Dysferline

Introduction

La découverte de la Dysferline date de 1998, soit peu de temps après la découverte de la Dystrophine. En fait c’est l’étude détaillée d’une myopathie distale référencée comme la Dystrophie de type Miyoshi (=MM : Miyoshi Myopathy) qui va permettre la découverte d’un nouveau cDNA codant pour une nouvelle protéine que l’on va baptisée la Dysferline.

La Dysferline

Le gène de la Dysferline comprend 55 exons et  couvre 150 kb de l’ADN génomique et les principales informations de séquences sur la protéine sont données dans le tableau suivant ; (un lien SwissProt permet de consulter encore plus de détails sur cette protéine ; voir  Q75923). Voir aussi pour la famille des Ferlines un lien Swissprot pour la Myoferline (Fer-1-like protein 3) et l’ Otoferline (Fer-1-like protein 2) respectivement. Q9NZM1. ; Q9HC10.

Le gène DYSF est un gène des mammifères qui présente des homologies avec le  gène Fer-1 de C-elegans. Après l’identification du gène de la Dysferline, 4 autres gènes pour lesquels les protéines présentaient des homologies de structures et de séquences ont été découverts comme la  Fer-1 like et on parla alors de la  famille des Ferlines . Parmi ces dernières on trouve  la Myoferline une protéine qui était sur-exprimée chez la souris déficiente en DystrophineIl est également intéressant de noter que la Myoferline semble jouer un rôle dans le processus de  régénération et de réparation du muscle. En fait la Myoferline pourrait jouer un rôle de compensation dans les cas de déficit en Dysferline. Ensuite on a découvert l’ Otoferline , une protéine dont l’altération chez l’homme provoque un type de surdité à transmission autosomale récessive.

Portrait robot de la famille des FerlinesActuellement des analyses récentes permettent de faire le point sur les membres de la famille des Ferlines dans le muscle squelettique et le portrait-robot de la Dysferline ainsi que les autres membres de cette grande famille de protéines est disponible et un schéma récapitulatif est présenté ci-contre. On trouvera plus de détails dans l’article en référence.

Sur cette illustration il est indiqué pour chaque protéine, membre de la famille des Ferlines, la présence de divers motifs constitutifs que l’on retrouve systématiquement et ceux-ci seront présentés de manière plus détaillée dans les lignes suivantes.

Désormais, uArbre des gènes de la famille des ferlinesne récente analyse phylogénétique de la  « famille des Ferlines » permet de mettre en évidence un ancêtre commun à toutes ces protéines comme cela est présenté dans le schéma suivant.

De plus ample détails  sur cette revue figurent dans l’article originalce qui suggère un rôle général pour ces protéines dans le processus de fusion des vésicules et leur spécificité pour la membrane plasmique.

Portrait robot de la Dysferline humaineUne avancée donne encore plus de détails sur la structure de la Dysferline (grâce à une analyse du cristal, voir détails dans l’article en référence). En particulier les données contenues dans ce travail permettent de proposer un nouveau portrait-robot de la Dysferline avec la présence de structures conservées dont la fonction reste à déterminer. Voir illustration ci-dessous.

Dans ce schéma on repère les domaines suivants :

Deux caractéristiques communes existent dans la structure protéique conservée des membres de la famille des Ferlines : La présence de  nombreux domaines C2 (3 à 6/7 domaines) qui sont représentés par des hexagones et identifiés par les lettres (A à F et/ou G).

  1. a) Ces domaines C2 sont théoriquement capables de lier les phospholipides sous la dépendance du calcium. En particulier il est connu actuellement que le domaine C2A possède une liaison pour la phosphatidylserine (PS), le phosphatidylinositol 4-phosphate [PtdIns(4)P], et le phosphatidylinositol 4,5-bisphosphate [PtdIns(4,5)P2] sous la dépendance du calcium.
  2. b) La présence d’un domaine transmembranaire unique au niveau C-terminal ce qui classe les Ferlines comme des protéines transmembranaires de type II avec une topologie membranaire suggérant qu’elles sont ancrées à la membrane via l’extrémité C-terminale alors que la partie N-terminale se situe dans le cytoplasme de la fibre musculaire.

Schématisation de la DysferlineUne schématisation permet d’avoir une vue d’ensemble de l’architecture de cette séquence de Dysferline et d’illustrer que si une courte  partie de la séquence se trouve externe à la membrane, la partie transmembranaire unique laisse pendre dans le cytoplasme le reste de la protéine comme cela est indiqué dans la représentation ci-contre.

En 2012, le rôle précis de la séquence correspondant au domaine C2A dans la Dysferline est actuellement établi en rapport avec la fusion membranaire du Lysosome au niveau des cellules endothéliales de l’artère coronaire. Un autre travail (Nov. 2012)  indique l’importance du domaine  C2A de la Dysferline pour son association avec la protéine dont le sigle est MG53 (TRIM72). Notons en 2013, que les domaines dit C2 des protéines suivantes ; l’ Otoferline  la Dysferline  et la Myoferline  sont capables de modifier  les bicouches lipidiques selon une architecture d’emballage spécifique (voir détails et  illustrations dans l’article en référence). La quantification des propriétés de liaison au calcium et l’ancrage à la membranaires des domaines C2 de la Dysferline est analysée en détails dans le travail ici indiqué.

schéma du dimère de DysferlineMais par ailleurs, pour la première fois en fin 2011,  il est mis en évidence in Vivo et in Vitro (élution sur colonne et pontage chimique) l’existence de la Dysferline sous forme d’un monomère (230 kDa) et sous  forme d’un homodimère de 440 kDa  (voir détails dans l’article en référence).

En 2014 la Dysferline est décrite selon un arrangement correspondant à 7 structures C2 notées de A à G distribuées tout au long de la séquence et d’une zone transmembranaire du côté C-terminal. Les domaines C2 (comprenant de 100 à 130 résidus),  possèdent de nombreux résidus acides chargés négativement  qui permettent une association avec un ion calcium chargé positivement, mais favorisent également l’association protéine-protéine et/ou un contact avec des régions riches en lipides.  On va cependant tenir compte des nombreuses nouvelles études qui indiquent la présence entre les domaines C2C et C2D d’un arrangement comprenant 2 motifs nommés FER (qui sont notés FER-A et FER-B) et 3 motifs DysF qui ne figure pas au niveau de l’ Otoferline comme l’indique le schéma de la famille des Ferlines. Les domaines DysF sont imbriqués les uns dans les autres. Notons ici que de nombreuses mutations ponctuelles pathogènes vont figurer dans la région des domaines DysF. Un schéma récapitulatif donne l’arrangement spatial de ces diverses zones de la Dysferline avec la partie Transmembranaire qui permet un ancrage dans la membrane avec seulement une courte séquence extracellulaire tandis que la majeure partie de la protéine se trouve localisée dans le cytoplasme de la cellule musculaire.

La fonction et la détection de la Dysferline.

La Dysferline a plutôt une expression ubiquitaire et on la retrouve en abondance dans les muscles squelettiques et cardiaques mais également dans le foie, le placenta, les poumons et le cerveau. Elle est localisée à la fois au niveau de la membrane plasmique mais aussi dans les vésicules cytoplasmiques ce qui en fait un candidat pour participer activement à la  réparation de la membrane musculaire.

Durant embryogenèse elle  apparait précocement  (entre la 5° et la 6° semaine) dans les cellules du muscle squelettique. On la retrouve également dans les cellules immunitaires (monocytes ) ce qui en fait un dépistage facile à partir d’un  prélèvement sanguin . Une récente étude s’inspire de ces observations et propose un diagnostique facile comme manière de suivre la déficience ou non en Dysferline qui est la méthode dite WBCF (Whole Blood Cytometry Flow = cytométrie de flux sur le sang total) en utilisant un anticorps spécifique dirigé contre la Dysferline. Les résultats obtenus par cette méthode sont totalement cohérent avec ceux obtenus à partir de biopsies musculaires.

Dans un premier temps la déficience en Dysferline ne semblait pas entrainer de dysfonction cardiaque mais ce dernier point a été remis en cause dans un récent travail En effet  il a été observé des cas de  cardiomyopathies dilatées et divers autres défauts cardiaques chez des patients dont le cœur était déficient en Dysferline. Ainsi il apparait maintenant que l’on peut observer des défauts de réparations membranaires dues à un déficit en  Dysferline et des cardiomyopathies. La Dysferline, dès sa découverte, fut décrite comme une protéine  ancrée à la membrane plasmique de la fibre musculaire.

Pour dépister cette protéine sur une biopsie musculaire il fut rapidement développé un anticorps monoclonal spécifique dont l’appellation est HAMLET. Ceci est en relation directe avec une pathologie entraînée par un déficit en Dysferline, qui était la dystrophie des ceintures dite :  la LGMD 2B . Ainsi grâce à l’anticorps on pouvait déterminer si la Dysferline était présente ou absente et on pouvait dire « to be or not to be » soit dans le cas d’une dystrophie des ceintures la question devenait « 2B or not 2B ».

Puis de nouveaux anticorps furent développés et une   comparaison de 15 anticorps (monoclonaux et/ou polyclonaux) tous dirigés contre la Dysferline  permet de disposer actuellement d’une panoplie appropriée selon le muscle à étudier et avec les conditions spécifiques d’utilisation. Avec sa structure la Dysferline est donc à considérer comme une protéine capable de lier le calcium. Une étude montre que les voies de signalisation intracellulaire qui sont déclenchée par une déchirure de la membrane cellulaire s’accompagnent d’une libération d’ATP qui pourra être inhibée par des produits comme l’ Apyrase , le  Cadmium et  l’ Oméga-Agatoxine-IVA . C’est en bloquant l‘expression de la Dysferline avec des oligonucléotides antisens ciblé qu’une telle réponse sera bloquée comme cela est démontré par une étude sur le modèle de l’embryon de l’oursin de mer (sea urchin).

La Dysferline est désormais décrite comme associée aux étapes du  développement du système des T-tubules  en particulier dans les muscles humains. Une recherche originale en 2012 (juillet) montre que la Myoferline est un partenaire important pour l’intégrité de l’épithélium des voies respiratoires humaines. Cela implique son rôle dans l’adhésion cellulaire au niveau de l’expression  la protéine répertoriée comme «  zonula occludens-1 » (=ZO1  dont le sigle est TJP1).

