratégies pour restaurer en partie la dystrophine ce travail indique que le bénéfice est au rendez-vous si on utilise plus particulièrement  le micro RNA-206.

En 2017, une nouvelle étude reprend l’analyse chez l’homme d’un nouvel inhibiteur du NF-kB, baptisé Edasalonexent (CAT-1004), qui agit  avec efficacité dans le développement comme traitement modificateur de la maladie chez les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne: (Phase 1 Sécurité, pharmacocinétique et pharmacodynamie chez les sujets adultes).

L’inhibition pharmacologique de la protéine Kinase C de type Thêta  (PKCθ) permet de  contrecarrer l’évolution de la maladie musculaire dans un modèle de souris de la dystrophie musculaire de Duchenne. Une illustration schématique donne une idée simple des voies de signalisation qui peuvent être ainsi bloqués ce qui laisse envisager un développement moins évolutif de la pathologie entraînée par l’absence de la Dystrophine dans le muscle squelettique comme cela est présenté ci-contre (Voir détails ans l’article référence). L’utilisation d’un dérivé de la 5 nitropyrimidine est ainsi sélectionné comme le produit dit « C20 » dont l’origine figure dans le travail ici indiqué sur les potentiels inhibiteurs de la kinase PKCThêta.

Ce nouveau travail démontre l’existence d’une relation étroite entre les dysfonctionnements émotionnels, moteurs, cognitifs et GABAergiques qui existe chez les souris mdx déficientes en dystrophine. Un ensemble d’évidences simples conduit à l’hypothèse selon laquelle la localisation spatiale altérée des récepteurs GABAA due à la perte de Dp427 est un mécanisme pathologique associé à une dysfonction cérébrale dans l’évolution de la pathologie  DMD. Cela suggère que les récepteurs GABAA extra-synaptiques pourraient être des cibles candidates pour des développements thérapeutiques futurs.

En 2017, les isoformes de la forme courte de Dystrophine, la Dp71,  sont différentiellement exprimées dans le cerveau et la rétine de la souris, (voir l’illustration dans la partie « Dystrophine la famille).

L’intégration génomique de la séquence codant pour la dystrophine de longueur complète dans des cellules souches pluripotentes est ainsi possible et cela est présenté en détail comme une stratégie réalisable chez l‘homme. Plusieurs type de plasmides  contenant une séquence d’ADN qui sert d’origine de réplication et la séquence complète du gène DMD humain sont ainsi illustrés et commentés dans le travail en référence.

Pour une meilleure prévention et  prise en charge de la cardiomyopathie chez le patient souffrant d’une dystrophie musculaire de Duchenne on dispose actuellement d’une revue systématique qui donne le répertoire des différentes pharmacologies engagées de nos jours avec en particulier la liste des médicaments déjà utilisés, (par ordre alphabétique : Aténolol, Bisoprolol, Énalapril, Éplérénone, Captropril, Carvédilol, Cilazapril, Lisinopril, Losartan,  Métoprolol, Périndopril), ainsi que les résultats obtenus suite à leur utilisation.

Ce travail met en avant que la croissance et la régénération de l’axone sous la dépendante du facteur de croissance NGF sont altérées dans les neurones sympathiques des souris mdx dystrophiques. ce travail présente une combinaison d’immunofluorescence et d’immun détection  ainsi que d’imagerie en microscopie électronique sur des cellules en culture provenant du SCG (=Superior Cervical Ganglion)  mais aussi sur  des axones de cellules neuronales chez la souris mdx.

Il est présenté dans ce travail que la protection des cellules de gliales de  Müller par le Dexaméthasone chez un modèle de souris qui présente une  rupture de barrière Sang/Rétinienne induite par une intervention chirurgicale. Une telle analyse est menée selon une technique d’immuno-localisation et immuno-détection en regard  la distribution en particulier de la Dystrophine et de son élément court dit Dp71au sein de la rétine et plus particulièrement dans les cellules gliales de Müller.

Un nouvel outil pour visualiser sur la Dystrophine une éventuelle mutation et en prédire la sévérité clinique dans l’évolution de la pathologie DMD est proposé ans ce travail et porte le nom de « DMDtoolkit ». Dans cette étude, il est ainsi présenté ce nouveau logiciel informatique baptisé « DMDtoolkit »,  qui était basé sur le système « PERL  » (Practical Extraction and Reporting Language) et  l’environnement (R), pour fournir une aide au diagnostic de  la DMD. Avec ce logiciel sont intégrées d’autres caractéristiques moléculaires telles que la structure  finale de la protéine mutée, le pedigree de la famille du patient DMD, et la fréquence des mutations analysées. Le logiciel « DMDtoolkit » est fourni avec des fichiers supplémentaires et peut être téléchargé sur les liens suivants : http://github.com/zhoujp111/DMDtoolkit et/ou  http://www.dmd-registry.com  si on s’ y enregistre préalablement.

Comme le montre ce récent répertoire il y a aujourd’hui  de nouvelles perspectives  à envisager quant à l’éventail de la pharmacopée disponible pour traiter la dystrophie musculaire d Duchenne chez l’homme. Car en effet ce répertoire des travaux engagé chez la patient DMD est compilé dans un répertoire qui indique l’état des lieux des stratégies actuellement tentées et de plus en fait le bilan. On va ainsi trouver  que l’on a déjà utilisé une large variété de ces nouveaux médicaments, agissant sur  le codon stop (amonoglycosides, gentamicine, Ataluren, arbékacine);  le cadre de lecture et la facilitation du saut d’exon (drogues comme le Drisapersen, Eteplirsen) ; des modulateurs pour favoriser l’expression de l’Utrophine pour remplacer la dystrophine dans les myocytes (Ezukromide). Mais également des produits pour favoriser les stratégies nouvelles qui visent à prévenir ou réparer les dommages musculaires (metformine, L-arginine, L-citrulline, prednisone, et autres corticoïdes comme le Deflazacourt, créatine, glutamine, héparine) et/ou une combinaison ces produits. De plus il est référencé la stratégie appliquée à l’homme pour augmenter le flot sanguin dans le muscle (via l’inhibiteur PDE-5), réduire l’inflammation (idébnone, vamordone =VBP15), accélérer la réparation (Inhibiteurs de la Myostatine ou de l’histone  déacétylase, le Myo-029, le GCSF) et/ou  bloquer la fibrose (FG-3019) du muscle. Le but de cet examen est de fournir une liste mise à jour sur les médicaments qui aujourd’hui ont été et sont l’objet d’une étude chez le patient DMD.

