Damage

Introduction

C’est en 2004 que l’on va découvrir entre la Dystrobrévine et un nouveau partenaire protéique une association qui va du fait de sa similarité avec une famille de protéines dite la famille des protéines  MAGE  (= Melanoma-Associated antiGEn) va favoriser le choix d’un nom spécial pour ce nouveau partenaire, la protéine DAMAGE (= Dystrobrévine  Associated MAGE).

La protéine DAMAGE

séquences de la DamageBien sur un tel nom signifiant dommage, altération va entraîner parfois des confusions avec l’identité de cette nouvelle protéine mais les données sur cette protéine sont claires. On va ainsi répertorier sous les sigles MAGEE1 pour une forme longue et MAGEE2 pour une courte. Un lien Swissprot permet d’obtenir plus d’informations sur ces protéines respectivement. : Q9HCI5; Q8TD90. Par ailleurs d’autres formes seront progressivement identifiées.

Portrait robot de la protéine DamageOn va retrouver sur la séquence primaire de cette protéine DAMAGE, 2 domaines dits MHD (MAGE Homology Domain), que l’on numérote 1 et 2 et de 30 séquences répétitives d’environ 12 résidus qui sont situé entre le résidu 60 et le résidu 419 de la séquence de la protéine DAMAGE de type 1 Humaine.

DAMAGE et partenaire

Dans le cadre d’une association avec la Dystrobrévine la protéine DAMAGE découverte en 2004 est décrite comme fortement exprimée dans le cerveau et se trouve également présente dans les corps cellulaires et les dendrites de l’hippocampe et dans  les neurones de Purkinje. Dans le muscle squelettique, c’est au niveau de la membrane post-synaptique que l’on va la détecter. La protéine DAMAGE  est également exprimée au niveau du  nerf périphérique, et se localise  avec d’autres membres associés au complexe avec  la Dystrophine avec le périnèvre et la myéline. Ces résultats élargissent le rôle de Dystrobrévine et le complexe de la Dystrophine dans la membrane et dans son rôle de signalisation. On note par ailleurs que les protéines MAGE de type II sont relativement sur-exprimée durant la neurogénèse.

DAMAGE et Pathologies

Arbre phylogénétique des protéines MAGELa famille de gènes MAGE (Melanoma-Associated antiGEn) est subdivisée en 2 types, le Type I et le Type II dont le profil d’expression est soumis à des pressions de sélection différents. Une distribution selon le type montre les gènes humains (en majuscules) par rapport aux gènes chez les rongeurs (en minuscule). Une illustration résume dans un arbre phylogénétique cette distribution voir détails dans l’article indiqué. Selon cette représentation la protéine MAGEE1 fait partie du Type II des protéines de la Famille MAGE.

Localisation des mutations sur la protéine Damage =MAGEE1Dans le domaine des cancers on repère  plusieurs mutations  chez l’homme au niveau des protéines MAGE mais plus particulièrement de la protéine référencée Magee1 (=Damage). Le bilan des mutations indique en rouge les mutations non conservatives dont les données sont directement issu des indications provenant de l’article en référence. On constate que seulement 2 mutations sont trouvée dans les zones répétitives de 12 résidus, tandis que le plus grand nombre de mutations concerne les zone homologues MAGE, c. à d. ,  MHD. Les mutations indiquées ci-dessus sont issues de l’analyse de lignée cellulaire humaines ayant des tumeurs et provenant d’un pancréas, d’une tumeur pulmonaire et/ou d’une lignée cellulaire de mélanome. Le schéma ci-contre résume toutes ces informations. En 2015 les dernières données rapportent que pour un cancer de l’utérus on détermine une implication de la protéine MAGEE1.

 En conclusion

Pour suivre l’évolution des connaissances sur La DAMAGE il existe des banques de données récentes qui sont  automatiquement mises à jour qui répertorient :

A) La DAMAGE avec son lot de références historiques.

B)      Les principales maladies actuellement connues qui résultent d’une mutation ou d’un défaut dans la protéine considérée (avec des références associées).

  • Protéine : DYSTROBREVIN-ASSOCIATED MAGE PROTEIN; DAMAGE ;  KIAA1587 ; MELANOMA ANTIGEN, FAMILY E, 1; MAGEE1
  • Pathologies associées: pas encore  de pathologie clairement identifiée mais des mutations déjà répertoriées.