En 2014, de nouvelles études sur les voies de signalisation impliquées dans le cas de la Dysferlinopathie  impliquent celles du stress oxydant, de la voie de signalisation NFkappa B et du complexe Ubiquitine/ protéasome. Mais pour mieux appréhender la fonction de la Dysferline il était important de mieux identifier le modèle animal idéal

Animaux modèles et identification d’une lignée cellulaire spécifique

Il existait une souris déficiente naturellement en Dysferline, qui est étudié comme un modèle animal de cette pathologie, la souris SJL. Le gène a été cloné chez la souris SJL . L’étude des muscles de cet animal et  la progression de la maladie sont analysés dans de nombreux travaux de recherches. Entre autre un lien particulier entre le  typage des myosines et la pathologie est désormais établi dans ces muscles déficients en Dysferline. Le profil des gènes (Puces affimetrix) sur et sous exprimées dans les muscles proximaux et distaux a été rapporté chez la souris déficiente en Dysferline. Cependant un bon candidat pour compenser la déficience en Dysferline est la Myoferline comme cela est indiqué dans l’article en référence. Cependant en 2010, la  caractérisation détaillée du phénotype de la souris SJL/J est présentée dans la référence indiquée. Quoique ce modèle SJL de souris soit bien déficient en Dysferline (environ – 85%) il est admis que le modèle TJL (ou A/J) soit meilleur. C’est ainsi que chez cette souris qui représente le vrai modèle animal pour la LGMD 2B un travail récent rapporte les étapes du développement d’une cardiomyopathie associée avec la déficience en Dysferline.

Mais il apparait cependant que dans le muscle, chez la lignée A/J , les souris âgées développent des Rhabdomyosarcomes (= cancers des tissus mous). En 2011, le bilan de la comparaison de l’expression des gènes chez 2 lignée de souris déficientes en Dysferline est désormais disponible (Comparaison pour les souris de types SJL/J et A/J). Il est intéressant par ailleurs, de noter qu’un animal transgénique  déficient en Dystrophine et en Dysferline a permis de mettre en évidence que la déficience en Dysferline pouvait interférer avec une signalisation membranaire normale du muscle avec des altérations dans le taux de distribution de la Cavéoline-3 et de la nNOS. Il reste cependant à compléter chez de tels animaux (double déficients en Dystrophine et en Dysferline) l’évolution de la pathologie et les compensations possibles (par l’ Utrophine et/ou la Myoferline)) au niveau des différents muscles squelettiques de l’animal.

Une étude démontre en 2010 que bien qu’un déficit en Dysferline se traduise par une dystrophie des ceintures, chez l’animal déficient l’étude du diaphragme semble être un bon muscle à étudier pour suivre l’évolution de cette pathologie.

Plus récemment (Septembre 2011) la possibilité d’étudier l’impact du rôle de la Dysferline a été mise au point chez le Poisson zèbre comme animal modèle. (voir détails de la technique utilisée dans l’article en référence).

Une nouvelle lignée de cellules déficientes en Dysferline est maintenant disponible (publication en  Octobre 2011). Elle est identifiée comme provenant de la souris A/J  sous le terme de « GREG cells ». Ces dernières fusionnent normalement et donne des myotubes dans des conditions de différenciation. (Milieu de culture approprié). En 2012, enfin il existe désormais une lignée humaine immortalisée qui est déficiente en Dysferline. Cela en fait un excellent outil pour étudier la pathologie. Puis diverses versions de souris déficientes en Dysferline sont disponibles et des études comparatives sur la performances de leurs muscles peuvent être consultées dans l’article en référence. Chez la souris « Scid/blAJ » déficiente en Dysferline, une nouvelle corrélation vient d’être encore mieux établie de nos jours entre l’absence de la Dysferline et l’absence de Lymphocytes de types B et T.La conséquence serait une modulation des symptômes dystrophiques enregistrés chez ce modèle animal. Le double mutant obtenu chez la souris pour l’absence cumulée de la Dystrophine et de la Dysferline, en fait un nouveau et original   modèle animal pour le « rhabdomyosarcome”.(Juin 2012). 

Une revue (Août 2012)  fait le point sur la Dysferline et les animaux modèle de cette pathologie.(voir les illustrations de l’article)

La Dysferline et ses partenaires.

Assez rapidement un rôle de la Dysferline dans le processus de réparation membranaire a donc été soupçonné et de mieux en mieux  décrit dans différentes revues. La réparation membranaire est négociée par une exocytose ciblée, sous la dépendance du calcium, de diverses vésicules intracellulaires (les lysosomes), qui participent à la formation d’une pièce membranaire qui joue le  rôle de rustine et ainsi  répare la lésion de la membrane. Les récents changements  ultra-structuraux de la membrane des  muscles atteints de Dysferlinopathies supportent complètement le rôle essentiel dans le processus de réparation membranaire de la Dysferline.

Chronologiquement divers partenaires ont été démontrés comme ayant une interaction directe avec la Dysferline. Ce fut tout d’abord la Cavéoline-3,  petite protéine de 17 kDa qui réalise un  rôle capital aux fonctions de la Dysferline (voir chapitre : la Cavéoline-3). Puis une relation entre Dysferline et  les Annexine-1 et Annexine-2  l’ Affixine = la bêta-Parvine et l’ AHNAK (voir les chapitres correspondants)  furent découverts.  En 2009 il est fait mention que la Mitsugumine 53 (MG53 ), une protéine spécifique du muscle et appartenant à la famille des TRIM (TRIM72), a été découverte comme contribuant au trafic de vésicule intracellulaire et cette protéine est maintenant considérée avec la Dysferline comme une composante essentielle de la machinerie de réparation membranaire dans les muscles striés.

Une autre revue fait le point sur les complexes protéiques multi partenaires associés autour de la sensibilité au Calcium ce qui implique plus particulièrement  les S100s mais également autour de la Dysferline la protéine AHNAK (voir chapitre correspondant) les Annexines (Voir chapitre correspondant), la protéine du canal potassium ( TASK-1 ), et les récepteurs des canaux calciques de type ( TRPV5   et/ou  TRPV6 ). En rapport avec l’indication portée au-dessus, plusieurs travaux décrivent, dans les cas de Dysferlinopathie, une diminution de la protéine AHNAK (voir fiche correspondante). Ceci est important car il existe bien une interaction entre Dysferline et AHNAK et la déficience en Dysferline provoque son altération.

En utilisant un nouvel algorithme un   travail publié en Décembre 2010 donne comme nouveaux partenaires de la Dysferline les 2 protéines suivantes :D’une part, la Moésine qui appartient à une famille de protéines dont la fonction est de relier le cytosquelette d’actine avec la membrane plasmique de la cellule. On parle des protéines de la famille ERM (= acronyme pour : Ezrine/Radixine/Moésine). La Moésine, qui pour  abréviation   MSM , et dont le nom provient d’une description initiale comme une protéine capable « for membrane-organizing extension spike », c’est-à-dire impliquée dans l’organisation de l’extension membranaire aux niveaux des points focaux. D’autre part la Polymérase de type 1 forme un complexe avec le facteur de transcription chargé du relargage (=transcript release factor) qui a pour  abréviation PTRF . C’est une protéine qui permet la dissociation de la polymérase du complexe ternaire qu’elle réalise avec les transcrits et le tRNA.

Une récente étude protéomique (en 2010) sur les myoblastes les myotubes et le muscle permet d’avoir une image des protéines formant un complexe autour de la Dysferline, ce qui dévoile le rôle  important qu’elle joue pour maintenir l’intégrité du sarcolemme . Actuellement également en 2010, on attribue un nouveau rôle à la Dysferline. En effet, la Dysferline est maintenant établie comme participant à l’homéostasie vasculaire et elle contribue au bon fonctionnement d’une protéine transmembranaire essentielle à l’ Angiogenèse , la  PECAM1 (Platelet Endothelial Cellular Adhesion Molecule de type 1).

Distribution dysferline et complexe autour de la DystrophineLa dexamethasone qui est un stéroïde de synthèse largement soluble dans l’eau et qui est aussi appelé   sel disodique de 9-fluoro-11?,17-dihydroxy-16?-methyl-21- -(phosphonooxy)pregna-1,4-diene-3, 20-dione (formule moléculaire :C22H28FNa2O8P). C’est un produit qui   induit la synthèse de Dysferline dans les myoblastes et stimule leurs différenciations myogéniques. Un autre partenaire d’interaction avec la Dysferline a été identifié comme étant l’ Alpha-Tubuline . La localisation de ces deux partenaires se situe dans la région péri-nucléaire et dans les structures vésiculaires du myoblaste. La zone d’interaction pour l’Alpha-Tubuline sur la Dysferline concerne les domaines C2A et C2B. Des  informations plus complètes figurent dans l’article en référence. La représentation de la Dysferline intégrée dans la membrane du muscle est présentée ci-dessous en incorporant les données les plus récentes sur ce domaine de recherche.

Dysferline au sein de la membrane du Tubule-TCependant en 2011 il a été rapporté qu’un muscle traité par la saponine révèle des performances contractiles proches de celle d’un muscle déficient en Dysferline. La Dysferline, comme le montre le schéma au-dessus, est une protéine membranaire qui est nécessaire à la formation d’un complexe avec la Cavéoline-3.  En fait la Cavéoline est largement impliquée dans la réparation membranaire impliquant le Dysferline et régule le processus de l’endocytose. Un travail met en avant que la Dysferline tout comme ses partenaires, la Cavéoline-3, l’ Annexine 1 et la Mitsugunine 53  (MG53) sont présent au niveau des Tubule-T . Cette localisation pourrait entraîner des dommages ciblés sur ce compartiment en cas de déficience en Dysferline. Ce point est  en rapport direct avec le rôle de la Dysferline dans le processus de réparation membranaire.

De plus, au niveau des protéines formant un complexe avec la Dysferline, la protéomique relative au tissu endothélial vasculaire humain permet d’identifier l’ensemble des partenaires Dernièrement (fin 2011), il est établit qu’une Interaction entre Dysferline et la Déacétylase de type 6 existe avec un impact sur le taux d’acétylation de l‘Alpha-Tubuline.