Cette importante analyse porte sur la comparaison de la capacité ambulatoire et de la progression de la maladie chez des sujets atteints de dystrophie musculaire de Duchenne, qui ont participé à une étude de thérapie des éventuels bénéfices du drisapersen DMD114673. Cette comparaison fut réalisée avec une cohorte d’enfants traités avec des corticostéroïdes quotidiens et appariés. En conclusion, la comparaison des sujets traités par le drisapersen avec des sujets appariés a montré une différence de capacité ambulatoire sur une période allant jusqu’à 3,4 ans en faveur du traitement avec le  drisapersen.

La sécrétion de l’Adiponectine au sein du muscle squelettique dans la dystrophie musculaire de Duchenne apparaît comme ayant  un rôle pivot pour le processus  anti-inflammatoire. Cette analyse apporte une nouvelle preuve pour démontrer que la modification du gène de la dystrophine selon la technique CRISPR / Cas9 spécifique au muscle, permet d’améliorer la pathophysiologie chez le modèle de souris pour la dystrophie musculaire de Duchenne.

Ce très lourd travail présente un suivi pathologique à long terme du myocarde chez un porteur de la dystrophie musculaire de Duchenne avec  une cardiomyopathie dilatée. Dans une telle étude on y trouve en particulier des coupes musculaires  colorées à l’ hématoxyline-éosine avec une détection e la faible présence de Dystrophine. Ces dernières proviennent de la biopsie endomyocardique ventriculaire droite prise à l’âge de 29 ans; puis d’un échantillon de paroi libre ventriculaire gauche à l’âge de 35 ans e enfin d’une biopsie endomyocardique ventriculaire droite à l’âge de 44 ans (voir les illustrations dans l’article original). Les résultats présentés  suggèrent que les zones de marquage négatif pour la dystrophine comme les zones avec des cardiomyocytes positifs pour la dystrophine apparaissent similairement altérées au cours de la progression de l’insuffisance cardiaque.

Dans cette nouvelle analyse c’est un type rare de dystrophie musculaire de Becker causée par une seule délétion de l’exon 48 du gène de la dystrophine qui est présenté  sur le plan clinique. Le patient ne présente que de faibles altérations de ses performances musculaires sans altérations neurologiques. Cependant des résultats accidentels de la créatine phosphokinase sérique qu se trouve particulièrement  élevée (sCPK) est bien souvent l’indication pour faire une association avec ne Dystrophie de type Becker et cela est donc une demande d’analyse à ne pas négliger dans de tels cas cliniques.

Une revue met à jour les récentes données sur les stratégies pour utiliser la technique d’édition d’un  gène avec la nucléase dirigée par l’ARN CRISPR / Cas9. (consulter l’article original pour les nombreux détails et illustrations didactiques sur cette nouvelle technologie et ses nombreuses applications).

Ce travail apporte une nouvelle étude de caractérisation anatomique et mésoscopique du diaphragme dystrophique in vivo par imagerie de résonance magnétique nucléaire chez le chien Golden retriever modèle de la pathologie DMD. Ce travail met en lumière de nombreuses  images de RMN vis-à-vis parfois avec des références histologiques sur des coupes de biopsie musculaire. Cette étude fait un nouveau bilan en 2017, de l’ensemble des protéines du sérum à considérer comme des biomarqueurs de l’efficacité d’une thérapie de la DMD en se basant sur l’Utrophine.  Consulter le tableau N°1 compilant chez la souris  les très nombreux biomarqueurs identifiés

Les vecteurs lentiviraux peuvent être utilisés pour la thérapie génique de la  dystrophine en permettant une expression de cette protéine avec sa  pleine longueur. La stratégie est simple et de nombreux détails sont disponibles dans l’article original. Ici sont reproduits les différents types de constructions utilisés pour en résumer la situation. Dans une illustration compilant certains résultats présentés dans ce travail, on présente d’abord une construction GAPDH-Luciferase-P2A-GFP modifiée pour contenir des embouts de différentes tailles afin de fournir une large gamme de tailles d’insertions pour les vecteurs lentiviraux. Les différentes séquences y sont identifiées et ce schéma présente ensuite la construction permettant une expression de la séquence correspondant à la Dystrophine 427kDa incluse dans  le même type de vecteur.

Ce travail propose une classification et une gestion thérapeutique chez les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne en ce qui concerne principalement les implications cardiaques.  En particulier les auteurs abordent la pathophysiologie de l’insuffisance cardiaque chez le patient DMD. Une analyse détaillée porte sur la  FEVG: (fraction d’éjection du ventricule gauche) . le LV: (ventricule gauche) et l’action potentielle de  la RAA: (rénine angiotensine Aldostérone). .Un schéma résume la situation de l’absence de Dystrophine et la cascade d’effet en résultant.

Une revue fait le point sur l’utilisation de l’Eteplirsen (voir détail sur le bilan au sujet de cet oligonucléotide) qui reconnaît spécifiquement l’exon 51 du gène DMD. Lors de sa liaison, il influence le mécanisme d’épissage pour sauter l’exon 51 du transcrit d’ARNm mature. Ceci restaure le cadre de lecture de DMD, permettant la traduction réussie d’une protéine de dystrophine raccourcie mais fonctionnelle. Ainsi l’ Eteplirsen est présenté dans ce travail comme un traitement thérapeutique efficace pour permettre le saut  d’un exon en particulier l’exon 51,  du gène DMD comme cela est illustré dans l’article original et retranscrit en français dans l’illustration présentée ci-contre.

La spectroscopie de résonance magnétique protonique indique une composition biochimique cérébrale préservée chez les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne. Dans cette étude, il est comparé  la composition biochimique entre les patients et les témoins sains dans les régions du cerveau qui sont naturellement riches en dystrophine en utilisant la spectroscopie de résonance magnétique. Étant donné des résultats obtenus conflictuels en termes de champ clinique, nous avons obtenu des données à l’aide de l’IRM à Tesla-7 avec un rapport signal-bruit relativement élevé et une  résolution spectrale performante. Les données obtenues indiquaient une composition biochimique inchangée dans toutes les régions étudiées et une variance accrue du glutamate dans le cortex frontal.

Dans cette analyse il est démontré que le muscle diaphragme chez la souris mdx peut retrouver une force normale après un traitement via une combinaison d’un anticorps spécifique dirigé contre le facteur d’inflammation IL6  (xIL-6R) et de l’entité baptisée  Uncortine-2 , qui est un agoniste du facteur dit «corticotrophin-releasing factor receptor 2 (CRFR2) ». (Voir dans l’article original la figure 1 qui résume le calendrier du protocole appliqué pour réaliser cette analyse). La gentamicine B1 qui est un composant mineur de la famille des gentamicines possède une activité de suppression de la mutation non-sens  avec une efficacité majeure dans de nombreux cas parmi lesquels le cas de la Dystrophine. (voir les diverses formules chimiques de ces composés dans l’article original).

Ce travail indique précisément les caractéristiques cliniques et mutationnelles des patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne basés sur une base de données complète en Chine du Sud. Un tableau récapitulatif sous forme de 2 diagrammes permet d’avoir une idée sur la fréquence des larges délétions et/ou duplications au niveau de chaque exon codant pour le gène de la Dystrophine. Il y a ainsi une forte région de délétion pour la zone des exons 44 et 45 tandis que l’on ne repère aucune région préférentielle pour une  duplication au niveau d’un exon précisément. Un schéma  résume cette situation chez les patients DMD  de la chine du sud.

Une étude originale rapporte la perte de la  dystrophine comme associée à une augmentation de la rigidité myocardique dans un modèle d’hypertrophie ventriculaire gauche. Une telle étude est menée chez la souris.

La Cardiomyopathie Dystrophique et le rôle potentiel du Calcium dans la Pathogenèse, le traitement et les nouvelles thérapies sont présentés dans un revue élégante. D’autre part on va trouver dans cet article une identification  pur une nouvelle duplication au sein du gène d DMD qui a été identifiée par la combinaison de la MLPA et d’un séquençage d’exon ciblé. Il s’agit précisément de la duplication des exons 4–42 dans le gène DMD.

Cette analyse porte sur le mécanisme de délétion visant à supprimer tous les exons de la dystrophine conduisant à un profil de type DMD dans un modèle canin ce qui  implique l’évolution concertée de X pseudo gènes chromosomiques. Une évaluation non invasive de la maladie musculaire chez le modèle canin de la dystrophie musculaire de Duchenne est proposée à l’aide de la technique  par myographie d’impédance électrique.

Ce travail donne un rapport mis à jour sur   l’utilisation d’ antisens thérapeutiques systémiques pour  traiter l’épissage d’exon concernant soit  la Dystrophine soit la  Myostatine. Une telle modulation de l’expression permet d’améliorer la pathologie musculaire des souris adultes de la lignée mdx. Dans cette nouvelle analyse, l’expression accrue de Lama1 semble permettre de renforcer les liens de cette composante de la matrice extracellulaire avec les récepteurs alpha7bêta1 de l’ Intégrine déjà présent dans les fibres musculaires. Cela remplacera dans une certaine mesure des liaisons entre les protéines de la matrice et le complexe avec la Dystrophine qui est absente chez les patients DMD. Pour atteindre ce but et réaliser été sur-expression le présent travail propose l’utilisation du nouveau système performant associant  ainsi une Induction de Lama1 via la technologie CRISPR / Cas9 comme axe thérapeutique capable par lui-même d’ améliorer le succès de la transplantation de myoblastes.

Une nouvelle analyse permet de mieux cerner in vivo le dynamisme des protéines autour des protéines associées autour de la Dystrophine  dans la région particulière que représente la jonction neuro-musculaire (NMJ). Une étude chez l’animal modèle « chien » de la DMD. Ce sont plus spécifiquement les effets d’une stratégie alternative d’épissage pour plusieurs exons qui est proposée et évaluée dans ce travail, analyse  qui porte plus particulièrement sur le muscle cardiaque.

Dans cette analyse on va pouvoir consulter une évaluation de la santé mentale chez les garçons atteints de la dystrophie musculaire de Duchenne. On y trouve un  profil émotionnel, comportemental et neurodéveloppemental  pour un échantillon clinique chez des patients italien. Des études récentes ont montré que le développement d’inhibiteurs de la kinase cycline-dépendante (cdk) 2 qui dérégulent le facteur E2F peuvent être une stratégie pharmacologique plausible pour de nouveaux agents antinéoplasiques. C’est ainsi que la 3- [1- (3H-imidazol-4-yl) -meth- (Z) -ylidène] -5-méthoxy-1,3-dihydro-indol-2-one (SU9516), un nouveau Composé indolinone substitué en position 3, se lie et inhibe ainsi sélectivement l’activité de cdk2. C’est alors que dans cette approche le produit  SU9516 se révèle comme capable d’augmenter l’expression de  l’ Intégrine α7β1 ce qui  améliore la progression de la maladie dans le modèle de souris mdx de la dystrophie musculaire de Duchenne. Cette étude montre que l’administration orale de SU9516 chez la souris mdx  sur exprime l’Intégrine α7β1 dans le muscle squelettique, la pathologie est ainsi améliorée et la fonction musculaire augmentée. Des détail sur  ces améliorations impliquent les voies de signalisation p65-NF-κB pro-inflammatoires et démontre le potentiel pour ce traitement de la DMD.

Le système CRISPR / Cas9 en utilisant un vecteur de type  AAV et via l’ARN  (voir le tableau récapitulatif °1) semble actuellement une stratégie applicable à  la thérapie génique de la DMD et de la BMD. Le système d’édition de gènes CRISPR / Cas9 est susceptible de supprime un exon muté du gène DMD  et conduit à l’expression d’une Dystrophine  tronquée, mais fonctionnelle, ce qui permet la récupération d’une grande partie de  la fonction musculaire chez la souris mdx et potentiellement aussi chez les patients atteints de DMD et de BMD. Une illustration directement issue de cette étude figure ci-contre en français. (Consulter l’original pour plus de détails avec comme exemple l’exon 21 dont la mutation inactive la Dystrophine).

Les profils génétiques du métabolisme musculaire cardiaque et musculaire chez le modèle animal « chien » de la DMD le chien GRMD  apparaissent bien distincts selon cette étude récente menée  avec  grand soin.(consulter les nombreuses illustrations didactiques sur les spécificité rapportée chez le chien).

Une nouvelle étude propose la Nanothérapie pour  traiter la dystrophie musculaire de Duchenne. (Voir les effets du traitement consistant en plusieurs injections avec le vecteur AAV pour une réexpression de Dystrophine au sein de divers muscles). On trouve maintenant une application sur le système de classification et de fonctionnement  international pour mieux évaluer et comparer les  symptômes d’invalidité versus un état de bonne santé pour les dystrophies musculaires de Duchenne et de Becker.

Une étude récente démontre que les niveaux d’expression de TGF-β1 et de CTGF sont associés à la gravité de la dystrophie musculaire de Duchenne.