Relation Annexines et DysferlineUn nouveau travail réalisé en 2012, chez le poisson zèbre pris comme modèle de la déficience en Dysferline il est possible d’analyser les effets de la perte de la Dysferline et de l’Alexiane 6, ce qui conduit dans les 2 cas à une perte de l’intégrité membranaire. En provoquant des mutations dirigées il est possible d’analyser l’impact réel de ces 2 protéines sur le processus de réparation membranaire. Les phases initiales de la réparation membranaire révèlent alors un effet cumulatif de ces 2 protéines avec cependant participation de divers types d’ Annexine. Une illustration présentée ci-dessous permet d’illustrer la séquence de ces diverses étapes .Les détails sur cette étude figurent  dans l’article en référence.

En 2012, pour ce qui concerne la Dysferlinopathie le processus lent de la réparation membranaire fait intervenir la protéine EHD2, (=EH domain-containing protein 2 ; protéine se liant aux liposomes et qui joue un rôle dans la réorganisation de la membrane).

Une avancée dans la découverte de l’agencement des protéines au niveau membranaire (Voir travaux de Septembre 2012) apporte des données nouvelles sur  la formation d’un complexe ternaire asymétrique impliquant  la partie C-terminale de la protéine  AHNAK et un hétérotétramère formé par les protéines  S100A10 et Annexine  A2 .

Cinétique de la réparation membranaireLa Dysferline est une cible de la Calpaïne comme le révèle une récente étude (Mars 2013). Ceci a une importance majeure pour la réparation membranaire (coulage de l’action de la Dysferline et de la Mitsugumine53) qui va prendre environ 2 minutes.  En couplant une méthode de congélation rapide couplée avec l’utilisation de 4 anticorps spécifiques tous dirigés contre la Dysferline,  le processus de la réparation membranaire est ainsi progressivement mis à jour comme l’indique le schéma présenté ci-dessous. Le Dysferline est en effet détectable tout au long de sa séquence du N-ter au C-terminal on va  trouver  les anticorps baptisés : Roméo1, Hamlet-2, SAB2100636, et Hamlet-1. (Voir détails dans l’article original dont provient cette illustration).

L’ensemble des  informations très récentes sur la déficience en Dysferline sont actuellement disponible (Mars 2013).  En particulier cet article résume les mises à jour sur les  connaissances actuelles qui concernent un muscle déficient. Un bilan  sur les divers partenaires et les zones connues d’interactions variées. Les implications de la Dysferline dans le processus inflammatoire. Consulter les illustrations claires que présente ce travail sur chacun de ces chapitres.

Cependant, un nouveau  rôle important de la Dysferline est rapporté seulement en 2013 sur l’intégrité et la réparation de la membrane des monocytes et pour les relations d’adhésion cellulaire et de mobilité. Cela indique une nouvelle fonction à considérer en particulier pour la Dysferline et son importance dans les phénomènes d’inflammation cellulaire.

Il est fait par ailleurs mention en 2013 que la Dysferline compte désormais   parmi  ses potentiels Partenaires : la Calsequestrine de type 1, la Myomésine de type 2 et la Dynéine au niveau des  muscles  humain.

Puis, la Dysferline est découverte comme étant un partenaire de liaison nouvellement identifié avec la protéine identifiée comme «  AbêtaPP = Amyloid-beta protein intracellular domain-associated protein 1, dont la dénomination actuelle est plus souvent « Ankyrin repeat and sterile alpha motif domain-containing protein 1B » avec comme abréviation (ANKS1B)». La Dysferline   possède la capacité à co-agréger avec la protéine dite « β42-amyloïde » dans les fibres musculaires qui présentent des inclusions sporadiques de corps dits myosites que l’on va détecter chez les personnes âgées qui présentent une myopathie dégénérative (voir revue sur les « s-IBM »).

Durant l’année 2013, il a été postulé que pour faciliter la réparation en ciblant un site d’une blessure de la membrane musculaire, et dans le bût d’agir comme un système d’échafaudage pour l’assemblage d’un complexe de réparation composée par les protéines suivantes : la Dysferline, l’Annexine V, la Cavéoline-3, la Polymérase I et la Transcription du facteur de libération (PTRF) il était nécessaire d’avoir eu l’intervention de la protéine dite « Mitsugumine » 53 (MG53). Voir détails dans l’article en référence. La régulation de la formation des T-tubules passé par l’intermédiaire de la Dysferline et de la Myoferline (voir détails dans l’article en référence). Les microtubules et la Kinésine sont nécessaires à la fusion des vésicules contenant la Dysferline pour réaliser une réparation et une fusion correcte de la membrane musculaire endommagée.

Puis en fin d’année 2013 chronologiquement des travaux impliquent la Dysferline dans le processus de la fusion membranaire relative  aux cellules trophosblastiques. La protéine maintenant référencée comme Dysferline / FRE-1 est décrite comme capable de favoriser les voies de signalisations cholinergiques au niveau de la jonction neuromusculaire. études comparatives chez la souris et chez l’animal modèle C. elegans. On décrit alors, un rôle stabilisateur pour la Dysferline au niveau des fibre de stress induites par la calcium. La Dysferline semble  jouer un rôle  essentiel au cours de l’endocytose dans l’ovocyte d’étoile de mer. Au niveau des tubules transverses, la Dysferline participe activement à la régulation de l’homéostasie calcique dans le muscle squelettique. Un schéma présenté au dessus matérialise cette proposition.

Partenaires et fonctions de la DysferlineLes niveaux d’expression des protéines de réparation sarcolemmiques de la membrane (relation avec la Dysferline) en relation avec  le résultat d’un exercice prolongé chez les souris. Il existe une étape importante pour la réparation de la membrane musculaire sous la dépendance de la Dysferline suite à des blessures de la membrane plasmique : Recrutement rapide de l’Actine du cytosquelette. Puis en 2014, une étude découvre que la Dysferline serait susceptible de réguler la réparation de la membrane cellulaire en facilitant le déclenchement de la sécrétion de la  Sphingomyeline Phosphodiesterase (ASM = SMPD1)  consécutivement à une altération de cette dernière. Le clivage de la Dysferline à l’aide de la Calpaïne   agit au niveau de l’exon 40a et libère un module de type Synaptotagmine pour la réparation de la membrane.

La Dysferline et les Pathologies

La mutation sur le gène de la Dysferline fut immédiatement associée avec 2 pathologies musculaires distinctes,  la myopathie de Miyoshi et la dystrophie des ceintures de type 2B . Un diagnostic par analyse du sang des patients suspectés de Dysferlinopathies est maintenant une routine appliquée aussi  pour la détection d’une mutation comme pour un saut d’exon potentiel au niveau du gène codant pour la Dysferline. De plus pour la Myopathie de Miyoshi il existe des travaux qui indiquent une  atteinte cardiaque détectable précocement à l’aide de techniques de Résonance Magnétique et d’Échocardiographie 2D. Par ailleurs, la Dysferline s’accumule dans le cerveau des patients atteints  d’Alzheimer, et l’on a reporté des cas de Dysferlinopathies associées avec une pathologie connue sous Lesyndrome de rigidité du rachis  (rigid spine syndrome) . Chez l’homme une version de  Dysferline courte a également été décrite.

Enfin il a été mis fait mention  qu’une telle « Mini Dysferline » pourrait être utilement exprimée dans une nouvelle stratégie de thérapie et cela semble fonctionner chez la souris atteinte de Dysferlinopathie. Un autre travail propose que Rab27A/Slp2a  représente pour un muscle atteint de LGMD2B une possible compensation pour le déficit de réparation membranaire lié à l’absence de Dysferline, ceci avec des répercutions sur la réponse inflammatoire de tels muscles. Ainsi chronologiquement en 2000, bien que la Dysferline ne fasse pas partie des protéines associées à la Dystrophine, sa distribution est altérée dans les dystrophies musculaires impliquant les partenaires de la Dystrophine ou la Dystrophine elle-même. La Dysferline se trouve souvent en moins grande quantité au niveau du sarcolemme et en plus grande quantité dans les vésicules cytoplasmiques. Même si on ne connait pas la cause de cette altération de la distribution de la Dysferline, cela suggère que sa fonction serait altérée. Il est donc possible que la Dysferline agisse directement ou indirectement avec les protéines associées à la Dystrophine, mais cela reste à démontrer. Puis la même année, des  travaux indiquent que des déficits en Dysferline et diverses dystrophies musculaires sont des pathologies à regrouper sous le terme  Dysferlinopathies. Mais depuis 2009 les déficiences en Dysferline font état de nouveaux aspects qui sont répertoriés dans l’article indiqué. Par ailleurs il est ainsi à noter que plusieurs travaux décrivent des cas identifiés comme des dystrophies musculaires des ceintures comme la myopathie de Miyoshi qui ne sont des dystrophies pour lesquelles la Dysferline est impliquée. Ceci a conduit à des travaux (2010) plus approfondis dont le résultat fut la découverte d’une nouvelle protéine avec des mutations ce qui a abouti en une nouvelle branche proximale de dystrophie musculaire des ceintures la LGMD2L. Cette protéine fut baptisée ANO5, soit l’ Anoctamine de type 5  et on trouvera des détails sur cette protéine dans un chapitre spécial qui lui sera consacré (Voir chapitre : l ’Anoctamine).