Chez l’homme, les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont les sarcomes les plus courants. Une récente étude semble démontrer que la Dystrophine est un nouveau suppresseur de tumeur qui régule l’invasion GIST, la migration, la croissance indépendante de l’ancrage et la formation des invadopodes.. La forme musculaire de Dystrophine myogénique (protéine de 427 kDa est fortement exprimée en cas de GIST primaires à faible risque, alors que l’expression de la Dystrophine était indétectable dans la plupart des GIST métastatiques pour lesquelles on a trouvé la plupart du temps présence de mutations intragéniques,  inactivantes du gène DMD. Ainsi ce travail démontre que l’’inactivation de la Dystrophine augmente l’invasion cellulaire, la migration, la croissance indépendante de l’ancrage et la formation des invadopodes. Un schéma général issu de ce travail résume totalement la situation et se trouve traduit en français dans l’illustration ci-contre.

Toujours en 2017 une revue fait le point sur la Dystrophinopathie avec un premier tableau indiquant les différents niveaux d’atteintes qui se révèlent et conduisent  à ces types de pathologies musculaires (DMD/BMD). De plus il y est fait le bilan des diverses dystrophies des ceintures les plus récentes  (LGMD2) en y ajoutant la LAMA2 dans un tableau récapitulatif.

Les agonistes des récepteurs des androgènes (comme ceux dénommés SARM = Non-steroidal selective-androgen receptor modulator,  soit le GTx-026), augmentent la masse maigre, et améliorent les fonctions cardio-pulmonaires tout en permettant une augmentation de la survie dans les modèles précliniques de la dystrophie musculaire de Duchenne. Le profil protéomique du sérum mdx-4cv révèle des niveaux hautement élevés de l’haptoglobine plasmatique induite par l’inflammation dans la dystrophie musculaire. Consulter les nombreux tableaux de l’article original

La correction des mutations de la dystrophie musculaire  via le système CRISPR-Cpf1 est expliqué en détail pour une stratégie au niveau des cardiomyocytes chez  les souris et chez les  humains. Une telle correction des mutations DMD parla correction du génome médiée par Cpf1 permet d’envisager une stratégie applicable à l’homme avec une schématisation finale de la construction à utiliser comme le résume le schéma directement issu de l’article en référence et présenté ci-contre, avec cependant ben plus de détails dans l’article original.

Une augmentation du collagène dans les tubules transversaux semble responsable de  l’insuffisance cardiaque humaine. Ainsi un modèle original du Collagène-VI montre sa formation successivement en monomère, dimères et en tétramères pour aboutir en une structure filamentaire qui va réaliser un lien avec la Dystrophine dans le tubule-T. L’assemblage du Collagène-VI en dimères puis en  tétramères est réalisé et donne un système de micro fibrilles avec une association  forte avec les glycoprotéines et la Dystrophine pour réaliser un complexe ancré à la membrane. Une illustration issue de ce travail montre un modèle ou un  tubule-T est suggéré en association avec un réseau continu de micro fibrilles formés par du Collagène-VI se liant au complexe de glycoprotéines de la Dystrophine qui, à son tour, se connecte au cytosquelette des myocytes par l’intermédiaire de filaments d’Actine. Ceci est résumé ci-contre dans le schéma présenté.

Une récente revue  présente avec des schémas s très simplifié la dystrophine et ses multi-facettes ainsi qu’un bilan sur les protéines de la même famille e les relations avec des partenaires au sein d’un complexe à  ancrage membranaire. Un schéma didactique mais très simplifié permet de résumer les conditions pathologiques majeures associées à la Dérégulation de l’environnement autour de la Dystrophine suite à sn absence  et / ou des mutations affectants directement la Dystrophine ou les différentes composantes du complexe glycoprotéique autour de la dystrophine (DGC). Une telle illustration directement traduite de l’article en référence est présentée ci-contre.

Ce travail démontre que le stress oxydatif dans la dystrophie musculaire de Duchenne: met l’accent sur la voie redox NRF2. Un schéma résume que la relation entre la voie de signalisation Nrf2 et l’inflammation est une voie de signalisation qui existe préférentiellement dans le muscle du patient atteint e la DMD. Ainsi une  carence en dystrophine induit l’activation de Nrf2 pour contrer le stress oxydatif déclenché par NOX2. Néanmoins, les faibles niveaux de HO-1 ainsi que des concentrations élevées d’IL-6 affaiblissent l’efficacité du mécanisme compensatoire antioxydant et favoriser l’établissement d’une inflammation chronique, qui exacerbe finalement le phénotype dystrophique. Retranscrit de l’article en référence l’illustration indique ci-contre l’ensemble de ces voies de signalisations.

Cette autre étude porte sur l’expression forcée chez une souris âgée d 3 mois et déficiente en Dystrophine et Utrophine  (mdx/utrn+/-) d’une protéine recombinante permettant de compenser l’absence des protéines indiquées.  Ainsi ce travail présente la surexpression du MicroRNA-29 via un  adéno-virus-associé comme susceptible de supprimer la fibrose et cela permet de rétablit une fonction musculaire normale via une expression  concomitante d’une  microdystrophine.(voir le détail dans l’article en référence).

Un bilan général figure maintenant dans un article sur les Dystrophinopathies  (DMD/BMD) et les Dystrophies des ceintures  (LGMD). On trouvera dans ce travail diverse tableaux et diagramme pour en particulier une mise à jour des différences entre ces diverses pathologies.

 

Il est maintenant indiqué dans cette compilation de travaux comment un diagnostic génétique fiable peut être considéré comme outil de traitement personnalisé de la dystrophie musculaire de Duchenne. On va ainsi trouver dans cet article une illustration  (Fig 1) sous forme d’un  diagramme pour le diagnostic génétique de la DMD, mettant en évidence les tests moléculaires indiqués (cercles bleus) et les résultats possibles correspondants (rectangles rouges), conduisant à d’autres analyses ou, dans certains cas, à l’accessibilité établie pour les traitements moléculaires (rectangles verts). Encore une nouvelle revue présente les avantages pharmacologiques pour le traitement de la dystrophie musculaire de Duchenne. Ensemble de 2 diagramme et plusieurs tableaux pour résumer la situation et les perspectives thérapeutiques les plus performantes à utiliser

Cette étude concerne l’induction de cellules souches pluripotentes à partir d’un transporteur spécifique de la dystrophie musculaire de Duchenne et la caractérisation de leur statut en relation avec l’inactivation  du chromosome X.

Dans ce nouveau travail on va trouer l’analyse des variantes introniques profondes qui introduisent un  pseudo exon DMD chez un patient atteint de dystrophie musculaire. La localisation d’un tel pseudo-exon se situe entre les exons 7 et 8 et correspond à une introduction d’un segment de 77 bp. Cela peut donner soit avec une mutation faux sens une interruption de la séquence juste avant l’introduction du pseudo-exon et donc un codon stop prématuré ((p.Asp217Alafs*),  soit une zone de séquence supplémentaire (Voir détail dans l’article original).