  • Cependant un récent travail (2009) montre que dans un muscle déficient en Dysferline, unemanipulation génétique est capable d’induire une bonne expression de la Dysferline, ce qui s’accompagne d’une totale restauration de la fonction musculaire tandis que cela ne semble pas être le cas pour d’autres types de dystrophies musculaires. Chez le patient atteint de Dysferlinopathie, une analyse poussée en protéomique donne le résultat suivant. Par comparaison avec un muscle sain, dans la myopathie avec une déficience en Dysferline on observe  la prédominance de fibres de type I qui résulte d’un processus actif de conversion du type de fibres II plutôt que d’une perte sélective de ces dernières. De plus il y a dérégulation des protéines impliquées dans la différenciation musculaire ce qui confirme le rôle de la Dysferline dans ce processus comme cela est  montré dans l’article en référence .
  • En 2010 on peut alors affirmer que la déficience en Dysferline s’accompagne au niveau de la myofibrille d’un manque de réparation de la membrane plasmique de la cellule musculaire, il apparait comme évident que cela se traduit également par une inflammation dont la pérennité n’est pas bien expliquée mais qui implique une activation des voies de signalisation impliquées dans l’ inflammasome.  Les données mentionnées dans cet article indiquent que le muscle squelettique est un contributeur actif de l’IL1 de type Bêta et des stratégies qui pourraient interférer avec cette voie pourrait-être thérapeutiquement utiles pour les patients atteints avec une Dystrophie des ceintures de type 2B (LGMD2B). Une autre confirmation du processus inflammatoire se trouve dans l’article ci-dessous. Il vient en effet d’être mis en évidence que le muscle déficient en Dysferline avait la capacité, autant in vivo que in vitro,  présente une surexpression de sa Thrombospondine-1 (abréviation  TPS1 ) ce qui indique que des facteurs chimiotactiques endogènes sont cruciaux pour l’existence d’un processus inflammatoire soutenu (au niveau des macrophages) comme celui observé dans les Dysferlinopathies.
  • Pour autant, et de manière spécifique à cette pathologie,  la perturbation génétique de la composante centrale (C3) dans le  système du complément semble améliorer la pathologie musculaire chez la souris atteinte de Dysferlinopathie. Il est ainsi fait mention d’une Dysphagie progressive qui semble s’établir dans certains cas de Dysferlinopathie.

Suite à cette observation les mêmes auteurs suggèrent que la réponse inflammatoire systémique de la BPCO et le déficit en Dysferline interagissent et sont responsables à la fois l’atteinte des muscles squelettiques et respiratoires.

  • Néanmoins, l’ensemble des résultats accumulés depuis la découverte de la Dysferline et son identification comme responsable de la pathologie référencée en tant que LGMD 2B, vient de nécessiter une redéfinition plus précise des phénotypes observés pour mieux définir une  Encore plus d’ informations  avec une étude en fin 2010 sur les événements qui se succèdent en réponse à l’absence de Dysferline dans le muscle, et analyse des conséquences en particulier sur le manque de réponse correcte au facteur de croissance  IGF1 .
  • La Dysferline est alors considérée en 2011 comme une protéine transmembranaire de type modulaire II pour laquelle de nombreux partenaires de liaison ont été identifiés. Bien que la fonction de la Dysferline n’est que partiellement élucidée, cette protéine contient sept grands domaines de calcium « des capteurs C2 », qui sont montrés comme susceptible de jouer un rôle clé dans la réparation de la membrane musculaire. Sur la base de cette fonction majeure, ainsi que grâce à des observations cliniques détaillées, il est possible aujourd’hui de concevoir différentes approches thérapeutiques pour les patients atteints de Dysferlinopathies. Parmi s ces stratégies, le saut d’exon et le  transfert de mini-gène ont été évaluées au niveau préclinique et, à ce jour, ces dernières approches représentent des voies prometteuses pour des essais cliniques. Une revue indiquée ici vise à résumer la physiopathologie de la Dysferlinopathies et  à  évaluer le potentiel thérapeutique pour les traitements des Dysferlinopathie actuellement en cours de développement. De plus une revue fait actuellement (juin 2011) un bilan sur les Dysferlinopathies et les changements pathologiques que cela entraîne au niveau du muscle squelettique. Par ailleurs des travaux décrivent une implication de la Dysferline plus particulièrement dans la réparation membranaire et la fusion des vésicules pour le cas particulier  du processus  de la neurotransmission auditive (Aout 2011).

Un récent résumé et une discussion sur les progrès dans l’analyse du mécanisme moléculaire de la réparation de la membrane de la cellule musculaire et de la pathologie qui résulte du déficit en Dysferline est présenté dans l’article ici indiqué. Les perspectives de futures thérapies sont également indiquées.

Arrangement spatial de portion de DysferlineDe plus comme la structure spatiale de la Dysferline est de mieux en mieux connue et en particulier le domaine C2A qui est  maintenant bien identifié dans son architecture propre comme le montre les derniers travaux sur le sujet , en complément avec les études acquises sur les autres domaines C2 de la molécule  et avec les données sur l’arrangement du domaine DysF spécifique de la Dysferline, il devient plus facile d’interpréter et de comprendre les effets des mutations dans ces zones comme le montre en détails les articles en références. il devient plus facile d’interpréter les mutations et leur impact dans de tels structures. Pour illustration il est proposé de résumé ces données spatiales sur la représentation graphique de la Dysferline présentée ci-contre. Les mêmes arrangements spatiaux avec les mutations incorporées sont disponibles dans les articles cités plus haut.

  • En 2011 plusieurs sources indiquent l’implication de l’Anoctamine-5 dans la dystrophie distale  classée comme Miyoshi Myopathie. Les mutations dans le gène ANO5(voir fiche Anoctamine) semblent être une cause relativement fréquente de cette dystrophie musculaire, en Allemagne, avec apparition tardive d’une  hyperCKemia asymptomatique. De plus il apparait que  cliniquement, la manifestation asymétrique est typique. De plus, selon l’article en référence  l’amylose musculaire impliquerait l’Anoctamine-5 . Ce résultat suggère que les patients ayant une atteinte amyloïde dans leurs tissus musculaires doivent être testés pour rechercher d’éventuelle mutation dans le gène codant pour l’Anoctamine-5 en rapport avec une dystrophie musculaire distale.
  • Mais en fin 2011, il apparait nettement que la Dysferline a des fonctions importantes au sein  de la membrane du muscle squelettique, comme le démontre,  son implication dans l’homéostasie du calcium et dans le couplage excitation-contraction. Ces évidences sont rapportées dans l’article indiqué, et complètent  la fonction et le rôle de la Dysferline comme impliqué dans le processus de fusion des vésicules cytoplasmiques pour la réparation et  l’intégrité membranaire déjà rapporté.

Par ailleurs, toujours en 2011 un autre travail de recherche définit mieux le rôle potentiel de la protéine AHNAK-1 au sein du  tissu musculaire. L’étude porte sur des biopsies de muscles Humains provenant de patients avec myopathie des ceintures (LGMD) causée par des mutations soit dans la Dysferline (LGMD2B), soit dans la Calpaïne-3 (LGMD2A). Sur des coupes de tissus il a  été étudié le taux d’expression et la localisation de la protéine AHNAK-1. Les auteurs ont  constatés que la protéine AHNAK-1 a perdu sa localisation dans le sarcolemme chez les patients LGMD2B mais pas chez ceux atteints de LGMD2A. il est alors proposé que cela puisse s’expliquer si la protéine AHNAK-1 contribuait au même titre que la Dysferline à la libération des vésicules musculaires au sein de la membrane de la cellule musculaire. Consulter les détails dans l’article indiqué.

Un travail récent (Mai 2012) rapporte une rhabdomyolyse avec insuffisance rénale aiguë, associée à une Dysferlinopathie. Puis en 2014 il est trouvé que la Dysferline et d’autres protéines non-spécifiques du globule rouge s’accumulent dans la membrane des globules rouges chez les  patients atteints d’anémie de type « Blackfan-Diamond« . Toujours en 2014, on a identifié une nouvelle mutation concernant la Dysferline (Voir détails dans la référence indiquée).

Une revue (mise à jour en 2015) sur  les Dysferlinopathies qui résume le spectre des pathologies musculaires caractérisées par les deux phénotypes principaux cités au-dessus en liaison avec la déficience en Dysferline dans le muscle. On pourra également consulter une nouvelle base de données sur les mutations et la Dysferline sur le lien indiqué.

Une compilation de toutes les mutations connues sur la Dysferline et en particulier celles impliquant une dystrophie des ceintures LGMD2B (en rouge), et/ou une Myopathie de Miyoshi MM (en vert) est présenté ci-contre avec les mutations identifiées après analyse de patients souffrants simplement de douleurs musculaires après un exercice, de DAMT (Distal Anterior Myopathy Tibial onset) et de DACM et /ou d’une Hyper CPK asymptomatique. On remarque que la zone Fer +DysF est celle qui concentre le plus de mutations comme cela était mentionné plus haut. Une  compilation des données sur les mutations de la Dysferline etait disponible depuis début 2012.

La Thérapie des Dysferlinopathies

 Dès 2010, une nouvelle piste de thérapie est actuellement proposée dans le cadre des Dysferlinopathies avec des résultats, (traitement de 2 patients), qu’il faudra confirmer sur de plus nombreux malades. Il s’agit de l’administration de 375 mg/m2, de Rituximab ( RTX ) avec comme effet une diminution du facteur  CD55 , (une protéine de surface des hématies et des monocytes), ce qui aurait pour conséquence de réduire l’inflammation musculaire qui prend progressivement place durant le développement de la pathologie.

Aujourd’hui l’espoir de guérison existe, la stratégie du saut d’exon ( Voir chapitre DMD perspectives de thérapie) a été appliquée dans le cas des Dysferlinopathies. Et en ciblant l’exon 32 cette thérapie semble apporter un net bénéfice au muscle malade. ( Pour en savoir plus). Ainsi plus généralement désormais, la  stratégie du saut d’exon semble une thérapie particulièrement favorable , dans son application pour les cas de Dysferlinopathies. Ainsi il semble bien que  la restauration de la Dysferline dans des muscles déficient, via la thérapie génique, soit désormais en vue. Cependant il faut être conscient qu’une trop forte abondance de Dysferline semble avoir des effets néfastes sur le muscle. De plus une nouvelle approche propose une évaluation fonctionnelle de sauvetage de la déficience en Dysferline par analyse du bourgeonnement membranaire après une stratégie de suppression des codons dits « non-sens ». Par ailleurs, en 2011, à la suite d’un essai de 90 jours avec une supplémentation en antioxydants une expérimentation a permis d’observer une baisse des marqueurs Dystrophiques et un retour vers une intégrité du tissu musculaire renforcé au niveau cellulaire, dans le cas d’une déficience en Dysferline. Ainsi des souris SJL/J qui présentaient des signes inflammatoires dans les muscles quadriceps, une fois traités avec des doses élevées de  CoQ10 en combinaison avec du  Resveratrol (Resveratrol =  l’ anti-âge du sportif ) présentent une nette amélioration histo-morphologique de leur muscles.