Une triade insolite en neurologie pédiatrique, tel est le sujet d‘un article qui présente un  rapport sur le cas d’un patient particulier avec une paralysie cérébrale,  une épilepsie et une dystrophie musculaire de Duchenne, = la DMD (voir détails dans l’article original).

Une évaluation basée sur le transcriptome du complexe associé à la dystrophine astrocytaire est analysée en détail dans une récente étude sur  le cerveau humain en développement. Une illustration directement issue de ce travail permet de situer la relation entre Dystrobrévine / Syntrophine  et Dystrophine d’une part et  d’autre pat les potentielles relations avec des canaux et des dérivés des Connexines comme cela est retranscrit en français dans l’illustration ci-contre.

Une revue permet de fait une mise à jour sur les connaissances actuelles concernant le modèle golden retriever de la dystrophie musculaire de Duchenne. Une protéine de pore nucléaire baptisée  Nup153 se trouve,  suite à ces travaux, associée  à la chromatine et permet de réguler l’expression du génome cardiaque dans les coeurs dystrophiques chez la souris mdx. Un schéma très simplifié impliquant la voie de signalisation dépendante du NO est proposé dans l’article pour le cas normal tandis que  l’absence e dystrophine a pour conséquence une perte de signalisation via NO ce qui va affecter la fonction de Nup153 et altérer le remodelage cardiaque (oir détails dans l’article original).

Dans ce travail on va trouver un protocole complet sur les effets de l’utilisation  et de la création d’un nouveau modèle de souris dystrophique humanisée pour la dystrophie musculaire de Duchenne et application d’une thérapie CRISPR / Cas9 pour éditer un gène corrigé. Le traitement avec la méthode dite  CRISPR / Cas9 utilise des séquences guides d’ARN (gRNAs) et la nucléase Cas9 pour cibler spécifiquement les séquences d’ADN génomique  au niveau des exons 45 et 46  pour réaliser a suppression de l’exon 45 du gène DMD humain afin de l’intégrer dans les zigotes de la souris  sous forme d’un  gène HDMD. (Voir lus de détails et illustrations dans l’article original).

 

Une nouvelle étude présente la  répression de la protéine de transfert de phosphatidylinositol α comme susceptible d’améliorer l’évolution de la pathologie de la dystrophie musculaire de Duchenne en préservant mieux l’intégrité de la membrane musculaire. (Voir détail sur les cultures cellulaires de muscle de chien, de poisson zèbre et humaine qui sont traites avec des dérivés morpholino pour réprimer  la protéine PITPNA).

Un nouveau bilan est établi dans cette étude sur les stratégies thérapeutiques pour traiter la carence en oxyde  nitrique via nNOS  (neuronal) et donc la perte de la biodisponibilité de l’oxyde nitrique dans la Dystrophie musculaire de Duchenne. (Un schéma présenté dans l’article original en figure 1 résume autour du NO les différentes voies de signalisations impliquées ainsi que les diverses stratégies pour rendre bio disponible du NO dans un muscle malade et la version en français est présentée ci-contre).

Ce travail complémente les informations déjà acquises sur l’action d’une supplémentation avec de l’acide ascorbique dans la morphologie de la couche musculaire et des neurones réactifs de l’acétylcholinestérase au niveau de  l’iléon de la souris mdx. Une stratégie qui consiste à inhiber la voie de signalisation RhoA / Rock permet d’améliorer les effets bénéfiques du traitement par des glucocorticoïdes dans les muscles dystrophiques, un tel type de traitement débouche sur des  implications en relation avec l’épuisement des cellules souches. Les transcrits du gène DMD dans les cellules de rhabdomyosarcome de CRL-2061 présentent des taux élevés de rétention d’intron comme le démontre une technique par amplification par PCR spécifique à l’intron.

Dans ce travail il est analysé le développement d’un inhibiteur oralement disponible du CLK1 pour réaliser un saut d’exon sur la séquence codante  de la  Dystrophine muté e. Dans ce protocole les auteurs utilisent alternativement  les produits suivants : TG693 comme une inhibiteur métaboliquement sable de la kinase dite « CDC2-like kinase 1 (CLK1) » ou le produit TG003.

Cette analyse confirme une nouvelle fois qu’il existe une élévation dramatique de l’excrétion urinaire  d’un fragment de la Titine ((365.4 ± 65.0, P = 0.0001) pour un fragment N-terminal) qui peut être quantifié par dosage immunologique chez les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne comme  chez les rongeurs déficientes en dystrophine.

Cette étude fait le point actuel sur la méthode pour s’adapter à une thérapie permettant le saut d’exon réussi pour rétablir un cadre de lecture correct dans le cas de la dystrophie musculaire de Duchenne. (L’exemple choisi est celui de l’utilisation d’oligonucleotides antisens (Antisens oligonucleotides (AOs)) pour l’exon 51.

Cette autre  étude donne le protocole à suivre pour obtenir un séquençage du complexe glycoprotéique de la dystrophine Yap afin de pouvoir  inhiber la prolifération des cardiomyocytes.

La transplantation cardiaque a été proposée chez des patients atteints de cardiomyopathie et classés comme aynat une pathologie Dystrophinopathique. Ce bilan permet d’avoir une série d’examens de la littérature et des séries de données  personnalisées sur de tels cas. Un schéma didactique donne les profils distincts des divers patients qui tous ont été conduit à une intervention de type HT (=Heart Transplantation) comme cela est résumé sur l’illustration ci-contre.

Cette revue, avec de nombreuses illustrations permet de disposer de données récentes sur les différents mécanismes impliqués dans le traitement normal de la DMD avant la génération de l’ARN messager codant pour le Dystrophine. IL existe ainsi plusieurs type d’épissages alternatifs comme l’épissage arrière ou l’épissage récursif qui est présenté à la lumière des résultats récents dérivés du débit élevé des données transcriptomiques. Une attention particulière est accordée à une isoforme de transcription musculaire dont l’expression anormale conduit soit au type de dystrophie musculaire dite de  Duchenne (DMD) et/ou de  Becker (BMD). Les différents types de mutations qui conduisent à une maladie en perturbant l’épissage sont ici analysés  et les raisons pour cela sont expliquées à travers des exemples spécifiques. Ainsi  certains événements d’épissage aberrants sont analysés dans le bût d’indiquer comment ils ontribuent à modifier les résultats de la maladie chez les patients.

Une nouvelle étude donne des exemples pour favoriser une reprogrammation cellulaire, via une édition alternative du génome avec la technique CRISPR Cas9. Cette  technologie apparaît comme efficace  pour une thérapie génique précise de la dystrophie musculaire de Duchenne. En particulier cela est illustré par un exemple sur une surexpression de l’Utrophine ou une répression de la Myostatine.

Ce nouveau document rapporte qu’il y a des changements dans l’expression du facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF)  ainsi que dans le taux d’expression des protéines dite Caveoline-1, Caveoline-3 et après une injection de toxine botulinique A dans le muscle masséter droit de souris déficientes en dystrophine (mdx-). L’expression chez les chiens ayant un élargissement de l’oreillette gauche due à une cardiomyopathie dilatée ou à une maladie de la valvule mitrale myxomateuse est analysée dans ce travail en tant que niveau d’expression de marqueurs spécifiques des cardiomyocytes i.e., évaluation à la hausse de l’expression comparative de  SERCA1 etSERCA2 (Voir détails dans l’article original). Une nouvelle Identification des mutations sur la dystrophine est possible grâce à une évaluation in silico de la protéine prédite dans les cas de dystrophinopathie en Inde en utilisant la technique MPLA (=Multiplex ligation dependent probe amplification). Une illustration montre en particulier les zones répétitives R16-R19  dans le cas muté et restauré (Voir dans l’article original).

Les effets de l’oméga-3 sur la métalloprotéinase-9 de la matrice est importante pour  la transplantation de myoblastes et favorise l’activation des cellules satellites dans les fibres musculaires déficitaires en dystrophine. L‘augmentation de la production constitutive d’oxyde nitrique par stimulation périodique du corps entier améliore les altérations dans les cardiomyocytes qui sont associés à une double  déficience en utrophine et  dystrophine.

 La délivrance via  un polyquaternium d’oligonucléotides morpholino pour un saut d’exon in vitro et chez la souris mdx est largement décrit dans ce travail qui indique en détails les formules des outils utilisés. Une nouvelle analyse sur la base d’une approche en spectrométrie de masse permet de compiler les protéines différentiellement exprimées pour démêler la pathophysiologie dans les tissus chez des patients atteints de la Dystrophie musculaire de Duchenne. Un schéma récapitulatif indique selon le compartiment cellulaire l’identité des protéines que l’on va considérer comme différentiellement exprimées selon la comparaison entre plusieurs études. L’illustration présentée ci-contre donne un aperçu de cette distribution tissulaire.

Deux nouvelles revues font états des avancées sur la Dystrophine. Une première  donne une mise à jour pratique sur la pathologie DMD  elle-même avec une vue d’ensemble sur les divers aspects cliniques de cette pathologie. On y trouve un bilan des tissus affectés comme les muscles, le cœur et le cerveau mais aussi l’ensemble des pistes pour en établir un diagnostic complet.  Pour finir ce sont les approches thérapeutiques disponibles qui sont présentées. La seconde revue fait un bilan en français sur la découverte de la dystrophine il y a trente ans et l’état des connaissances actuelles avec en fait la révolution dans l’identification de nombreuses dystrophies musculaires qui furent découvertes progressivement comme ayant un corrélation plus ou moins proche avec l’organisation macromoléculaire autour de la dystrophine comme le montre un schéma récapitulatif  incluant les diverses pathologies récessives qui concernent  les dystrophies des ceintures comme cela est illustré ci-contre.

Cette étude porte sur la restauration de la force musculaire du dilatateur pharyngé chez les souris déficientes en dystrophine (mdx) suite à un Co-traitement avec des anticorps neutralisants d’une part  les anti-IL-6 et d’autre part  la protéine baptisée Urocortine de type -2.

Les ARN de type « miR-30a, miR-31, miR-190a, et miR-190b » ont été étudiés dans ce travail et peuvent réguler les gènes associés à la transmission GABAergique chez les rats âgés avec une reconnaissance induite par l’anesthésie et un dysfonctionnement de la mémoire de travail.

Une large étude présente l’état actuel de la thérapie pharmacologique visant plus particulièrement les défauts secondaires et la pathologie en aval de la dystrophie musculaire de Duchenne. De nombreuses cibles potentielles pour les thérapies pharmacologiques de la DMD et un bilan sur l’efficacité des médicaments pertinents testés en préclinique et clinique est présenté dans ce travail. Les études de cette revue sont résumées dans le tableau 1. Le nombre des médicaments faisant l’objet d’une enquête est vaste, mais, dans l’ensemble, les thérapies suscitent des avantages significatifs chez la souris mdx et le modèle chien GRMD, mais cela n’est pas toujours confirmé quant à la maladie chez l’homme. Bien que le développement de thérapies génétiques ciblant des mutations du gène DMD sont également une approche prometteuse plus directe, dans ce domaine,  il est fait face à de nombreux obstacles quant à  l’obtention de l’approbation par les comités compétents et n’est pas actuellement adapté à tous les patients. Par conséquent, la pharmacologie est bien un type d’approches applicables à tous les patients et ces thérapies médicamenteuses peuvent plus rapidement et facilement entrer dans le cadre clinique et est encore importante dans le domaine de la recherche pour améliorer le confort de vie du patient  DMD.

En 2017, de nouvelles mutations sont repérées chez les patients atteints des Dystrophinopathie. L’analyse totale porte sur un groupe de 744 patients non apparentés qui est divisé en DMD et BMD, dont les types de mutations trouvées sont bien identifiés pour les deux formes de la maladie indiquées. Le nombre et le type de mutations détectées dans le gène de la dystrophine parmi les 744 patients DMD / BMD non apparentés, ont  été causés par des suppressions (75,8%). Avec beaucoup plus de suppressions constatées chez les patients BMD (91,9% contre 72,3% chez les  DMD; P<0.00001) alors que d’autres duplications et des petites mutations sont également détectés en particulier chez les  DMD. En bilan les petites mutations sont plus fréquentes chez les DMD et le résultat est  habituellement un codon d’arrêt ou une ouverture du cadre de lecture. Par contre, la relative plus forte proportion des suppressions conduira vers une forme plus douce de la maladie, la BMD.