Un nouvel axe de thérapie sera envisageable en administrant de l’Étanercept, un agent qui bloque le TNF-alpha et  dont la représentation et l’origine sont indiqué dans cet article , ce qui entraîne une réduction dose-dépendante des changements inflammatoires, de la nécrose, et du pourcentage des acides gras par rapport aux changements fibreux intercellulaire. Ces résultats indiquent de plus que le TNF-alpha joue effectivement un rôle dans les dommages qui affectent les muscles déficients en Dysferline et que l’  Étanercept    semble avoir   le potentiel de réduire   de tels dommages .

Un nouveau (fin 2011)  traitement bénéfique pour limiter l’atrophie musculaire d’un muscle déficient en Dysferline (chez la souris), est actuellement rapporté comme suite favorable à un traitement par le poloxamère 188 (copolymère non ioniques composé d’une zone centrale hydrophobe et d’une chaîne de polyoxypropylène= voir vidéo correspondante). Pour autant, une bonne façon de traiter la Dysferlinopathie et d’en ralentir les effets nocifs serait  de fortement recommander chez ces patients une relative abstinence à exercer une activité physique intense.

Les axes de thérapie se diversifient dans le domaine de la Dysferlinopathie. Une nouvelle stratégie de thérapie permet de stimuler la réparation musculaire et améliore ainsi le muscle déficient en Dysferline. Il s’agit ici de favoriser la délivrance d’un gène codant pour la protéine MG53 qui est une forme spécifique musculaire des protéines de la famille des TRIM (=TRIpartite Motif-containing protein), qui joue un rôle essentiel dans la réparation membranaire.

Une perspective d’amélioration de cette pathologie pourrait être envisagée en utilisant des inhibiteurs tels Lactacystine ou Velcade pour bloquer le protéasome dans son action de destruction d’une molécule de Dysferline comportant une mutation faux-sens comme dans le cas de la mutation Arg enTrp-555.

De nouvelles mutations sont identifiées sur le gène codant pour l’Anoctamine et cela conduit à une pathologie distale de type Miyoshi-like. Un nouveau constat existe depuis 2013: La déficience en « Anoctamin 5 (ANO5) » conduit à une pathologie de type LGMD2L qui ressemble beaucoup à l’autre pathologie LGMD2B qui elle est due à la déficience en Dysferline.

Une thérapie semble possible chez les patients déficients en Dysferline en créant des Dysferline plus courtes dites « midi » et « mini ». En effet,  une récente étude vient en effet de caractériser la fonctionnalité de chaque domaine C2 de la Dysferline, et ainsi démontrer que certains domaines C2 ne sont pas indispensables. Ce travail démontre que l’on peut retrouver une Dysferline écourtée  correctement  localisée à la membrane plasmique mais de plus toujours capable de réparer des lésions membranaires induites par des blessures provoquées au laser.

Un dérivé de la vitamine D3 est rapporté comme capable d’induire une augmentation de l’expression de la Dysferline chez l’homme. Une nouvelle stratégie pour restaurer la fonction de réparation membranaire qui existe sous le contrôle de la Dysferline, dans le cas d’une déficience en Dysferline, serait d’utiliser des peptides de synthèse spécifiques cette protéine elle-même. Le mécanisme normal de réparation va ainsi être remis en  bonne place, et la cellule musculaire retrouvera une membrane intacte.  Cette étude donne de nouvelles perspectives de thérapie de la pathologie connue sous le terme de LGMD2B. Un nouveau traitement: Arrêt de fibrose musculaire et amélioration de l’aspect histopathologiques des muscles de personnes atteintes d’une dystrophie particulière qu’est la Dysferlinopathie. Le traitement efficace décrit dans cet article serait l’utilisation d’un dérivé provenant d’un alcaloïde naturel  la quinazolinone qui peut être trouvée dans lune herbe chinoise  Dichroa febrifuga (Chang Shan). Le produit est plus connu sous le terme de « halofuginone. » (Voir formule sur le site indiqué)

 Puis en 2013 l’évolution des Dysferlinopathies semble impliquer dans le cadre du stress oxydatif plus particulièrement l’oxydation des groupements «  thiols » au sein des protéines musculaires. Au sujet des LGMDs :   Il existe désormais dédié aux avancées sur la connaissance autour des Dystrophies des Ceintures (LGMD) chez l’homme  un répertoire qui indique sous le terme de  « LGMD- Interactome »,  les potentielles connexions entre les protéines musculaires importantes dans ces pathologies. On y dénombre 1018 protéines associées selon  1492  types d’interactions directes ce qui va révéler 1420 types de contacts avec de nouvelles protéines. Voir le bilan général de la Figure 1,  et pour le cas plus particulier de la Dysferline la Figure 6 de l’article en référence Un  bilan (Mars 2013), sur la dystrophie musculaire due à une déficience en Dysferline chez la souris est actuellement disponible. Par ailleurs toujours en 2013, des avancées significatives sur le diagnostic des LGMD2B   comparées aux Myopathies de type Miyoshi. C’est un constat indiquant que le diagnostic basé sur l’abondance en Dysferline peut conduire à une réponse erronée quant à la pathologie observée (voir détail dans l’article en référence). Ainsi nous avons à disposition depuis 2013 un suivi à long terme sur une dizaine de patient déficient en Dysferline est maintenant disponible dans plusieurs cas de Dystrophie de type Miyoshi. Un espoir de thérapie est alors possible avec le  transfert de cellules à potentialité myogénique pour soigner les patients atteints de Dysferlinopathies (type Miyoshi). Avec les données acquises en 2013 (voir Anoctamine-5 fiche et indications au dessus) le phénotype des souris déficientes en Dysferline n’ est pas sauvé par l’utilisation d’un adénovirus permettant le  transfert de la protéine Anoctamine de type  5. Une  thérapie via la transplantation de cellules souches issues de la moelle, (bone marrow transplantation  = BMT),   semble améliorer le cas de la déficience musculaire en Dysferline. Une expression de la Dysferline totale, mise au point de cette technique avec les cellules souches de type CD133+, et détails dans l’article en référence.

 Un nouveau bilan est rapporté en 2014, sur le sujet atteint de Dysferlinopathie : l’allure de l’atrophie musculaire, le système de dégradation Ubiquitine/protéasome, et voies de signalisation autophagiques. Depuis 2014, on peut consulter sur le lien indiqué  un article qui rapporte les principales avancées dans le domaine de la Dysferline. Un bilan selon 34 chercheurs spécialistes de cette thématique. Ainsi il est proposé d’apprendre comment diagnostiquer la présence de la Dysferline dans un prélèvement sanguin  (protocole pour dépister la Dysferlinopathie). Pour ce qui concerne un muscle déficient en Dysferline, le présent travail démontre que le fait de rendre génétiquement silencieux le gène codant pour le facteur nucléaire « Nrf2 », va significativement augmenter le taux des espèces oxydantes réactives. (X-ROS). Ce résultat pourrait donner lieu à une nouvelle voie de thérapie. Un autre travail toujours en  2014, rapporte sur un seul patient  âgé de 17 ans, de sexe masculin, une  réduction de la force musculaire dans les deux membres inférieurs et au niveau du pied dans le membre inférieur droit. La détection immunologique  de la Dysferline, a permis de diagnostiquer le patient comme atteint d’une Myopathie de Miyoshi par le neurologue.  (Plus de détails dans l’article en référence).Un nouveau rapport indique un cas de  faible expression de la Dysferline dans les monocytes : étude génétique et épigénétique De nouvelles études sur les voies de signalisation impliquées dans le cas de la Dysferlinopathie  impliquent celles du stress oxydant, de la voie de signalisation NFkappa B et du complexe Ubiquitine/ protéasome. Des stratégies thérapeutiques envisageaient d’utiliser des inhibiteurs du protéasome pour traiter un muscle qui s’atrophie. Cependant ce travail indique clairement que les  inhibiteurs du protéasome peuvent provoquer une augmentation de mutants faux-sens de la Dysferline chez les patients atteints de dystrophie musculaire. Il existe une forte contribution de la déficience en Dysferline dans les pathologies musculaires  impliquées dans les modèles asymptomatique et sévère de Dystroglycanopathies (Voir détails dans l’article en référence). Cependant,  il est maintenant clairement établi qu’il y a une altération membranaire et un déficit en réparation musculaire dans le cas de Dystrophie Musculaire (Déficit en Dysferline). Toujours en 2014 une étude démontre clairement que la Dysferlinopathie est relativement hétérogène.

Puis en 2015, une avancée sur les pathologies relevant de la déficience en Dysferline et une tentative thérapeutique est envisagée en utilisant le Deflazacourt (test niveau 1). Par ailleurs il est rapporté de nouveau qu’il y a une grande Utilité du diagnostic par immuno-détection dans le cadre des Dysferlinopathies.

Vecteurs AAV et cDNA chavauchant de DysferlineChez un animal modèle il semble possible de restaurer la présence de la Dysferline sans toxicité apparente comme cela est rapporté dans un récent travail avec l’aide d’un nouveau vecteur AAV. (voir détails dans l’article). Dans cet article il est développé un vecteur AAV particulier qui permet de restaurer la fonction de la Dysferline chez un modèle animal de Dysferlinopathie. Pour cela la stratégie est d’utiliser 2 segments de cDNA codant pour la Dysferline. Pour cela la première construction chimérique commence avec la région promotrice MHCK7 spécifique du muscle, puis un intron chimérique permettant d’amplifier l’expression du gène suivi par la séquence consensus dite « Kozak » et devant la Séquence de Dysferline des premières 3370 paires de bases. Un tel cDNA codant est associé avec la répétition terminale inversée (ITR) du vecteur AAV2. La seconde construction correspond à la séquence codante de Dysferline contenant les dernières 3866 paires de bases terminée par la séquence 3’ UTR avec une séquence de polyadénylation (PolyA), comme cela est illustré dans le schéma ci-contre. Il y a avec chevauchement entre ces portions codantes de cDNA de Dysferline correspondant aux paires de bases comprises entre les bp de 2407 à 3369.

Comme nouvel axe de thérapie, la technique dite « SmaRT » (=  spliceosome-mediated pre-mRNA trans-splicing),  permet via l’utilisation d’un pré mRNA nommé PTM (pre-mRNA trans-splicing molecule) de mieux cibler les approches qui pourraient faciliter un choix sélectif des introns cibles dans les futures stratégies thérapeutiques , comme cela est montré dans ce travail sur la Dysferline.