Ce travail indique clairement un  retard dans la perte d’ambulation signalé chez les patients recevant un traitement via de l’ Ataluren  Ainsi un espoir  peut-être extrapolé pour les avantages à plus long terme pour un meilleur fonctionnement dans les membres supérieurs et les muscles pulmonaires chez des patients non ambulatoires atteints de DMD.  Dans un proche avenir la recherche devrait donc aider à déterminer si des résultats non évaluées ici, mais pertinents accompagnent également au traitement avec l’ Ataluren (voir formule et informations) . Un tel traitement chez des jeunes garçons (<5 ans) serait également intéressant à programmer, puisque un traitement initié plus tôt possible est susceptible d’entraîner un plus grand succès du bénéfice à long terme.  Un essai supplémentaire (NCT03179631)  pour examiner l’efficacité à long terme et la sécurité d’un traitement avec l’ Ataluren est actuellement en programmation. (Consulter le diagramme final sur l’ensemble des bénéfices obtenus après traitement avec l’ Ataluren dans l’article en référence).

Les patients atteints de la dystrophie musculaire de Duchenne par rapport à  ceux atteints de la dystrophie musculaire de Becker, montrent  une incidence spécifique plus élevée pour une taille plus faible chez  le sous-groupe muté sur la Dp71. Cela indiquerait en particulier une corrélation entre  la présence mutée du Dp71 chez des individus DMD et la taille  adulte des individus, ce qui suggère que le Dp71  y jouerait  un rôle. (Cas d’une population japonaise, avec de plus larges détails dans l’article original).

Un exercice consistant à stimuler par vibration l’ensemble des muscles du patient Duchenne semble apporter un bénéfice général à la qualité de vie du patient. Une telle étude portant sur des données accumulées de résultats positifs publiés dans la littérature semble intéressant à considérer pour une éventuelle systématique de thérapie à suivre chez ces patients DMD.

En utilisant de l’Eteplirsen pour le traitement de la dystrophie musculaire de Duchenne, il est fait état de problèmes sur la qualité des preuves montrant un bénéfice d’un tel traitement et cela donne  un autre point de vue sur l’intérêt de cette stratégie.  (Voir la notice sur ce produit). Cependant des oligonucléotides courts (16-mer) pour provoquer un épissage correct de la séquence de la Dystrophine permet de rétablir cette dernière dans les myotubes d’un muscle atteint de la  Dystrophie Musculaire de Duchenne.(voir le détail de la figure 1 dans l’article original en référence).

La thérapie génique à long terme avec une version de micro Dystrophine semble  efficace chez le modèle canin de la dystrophie musculaire de Duchenne.

Le facteur BRAG2a, un facteur d’échange de nucléotides de guanine pour l’entité Arf6, se présente dans ce travail comme  un composant du complexe de glycoprotéines associée à la Dystrophine au niveau des photorécepteurs terminaux.

La kinase II dépendante de la calmoduline (CaMKII) est connue comme étant  impliquée dans l’ischémie du myocardique /et la lésion par re-perfusion (IR) du cœur.  Une inhibition de la CaMKII atténue l’activation de l’ischémie / re-perfusion  via la Calpaïne et limite l’endommagement des protéines squelettiques membranaires chez le rat au niveau d’un cœur isolé.

Cette étude, impliquant la technique de la spectrométrie de masse, fait un bilan précis au niveau des différentes membranes d’origine musculaire selon le compartiment cellulaire pour indiquer et clairement identifier la nature et le contenu en dérivés du gène codant pour la Dystrophine. Une large explication des protocoles utilisés est illustrée par divers schéma et les indications montrent les divers procédés de séparation des divers types membranaires présents dans un muscle. Un schéma récapitulatif résume la distribution selon les organelles du muscle des protéines  du complexe macromoléculaire autour de la Dystrophine est issu de l’article en référence, et se trouve présenté ci-contre.

L’expression de la Dystrophine et la Fonction Cardiaque  sont restaurées en utilisant la méthode de l’édition génomique in Vivo chez les Souris Dystrophiques comme cela est indiqué en détail dans l’article en référence. (cas particulier d’un mutant dans l’exon 23 avec un vecteur AAV et la technique CRISPR ((clustered regularly interspaced short palindromic repeats).

La protéine réceptrice de l’interleukine 1classée comme «Receptor-Like 1 »  (=ST2) est selon le travail en référence à classer comme un biomarqueur potentiel pour la cardiomyopathie dans le cas de la dystrophie musculaire de Duchenne.

La Liprine de type alpha-1  (PPFTA1) est selon cette récente étude à concevoir comme un nouveau composant de la jonction neuromusculaire chez la souris et elle serait  impliquée dans l’organisation au niveau de la machinerie postsynaptique.

Ce travail démontre que la myélinisation est retardée pendant le développement du cerveau postnatal dans le modèle de souris mdx de la dystrophie musculaire de Duchenne. Pour bien suivre ce processus un schéma récapitulatif montre les divers stades de la maturation des oligodendrocytes et une association précise avec les diverses isoformes de dystrophine ; Cela implique plus particulièrement la dystrophine elle-même mais également dans un stade précoce la forme Dp140 et dans le stade mature la Dp71. Le schéma issu de l’article en référence et illustrant ces étapes est présenté ci-contre.

Une reprogrammation directe des fibroblastes dans les cellules progénitrices des muscles squelettiques est possible par enrichissement en facteurs de transcription  en utilisant une  sous-population indifférenciée des cellules satellites. Dans ce travail il est analysé l’expression de différents gènes au niveau d’une sous-population indifférenciée de fibroblastes  et cela révèle que des combinaisons définies de facteurs de transcription (Pax3, Mef2b, et Pitx1 ou Pax7, Mef2b et Pitx1 dans les fibroblastes embryonnaires, et de Pax7, Mef2b et MyoD pour des fibroblastes peuvent être reprogrammé dans  les fibroblastes pour les convertir en cellules progénitrices du muscle squelettique. Dans ce travail il est constaté que l’activité esterase intracellulaire distingue une sous-population de cellules satellites en culture et cela est mis en évidence en  utilisant un réactif de coloration cellulaire sensible à l’estérase, la calcéine ((calcein-acetoxymethyl ester). Ces cellules vont être reprogrammées et sont alors capable de former des fibres musculaires matures positives à la pour la dystrophine lorsqu’elles ont été transplantées dans un modèle de souris de la dystrophie musculaire de Duchenne Ces résultats mettent en évidence un nouveau marqueur pour la culture d’une population hétérogène de cellules satellites, et permet de proposer des approches thérapeutiques potentielles et des sources cellulaires nouvelles pour les maladies musculaires dégénératives.

Une famille de rétrovirus connu sous le terme de «foamy virus vector » possède le plus grand génome parmi les  rétrovirus de mammifères, ils sont donc des vecteurs prometteurs pour la transgène de séquences de grande taille. Cependant, l’effet de la taille du transgène sur le titre n’a pas encore été déterminé. La dystrophine de longueur complète est ainsi un candidat pour un tel test et elle a été exprimée et les cellules transduites qui sont restées capables de former des myotubes in vitro. Ce travail montre que de tels vecteurs sont bien adaptés pour une livraison stable de grandes cassettes de transgène et une recherche plus poussée pour le développement de tels outils semble à poursuivre comme thérapie pour la dystrophie musculaire de Duchenne ou Becker.