De nouvelles données sont disponibles sur la chronologie des évènements suite  à  une déchirure du muscle squelettique chez la souris déficiente en Dysferline,  il y a un  endommagement des myofibres qui précède une infiltration des macrophages in vivo.

En 2015, n bilan particulier sur les Dysferlinopathies chez l’Homme : Importance des anomalies mitochondriales dans le muscle squelettique humain.

Une toute récente publication rapporte la comparaison de diverses stratégies d’AAV, avec utilisation de vecteurs chevauchants, pour la délivrance systémique efficace de la Dysferline avec comme séquence codante un insert de 6,2 kb.(Voir détails et illustrations dans l’article).  Des cellules CD4+, des macrophages, la chaîne lourde de Myosine MHC-I participent à l’évolution de la Dysferlinopathie. Une autre étude démontre que la déficience en Dysferline confère une susceptibilité accrue pour une cardiomyopathie induite par les virus  Coxsackie.

Nouvelle description et fonction d’un canal Voltage-dépendant dans le cas de cardiomyocytes déficients en Dysferline (détails sur les  Dysferlinopathies). Des expériences faites chez la souris déficiente en Dysferline (souche A/J) en vue d’une tentative de thérapie,  permet de démontrer que l’utilisation du Celastrol (un produit chimique de la famille des quinones méthides, dont la formule correspond à un triterpénoïde pentacyclique (voir formule développée) , qui recèle des propriétés en tant qu’antioxydant, anti-inflammatoire, anti-cancéreux et même possède une activité en tant qu’insecticide) ne parvient pas à améliorer la fonction musculaire tout en permettant une inhibition de l’inflammation musculaire.

Une hypertrophie musculaire induite par l’inhibition de la Myostatine accélère la dégénérescence musculaire dans le cas d’une Dysferlinopathie. Une régulation à la hausse de l’élément IL- dans un muscle déficient  en Dysferline permet d’atténuer la régénération musculaire en émoussant la réponse aux macrophages pro-inflammatoires.

nouveau mutant DysferlineUn  pseudo-exon de la Dysferline conduit à une mutation (insertion de 56 résidus supplémentaires),  mais  ici est indiqué la stratégie avec un oligonucleotides antisens  pour annuler ce phénomène. Une illustration indique clairement la séquence additive résultant de cette mutation entre les exons 44 et 45 du gène codant pour la Dysferline (DYSF) ce qui est identifié comme le speudo exon indiqué entouré de rouge sur le schéma présenté ci-contre. Ce travail suscite le commentaire indiqué dans la référence indiquée sur l’utilisation d’un tel oligonucléotide antisens

Toujours en 2015, la Protéine nommée GRAF1 (Guanosine triphosphatase (GTPase) Regulator Associated  with  FAK-1) peut-être dynamiquement recrutée au niveau de la membrane plasmique endommagée des muscles squelettique et cardiaque et que les membranes appauvries en protéine GRAF1possèdent des capacités de guérison réduites. Dans le cas d’une déficience en Dystrophine les dommages musculaires chez les souris sont aggravés et un modèle murin double déficient Dystrophine / GRAF1présente une pathologie musculaire sévère comme  observée chez les souris déficientes en Dystrophine et en Dysferline.  Ainsi il est établi que la protéine GRAF1 associée avec la Dysferline est susceptible de mieux réguler la réparation de la membrane plasmique. Une carence en Dysferline émousse la fonction lusitrope β-adrénergique-dépendante  du cœur chez la souris. Ce phénotype précoce de la dysfonction diastolique cardiaque indique un mécanisme pathogène nouveau impliquant la Dysferline dans une cardiomyopathie.

Un bilan des mutations sur des familles originaires de la Suisse et atteintes de Dysferlinopathies figure dans ce travail qui contient des informations sur les phénotypes cliniques rencontrés et sur de potentiels évènements fondateurs, voir détails dans l’article. NB : les nouvelles mutations qui ont été détectées sont intégrées dans le schéma de compilations des mutations.

Une nouvelle lignée de souris est étudiée en détail pour sa  caractérisation génétique dans le contexte de l’amélioration de génotypage de la souche de souris DYSF , comme animaux modèle des  Dysferlinopathies (tm1Kcam). Un nouveau cas de pathologie est découvert dans ce travail avec une apparition tardive d’une Dysferlinopathie d’apparition consécutif à un traitement de résistance à une polymyosite.

Dans le cas d’une Dysferlinopathie ce travail rapporte que les  fibroblastes sont défectueux en particulier au niveau du processus de réparation de  la membrane plasmique. Une nouvelle analyse de l’expression génomique  comparant les changements hypertrophiques dans des souris normales et celles atteintes de Dysferlinopathie.

Nouveau processus de réparationmembranaire impliquant la DysferlineEn 2016, un transfert d’une  Dysferline avec sa séquence complète via un vecteur de transfert de gène non viral dénommé le transposon Sleeping Beauty (SB) est permet de restaurer les altérations rencontrées dans le cas d’une Dysferlinopathie musculaire. Ce nouveau travail permet de donner une version à jour des altérations et réparations intervenant au niveau d’une membrane cellulaire dans les cas de tissus contrôles et pathologiques. Cette récente réévaluation de la participation de la Dysferline à la réparation membranaires fait intervenir les partenaires suivants tels d’une part la MG53 et les Annexines mais également le présence de la protéine GRAF1. Un schéma récapitulatif présent avec plus de détails dans l’article original permet d’illustrer ce processus.

Un intéressant travail présente comme résultat nouveau une approche de Protéomique comparative qui  permet de révéler une liaison anormale de la protéine ayant pour sigle  ATGL  (adipose triacylglycerol lipase, soit la protéine connue maintenant sous un autre nom, la « Patatin-like phospholipase domain-containing protein 2 =PNPLA2),  et de la Dysferline au niveau de gouttelettes lipidiques au sein du cœur chez le  rat suite à une dysfonction induite par une surcharge en  pression.  Une déficience en MG53  dans le  cœur chez  l’homme  peut être utilisée  comme un biomarqueur de lésions du myocarde et/ou un facteur endogène cardioprotecteur.

Une nouvelle étude sur la  mutation pathogène de la Dysferline concernant le résidu R959W démontre que cette mutation est susceptible de modifier la dynamique de reconnaissance du site actif de cette protéine.   En fait  ce travail montre que  la mutation « R959W » ne provoque pas de déstabilisation locale, de changement dans les propriétés de déploiement et/ou de repliement du domaine actif de la Dysferline, mais  il est  aussi découvert que le site actif de liaison de la Dysferline  (résidus T958-I966 et E1031-H1037) avait une forme  en pince dont la position pouvait être alternativement ouverte ou fermée. Ainsi cette étude met en évidence que la  mutation « R959W »  inhibe le mouvement de tenaille du site de liaison de protéine et déplace l’équilibre vers l’état complètement ouvert.

Il est possible comme cela est rapporté dans ce travail d’obtenir une correction précise des mutations pathologiques dans les cellules souches pluripotentes induites provenant de patients atteints de la myopathie des ceintures. Ce constat est mis en avant par l’utilisation d’une nouvelle technique qui met en jeu de nouveaux systèmes d’édition d’un gène comme le système dit  «  transcription activator-like effector nucleases (TALEN), et maintenant le système qui consiste à utiliser une unique paire de répétitions palindromiques courtes régulièrement espacées de nucléotides en l’associant à l’endonucléase Cas9  (=CRISPR/Cas9) pour corriger le cadre de lecture dans un gène défectueux  (CRISPR/Cas9). Le travail présenté en détails dans l’article en référence se penche plus précisément sur le cas du gène codant pour la Dysferline.

Les niveaux d’expression de la protéine baptisée   Thrombospondine-1 sont révélés dans cette étude comme étant  en corrélation totale  avec d’une part l’activité des macrophages et d’autre part la progression de la maladie chez les souris déficientes en Dysferline.

En 2016 une nouvelle approche propose des tests de laboratoire pour détecter une éventuelle élévation des aminoTransférase permet de mieux identifier une déficience en Dysferline. De nouvelles techniques permettent actuellement comme rapport dans ce travail de nouveaux sites de mutations ponctuelles  dont on retrouve l’indication de situation par rapport au portrait-robot de la Dysferline, reflétant la compilation de toutes les mutations actuellement identifiées. Mais  en particulier il est rapporté 2 types de délétions concernant les exons 37-38 et/ou 37 à 41 comme cela est indiqué dans l’article en référence (voir détails dans le travail original.).  Les résultats fournis  par cette étude,  démontrent chez la souris  déficiente en Dysferline, qu’une troncation de l’Annexine de type 6  induit  une forme plus grave de dystrophie musculaire qui va se traduite en en augmentant la fragilité  de la membrane et l’inflammation. On observe alors un profil aggravé de Dysferlinopathie fait il est bien identifié que l’Annexine 6 correspond à une protéine de 68-kDa, qui contient huit séquences répétitives en rapport avec le calcium, tandis que la forme d’Annexine dite A6N32 (A6N32) n’est qu’ une protéine de  32-kDa, soit une protéine tronquée fréquemment obtenue  par épissage de la forme Annexine 6.

Ce nouveau travail de 2016 reprend la notion que la Dysferline peut-être dosée à partir d’une quantification au niveau des monocytes et cela semble un marqueur à considérer si on cherche à diagnostiquer par une voie rapide une possibilité pour qu’un patient soit atteint d’une  Dysferlinopathie.

Sur une étude concernant des patients originaires de Lettonie et de Lituanie il est détecté de nouvelles altérations au niveau de la Calpaïne  (c.2288A > G, c.550delA) ; mais également au niveau de la Dysferline  (c.5028delG, c.4872delG) de la Fukutine  (c.135C > T. ; c.826C > A, ; c.826C > A/c.404_405insT et c.826C > A/c.204_206delCTC) et de l’ Anoctamine (c.191dupA ; Voir détails dans l’article en référence).

Cette nouvelle analyse présente la Dysferline comme une protéine en interaction avec les entités dites SNAREs  (la Syntaxine- 4 et la protéine SNAP-23),  ce qui va  stimuler la réparation et donc  la fusion membranaire de manière sensible à la concentration du  calcium cellulaire. Par ailleurs la dynamique de la membrane cellulaire est reprise en détail avec les données les plus récentes en fonction du rôle exacte que joue la Dysferline  au cours de la réparation membranaire après une lésion. (Consulter en particulier le diagramme de la figure 11 dans l’article original qui montre sous forme de plusieurs schémas la progression de la réparation membranaire sous l’influence du calcium).  De plus cette autre étude indique que l »absence de Dysferline  va induire une expression de  structure s baptisées comme étant des hémi canaux avec comme  base protéique des Connexines-fonctionnelles  (présences de diverses isoformes comme  Cx40.1, Cx43 et Cx45), au niveau des myotubes humains.

Une lésion de la membrane plasmique et sa réparation est un processus particulièrement répandu dans les cellules musculaires. Pour en  vérifier la participation de la Dysferline cette étude va étudier précisément l’expression des gènes suite à une infection par le parasite Trypanosoma cruzi .Les résultats trouvés dans cette étude montrent  que le parasite va être capable de moduler l’expression des gènes codant pour diverses protéines impliquées dans la réparation membranaire comme la Dysferline et cela de manière sensible à la Rapamycine Par ailleurs en 2016 il est confirmé que la présence de l’Annexine-A5 est nécessaire à une bonne exécution de la réparation membranaire.

Au cours d’une lésion de la membrane plasmique, les protéines de réparation se localisent au site de la lésion et cela implique une réorganisation de l’actine ce qui  va faciliter la réparation de la membrane. Les Annexines de types A1, A2, et A6 vont former une sorte de  bouchon de réparation au niveau de la membrane altérée. La  Dysferline (DYSF), les protéines MG53, BIN1 et EHD  participent au processus de réparation membranaire en formant un attroupement qui s’associe avec le bouchon de réparation. Le PIP2 et les phospholipides chargés négativement, les Phosphatidyl-Sérines  (PS) se localisent proche du bouchon de colmatage réalisé à l’emplacement de la lésion membranaire. Ainsi l’étude en référence retrace l’ensemble de ces étapes ou la Dysferline mais aussi principalement diverses Annexines jouent un rôle en formant un complexe impliquant le réseau d’actine sous-membranaire.

Une nouvelle fonction pour la Dysferline dans le muscle squelettique avec une analyse des mécanismes pathologiques possibles et des cibles thérapeutiques nouvelles que cela engendre dans les Dysferlinopathies est analysée en détail dans cette étude. Reprise des portraits-robot respectifs  des protéines apparentées à la Dysferline et récapitulation schématique des zones spécifiques d’interactions avec des partenaires sur la séquence de la Dysferline. Les partenaires sont situé quant à leur zone d’interaction avec la Dysferline sur le portrait de cette protéine ainsi que les principales fonctions actuellement découverte et cela figure sur le schéma présenté plus haut sur l’identification des partenaires principaux de la Dysferline. (Voir plus haut schéma des partenaires de la Dysferline).

Cette nouvelle analyse a permis le dépistage de deux mutations dans le gène de la Dysferline avec le méthode dite de capture d’exon et une analyse de la séquence du cas considéré. Cette information a été portée dans l’illustration schématique compilant l’ensemble des mutations connues sur la Dysferline. (Voir plus haut schéma des mutations sur la Dysferline).

Progrès et perspectives dans le cadre du diagnostique des Dysferlinopathie, c’est le bilan que propose cet article avec divers détails consultables dans l’article original en référence.

Dans ce récent travail sur la Dysferline il est constaté que la séquence de cette Protéine possède 5 résidus important  (WRRFK), situé en région C-terminale (résidus 2040-2044) qui sont requis pour permettre une accumulation des phosphatidylserine (PS) au cours de la réparation de la membrane avec participation des macrophages. Une illustration  dans l’article original  indique que cette région se situe en C-terminal au sein de la séquence  de la structure de la Dysferline comme présenté chez le modèle animal le  poisson zèbre et correspondant chez l’homme à la séquence C-terminale  2020-2080.

On rencontre souvent une dysfonction mitochondriale  en relation avec diverses formes de myopathies myofibrillaire, et de plus dans cette nouvelle étude sur les mutations pouvant affecter la Dysferline il est observé une altération de la fonction de la mitochondrie avec déficience de la chaîne respiratoire suite à une augmentation de la concentration du calcium cytosolique du fait de  la déchirure de la membrane et de sa difficulté à être réparée.

Ce travail présente les progrès et défis dans le diagnostic de la Dysferlinopathie. Un tableau récapitulatif donne des informations  sur  la fréquence de ce phénotype dans la population de référence, en constatant que la Dysferlinopathie est la forme la plus fréquente de LGMD. Le spectre des mutations concernant les Dysferlinopathies est disponible dans le travail en référence pour  une large cohorte de patients chinois avec déficit en Dysferline. Un nouvel article confirme que la quantification de la Dysferline est possible dans les monocytes pour effectuer le dépistage rapide pour déterminer ou non un cas e Dysferlinopathies. Un algorithme est présenté pour le diagnostic de la Dysferlinopathie. La gamme des probabilités de diagnostic sert de guide à classer les individus avec suspicion clinique pour une Dysferlinopathie et pour l’application de la confirmation génétique afin de distinguer les cas de déficit primaire et / ou une diminution secondaire consécutive à la présence d’une autre forme de dystrophie musculaire chez le patient analysé. Un bilan est également fait sur les caractéristiques hétérogènes des changements par analyse en  IRM des muscles de la cuisse chez les patients atteints de Dysferlinopathie ans une autre étude faite dans la même période.

Un cas particulier de Dystrophie de Miyoshi. Cette étude démontre  en particulier que la détection d’une carence en Dysferline ou d’une réduction marquée au niveau du  sarcolemme en utilisant une détection immunohistochimique est importante pour le diagnostic de la Dysferlinopathie.  Le cas présenté est celui d’un patient mâle âgé de 37 ans qui présente une faiblesse musculaire dans les muscles du pied. Cette manifestation n’est pas typique de la Myopathie de Miyoshi ( faiblesse au niveau du gastrocnémien et du Soléaire)  et le patient fut alors diagnostique comme ayant une myopathie inflammatoire.

Dans  le domaine des réparations membranaires  des cellules une nouvelle revue de ce début d’année 2017 propose  une hypothèse  originale pour le concept du  patch. Une réflexion sur les contacts entre les lipides, les protéines et les flux ioniques au niveau d’une altération membranaire.

La Dysferline favorise la tubulation des membranes et permet de corréler la biogenèse des tubules T avec la dystrophie musculaire due à la déficience en Dysferline.

À noter par ailleurs un bilan sur l’ Otoferline qui figure dans une récente revue qi pointe les données récentes et importantes à connaître sur le sujet.

Le clivage enzymatique de la Myoferline libère un module de double domaine C2 lié à la signalisation ERK. Selon le type de séquence de la Myoferline avec un exon 38 et/ou n exon 08a le clivage par la Calpaïne  donne 2 isoforme courte de Myoferline nommée mini-Myoferline de 74 et 69 kDa.  Une comparaison des  séquences entre Myoferline et Dysferline permet d’aborder  la formation comparative de mini-Dysferlines .  Un tel clivage permet d’expliquer la présence dans des tumeurs de la forme d’un doublet d e la Myoferline en tant que protéines de 240 et de 170 kDa et cela conduit à une augmentation de la phosphorylation pour ERK, Voir plus de détails dans l’article original).

Notons que cette nouvelle analyse complémente en 2017 les données sur l’ Annexine A2 qui lie la mauvaise réparation des myofibres avec l’inflammation et le remplacement adipogénique dans un  muscle lésé dans le cas de Dysferlinopathie. (Consulter en particulier le Tableau N°2 récapitulatif des gènes en relation avec l’inflammation et le processus d’ adipogénèse). La progression clinique sur une période de 20 ans figure dans une analyse précise pour l’étude chez une population de patients atteints de Dysferlinopathie et vivant dans une région russe nommée la république du  Daghestan. Ce travail permet d’avoir une évaluation précise de émergence des déficits moteurs chez les souris Bla / J déficientes en Dysferline en comparant  précisément l’anatomie musculaire par l’IRM   des régions de la jambe et de la hanche chez ces animaux.

Puis progressivement en 2017, un complément d’information  concerne la  Dysferline à la membrane cellulaire réduit l’apoptose des hépatocytes induite par une lésion ischémique / reperfusion in vivo et in vitro, en favorisant l’ancrage de la  MG53  (Mitsugunine) à la membrane. Un schéma récapitulatif issu de l’article en référence permet de résumer l’entrée du MG53 dans la cellule musculaire et son potentiel rôle dans la restauration de la cellule hépatique.

Une nouvelle analyse présente dans ce document le profil  de la cytokine dans le  sérum chez un patient diagnostiqué avec une Dysferlinopathie. (Consulter le premier tableau récapitulatif de l’article original sur le caractère clinique de l’atteinte musculaire chez les patients étudiés et le profil des cytokines correspondants dans un second tableau).

Une étude rapporte que le  couplage de l’excitation à la libération du calcium  est modulé par la Dysferline (ensemble d’une recherche menée avec des inhibiteurs des récepteur à la ryanodine Ryr dantrolene, tetracaine, S107).

La dystrophie des ceintures de type 2B et la dystrophie de Miyoshi sont l’objet de 2 présentations de la pathologie référencée comme une Dysferlinopathie. Un tableau récapitulatif permet de résumer les  conditions provoquant de telles myopathies et décrivant les profils  musculaires distincts.

Une forme de synthèse de la Dysferline, la Nano-Dysferline conçue par analogie avec la structure de l’isoforme 8 de la Dysferline humaine permet d’améliorer considérablement la Dysferlinopathie chez les souris BLA / J. Un schéma récapitulatif illustre 2 type de cassettes AAV contenant seulement  4356 nucléotides codant pour la Dysferline d’origine  pour permettre d’exprimer simplement une portion tronquée de la Dysferline comme cela est décrit en détail dans l’article d’origine et présenté ci-contre dans sa version française.

Cette étude démontre que possibilité avec certain vecteurs dits de chevauchement de rétablir une version normale  de la Dysferline existe et offre une amélioration fonctionnelle à long terme pour la Dysferlinopathie. (Voir plus de détails dans l’article en référence).