Ce travail rapporte comment il est possible dans un cas précis de restaurer l’expression de la dystrophine et de rétablir la fonction cardiaque chez les souris dystrophiques. Il s’agit dans cette étude de cibler un nouveau séquençage via la  stratégie AAV-CRISPR-Cas9 pour supprimer une portion d’environ 23 kb de séquences génomiques, pour obtenir la suppression de l’exon 23 muté en réalisant une association de l’exon 21 avec l’exon 24. Voir détails de l’étude dans l’article cité en référence.

 Les résultats présentés dans cette étude suggèrent que le dysfonctionnement autophagique se déroule indépendamment de la progression de la maladie, la dégradation émoussée des autophagosomes s’explique en partie par une diminution de l’abondance du lysosome et contribue à l’échappement autophagosomatique dans l’espace extracellulaire. Il est donc constaté l’existence d’un dysfonctionnement autophagique chez la souris mdx,  modèle de la dystrophie musculaire de Duchenne.

Dans ce travail il est observé une augmentation des niveaux de circulation de l’interleukine-6 ce qui va induire une perturbation dans les cascades de signalisation régulée par le système Redox dans le muscle dystrophique des souris mdx. On observe que l’entité IL-6 exacerbe les dommages liés aux produits  oxydants dans le muscle dystrophique. Des niveaux accrus d’IL-6 pourraient contribuer à amplifier les processus dégénératifs chez les souris mdx en améliorant l’expression des entités  gp91phox et de NFκB et en réduisant la réponse anti-oxydante de Nrf2 comme cela est résumé par un schéma récapitulatif présenté dans l’article en référence.

En l’absence de la dystrophine cette étude donne une nouvelle mise à jour du profil protéomique du complexe appartenant aux protéines sensée être autour de la dystrophine et au niveau de la fraction membranaire concernée chez le muscle mdx dystrophique. Ces donnèes révèlent des diminutions dans la distribution de la  desmogléine.  Ce constat  va permettre d’expliquer selon les auteurs comment  la stabilisation de la matrice extracellulaire via le biglycane et la fibronectine peut être augmentée. On trouve de plus dans ce travail, et en détail dans la figure 5, un ensemble de 2 diagrammes reflétant les classes de protéines altérées. Cela figure sous forme d’un pourcentage de protéines sur- et sous- exprimées en fonction de leurs spécificités et cela pour un muscle précis le «quadroceps femoris » chez la souris.

Ce rapport présente l’étude sur deux garçons dans lesquels une dystrophie musculaire de Duchenne est associée à des spasmes épileptiques et à une hypsarythmie qui répondent aux critères du «West syndrome».  Cela indique que le spectre des types de convulsions décrits chez les patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne peut englober d’autres caractéristiques.

Ce document fait état des avancées sur le développement des thérapies permettant un saut d’exon dans le cadre de la dystrophie musculaire de Duchenne. On y trouve un examen critique et il y est dressé un ensemble de nouvelles perspectives présentant des nouveaux  enjeux exceptionnels. Un premier exemple concerne par exemple, la suppression de l’exon 45 qui est l’une des délétions les plus répandues chez les patients atteints de DMD, alors qu’une suppression des exons 44 et 45 sont généralement associés à BMD. Ainsi, si l’exon 44 peut être contourné dans la transcription de l’ARN pré-messager (ARNm) chez ces patients DMD, cela restaure le cadre de lecture et permet la production d’une fonction partielle de la Dystrophine comme dans un  type BMD. En fait, il semble bien que de nombreux patients avec une mutation en bordure de l’exon 44, sautent l’exon 44
spontanément, bien qu’à des niveaux très faible. Il en résulte un taux légèrement augmenté de dystrophine par rapport à des patients atteints de DMD portant d’autres délétions, et le plus souvent cela sous-tend une progression de la maladie moins grave qui est observée chez ces patients comparés aux patients atteints de DMD avec d’autres délétions. Ainsi généralement pour les patients une suppression de l’exon 45, nécessite un AON ciblant l’exon 44. Cependant, les différents patients qui nécessitent  un saut d’exon 44 ne représentent que 8% des patients. Un autre exemple concerne un saut d’exon pour de plus grands groupes de patients avec des AONs ciblant des exons supplémentaires du gène comme les AONs spécifiques du saut d’exon 51, ce qui s’applique à 13% -14% des patients, c’est-à-dire le plus important groupe de patients. Ainsi développer de nouveaux oligonucléotides AON sur d’autres exons cibles moins fréquemment mutés demeure une stratégie à envisager. Avec en particulier on va trouver dans l’étude suivante la meilleure façon de provoquer un saut de l’exon 51 en utilisant diverses séquences nucléotidiques anti sens ciblées.

Ce travail présente la stratégie pour obtenir un type de double thérapie génique avec des vecteurs de type  AAV pour permettre chez le modèle canin de la DMD d’introduire le gène codant pour une mini-dystrophine d’environ 7kb. En final comme le montre le schéma ci-contre cela permet de disposer d’une mini-dystrophine d’environ 250 kDa et dont l’organisation correspond au profil indiqué dans la figure présentée (voir détails dans l’article original en référence).

Une nouvelle évaluation basée sur le transcriptome  astrocytaire  pour mieux identifier le  complexe associé à la dystrophine dans le cerveau humain en développement. Cette étude détaillée présente de nombreux tableaux et des figures récapitulative permettant de mieux visualiser l’ensemble des protéines sous le potentiel contrôle du complexe dit DAPC dans le SNC.

Cette analyse révèle qu’une  thérapie double, utilisant conjointement  Deflazacort / Doxycyclyne est mieux que la monothérapie avec seulement le  Deflazacort pour soulager la cardiomyopathie chez les souris mdx déficientes en dystrophine.

Une récente et importante découverte met à jour sur les analyses transcriptionnelles et épigénétiques du locus DMD la révélation  de nouveaux éléments d’ADN en position cis qui régissent l’expression de la dystrophine musculaire.

La mise en place de l’ensemble d’une formation musculaire squelettique se trouve favorisée par un support sous forme de type de gélatine « Méthacryloyl (GelMA) Spun »  micro-fluide selon un processus illustré dans l’article qui met en œuvre un traitement avec de l’agrine pour favoriser la régénération via un support de gélatine avec une organisation bien agencée (voir détail dans la référence citée).

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