De nouveau ce travail indique que le traitement avec la protéine MG53 humaine recombinante augmente l’intégrité membranaire dans un modèle de souris de la dystrophie  des ceintures de type 2B.

Une  posologie intermittente de glucocorticoïdes (prednisolone) améliore la réparation et la fonction musculaire chez les souris atteintes de la dystrophie musculaire des ceintures comme le montre cette étude menée chez les modèles murins de LGMD 2B et 2C. La prednisone proposée quotidiennement à ces animaux conduit à une réduction des dommages musculaires et des infiltrations fibro-inflammatoires. Cependant, un traitement quotidien avec de la se trouve  également corrélé avec  une augmentation de l’adipogénèse musculaire et conduit à un remodelage atrophique.  À l’inverse, un dosage intermittent de prednisone, fourni seulement une fois par semaine, améliorait la réparation musculaire et n’a pas provoqué d’atrophie ou d’adipogenèse, traitement  qui se trouve alors associée à une amélioration de la fonction musculaire. Ces données indiquent que la fréquence du traitement par un dosage approprié  en stéroïdes glucocorticoïdes influe sur le remodelage musculaire dans le cas de dystrophies musculaires non-Duchenne, suggérant un résultat positif associé avec ce dosage des stéroïdes intermittents dans les muscles pathologiques de type LGMD 2B et 2C.

Dans une  étude présentée en 2017,  98,2% des patients d’origine d’Inde, ne présentent pas de Dysferline intacte mais on détecte chez eux  une ou plusieurs variantes sur la séquence du gène codant pour la Dysferline. Ils  possèdent  donc une forte probabilité de prédiction pour un diagnostic de dysferlinopathies. Ce travail indique  le développement d’un algorithme prédictif appelé « assistant de diagnostic des LGMD automatisé »(=ALDA) permet d’ obtenir des informations sur les sous-types de LGMD (dystrophie des ceintures) possibles en fonction des symptômes cliniques. Il est donc proposé d’utiliser un dosage des monocytes du sang et d’y associer l’algorithme clinique ALDA. Cette approche représente un modèle pour un diagnostic précis et rentable. En effet, la collecte d’échantillons de sang de toute l’Inde pour l’analyse des protéines est couteuse. Notre analyse montre que l’utilisation de l’outil « ALDA » pourrait être une méthode alternative rentable. L’identification de séquences  variantes pathogènes pour  la dysferline est réalisée par  la technique du NGS (next-generation sequencing). C’ est la méthode ultime proposée dans ce travail pour diagnostiquer les dysferlinopathies.  Ainsi le dosage des monocytes sera utile pour comprendre le phénotype par rapport à l’expression de la protéine dysferline et pourra être également un biomarqueur utile pour les essais cliniques futurs.

Cette étude démontre que la protéolyse limitée comme outil pour investir la conformation tertiaire de la dysferline est un outil efficace. Cela permet de mieux comprendre les   conséquences structurelles qu’impose sur la séquence de la Dysferline  la présence de la mutation faux sens L344P. Un attaque non spécifique avec des protéases comme la trypsine et /ou la chymotrypsine permettent d’isoler des fragments dont l’identification permet de déduire que la Dysferline native est résistante à l’attaque protéolytique dans les conditions décrites dans l’article original. ON en déduit une conformation dite fermée. Par contre la mutation L344P ouvre une zone (conformation ouverte du segment connectant les modules C2B et C2C) et on obtient un clivage spécifique. Un tel scénario est résumé par le schéma récapitulatif présenté ci-dessous  en référence à l’article cité.

Une thérapie génique via l’ADN total  chez un modèle murin pour la dystrophie musculaire de la ceinture de type 2B est nouvellement proposée dans cette étude. Ce travail met en évidence certains des défis d’une approche médiée par les vecteurs de type AAV pour la LGMD2B. La séquence codante de la dysferline est longue de 6,2 kb, mais un vecteur AAV est incapable d’encapsuler des gènes de plus de 5 kb. Par conséquent, des stratégies de vecteur double ou des formes tronquées de dysferline ont été utilisées, ce qui peut réduire l’efficacité de la thérapie. Ensuite, cette étude a utilisé deux types de plasmides thérapeutiques. Ces deux plasmides portent l’ADNc du DYSF humain, la séquence codante totale de 6,2 kb et sont décrits en détail dans l’article référencé.

De nouvelles mutations sur le gène de la dysferline viennent d’être découverte de novo chez un patient atteint de myopathie Miyoshi. C’est mutations concernent d’une part l’exon 6 avec la mutation notée (c613C>T) et la mutation située sur l’exon 11 et se traduit par l’altération (c968T>C). Les résidus mutés sont indiqué dans le portrait-robot figurant plus haut et qui compile l’ensemble des mutations connues actuellement.

Les résultats présentés dans ce travail indiquent que l’ibuprofène peut avoir des effets délétères sur le muscle déficient en dysferline et suggèrent que son utilisation à des doses pharmacologiques devrait être évitée par les personnes atteintes de dysferlinopathies.

En 2018, il est observé une augmentation du taux de cholestérol non-HDL qui entraine une atrophie musculaire et un dysfonctionnement ambulatoire chez le modèle murin de la  LGMD2B (nombreuses images d’histologies et immunofluorescences).

Bien que l’expression de la dysferline soit régulée à la hausse au cours de la fusion cellulaire, elle semble être indispensable pour ce processus impliquant un rôle indirect et inconnu dans la syncytialisation des trophoblastes. Il est observé une augmentation de l’expression de la dysferline dans le traitement à la forskoline (25 μmol/L) des cellules de choriocarcinome BeWo.  Ainsi dans ce travail il est mis en évidence que  la fusion des cellules BeWo en présence de forskoline implique une régulation négative de miR-92a-1-5p qui a pour cible la dysferline et la sous-unité alpha catalytique activée par la cAMP de la protéine kinase.

Parmi les efforts récents qui ont été déployés pour déchiffrer la fonction de la dysferline, une récente revue va faire la lumière sur son implication directe dans le sarcolemme et le processus de réparation membranaire après blessures musculaires. Ces découvertes ont servi de base solide pour concevoir des approches thérapeutiques chez les patients déficients en dysferline. Cette revue a détaillé les différents partenaires et la fonction de la dysferline.  Ce travail indique et explique en détail le processus de la réparation du sarcolemme dans des conditions normales et pathologiques. En particulier il y est mis en évidence au niveau des cellules musculaires l’existence d’un véritable ballet de réparation de la membrane du muscle orchestré par l’intervention de la dysferline. Un schéma général très complet résume la situation et illustre les divers sites d’intervention de la dysferline dans le processus de réparation de la membrane musculaire.

En 2018, dans cette analyse il est indiqué que des exosomes sériques peuvent restaurer la fonction cellulaire in vitro et être utilisés pour le diagnostic de dysferlinopathie. Les exosomes sont en fait des nanovésicules membraneuses avec diamètres de 50-150nm, qui sont sécrétés par divers types de cellules lors de la fusion de corps multivésiculaires avec la membrane plasmique. De tels exosomes sont connus comme étant des messagers intercellulaires qui peuvent transporter des éléments tels que des protéines, des lipides, des ARNm et des microARN entre les cellules. Ils peuvent ainsi être largement utilisés pour le diagnostic et pour la mise en place de stratégies thérapeutique. Ce travail apporte les preuves que des exosomes issus de cellules du muscle exprimant la dysferline ou circulant dans le sérum possèdent alors la dysferline intacte et peuvent être utiles pour traiter la dysferlinopathie.

Dans ce travail, c’est un effet promoteur pour l’halofuginone qui est rapportée comme ayant un effet sur la réparation de la membrane et une relation spécifique avec la synaptotagmin-7 dans les cellules musculaires de souris déficiente en dysferline. En fait, il est observé que l’on a une expression stimulée de la sytnaptotagmin-7 qui peut alors compenser l’absence de dysferline au moins en ce qui concerne la réparation de la membrane après la lésion.

Dans ce nouveau travail de 2018 il s’agit de la découverte d’une nouvelle mutation sur le gène codant pour la dysferline qui se localise à la position (c.5392G > A) et se traduit en fait par la mutation qui concerne le changement suivant faux sens pour le résidu acide glutamique 1798 en lysine.  Cela est différent de la mutation proche qui concernait la séquence suivant le résidu glutamique 1766 pour laquelle la mutation se soldait par une terminaison de séquence et donc une séquence finale plus courte de la dysferline. L’illustration contenant les informations de mutations au long de la séquence de la dysferline qui est présentée plus haut intègre maintenant toutes ces informations.

Dans cette nouvelle étude il est déterminé que le diltiazem (Voir définition et formule) améliore les propriétés contractiles du muscle squelettique chez les souris BLAJ déficientes en dysferline, mais ne réduit pas les dommages musculaires induits par la contraction.

Par ailleurs ce travail montre que le séquençage du gène permet d’identifier une nouvelle mutation de la dysferline chez une famille avec des porteurs hétérozygotes pauci-symptomatiques. Cela provoque une terminaison anticipée de la séquence de la dysferline pour la position p.Tyr1433Ter. Cette mutations est intégrée dans la compilation des mutations de la dysferline sur fond jaune.

Au cours de cette étude il est de nouveau bien indiqué que le diltiazem améliore les propriétés contractiles du muscle squelettique chez les souris BLAJ déficientes en dysferline, mais cela ne réduit pas les dommages musculaires induits par la contraction.

En conclusion

Pour suivre l’évolution des connaissances sur La Dysferline il existe des banques de données récentes qui sont  automatiquement mises à jour qui répertorient :

A)    La Dysferline avec son lot de références historiques.

B)      Les principales maladies actuellement connues qui résultent d’une mutation ou d’un défaut dans la protéine considérée (avec des références associées).

Protéine : DYSFERLIN; DYSF

Pathologies associées: MIYOSHI MUSCULAR DYSTROPHY 1; MMD1 ; MUSCULAR DYSTROPHY, LIMB-GIRDLE, TYPE 2B; LGMD2B ; MYOPATHY, DISTAL, WITH ANTERIOR TIBIAL ONSET; DMAT

Protéine :MYOFERLIN, MYOF

Pathologies associées: pas déterminée en 2017

Protéine : OTOFERLIN; OTOF

Pathologies associées: DEAFNESS, AUTOSOMAL RECESSIVE 9; DFNB9